Les Pnjs des joueurs - Explications et présentation
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Les Pnjs des joueurs - Explications et présentation ─ Sam 17 Mar - 17:42
Chroniqueur Impérial


Explications des PNJs des joueurs


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Sur Eurate il vous est principalement demandé de jouer en priorité avec le personnage dont vous avez fait la fiche, votre personnage donc. Bien évidemment, vous pouvez parfaitement faire intervenir des pnjs lors de vos rps et la plupart d'entre eux seront ponctuels, n'intervenant que pour un rp ou n'ayant qu'un intérêt très restraint dans le jeu.

Il y a cependant les autres pnjs, ceux auxquels vous vous attachez un peu plus et que vous voulez voir considérés à leur juste valeur. Il s'agit là de personnages récurants, généralement importants pour votre personnage que vous souhaitez utiliser de manière plus régulière en jeu.

En les enregistrant avec vos écus, vous pourrez permettre aux autres joueurs de savoir à qui ils ont à faire mais également de les utiliser lors d'évents ou de quêtes car vous pouvez également les améliorer en leur achetant des compétences comme vous le feriez pour vous-même.

Note : Les pnjs peuvent être des humains mais si vous souhaitez acheter un animal récurant il vous faudra également passer par ici.




Pourquoi cette section ?

Dans cette section seront répertoriés tous les différents pnjs des joueurs, tels des fiches de personnages qui vous permettront ainsi de mieux les connaitre si vous deviez les rencontrer au cours d'un rp.




Comment créer un pnj ?

Il suffit pour cela d'en faire la demande dans le marché. Vous pourrez y trouver le formulaire à remplir (à venir).




Comment améliorer un pnj ?

Toujours en passant par le marché, vous pourrez acheter des compétences à vos pnjs au même prix et selon les mêmes conditions (principalement d'âge) que pour vous.





Re: Les Pnjs des joueurs - Explications et présentation ─ Dim 18 Mar - 18:43
Chroniqueur Impérial

Sébaste Palandin


[joué par Isabelle Menescalcir]



Âge du personnage : 52 hivers, à une vache près.
Originaire de La Croix des Espines
Vassalité : Baronnie de la Croix de Castris
Statut social : Citoyen
Son métier : Aubergiste


Caractère


Comme chacun sait, le "patron", ainsi que certains aiment à l’appeler est une véritable perle d’humour et de bienveillance. Bourré de jovialité, avec une gouaille comme seuls les gens de terre en sont capables, Sébaste ne sait déplaire à personne. Vous ne trouverez pas à Eurate hôte plus aux petits soins que cet hyppolyte mal léché au grand cœur. Ceux qui prétendent le contraire n’ont jamais goûté à son hospitalité débonnaire.

Généreux de nature, l’homme fait un fort agréable commerçant et un excellent hôte quelque soit ses invités. Rôdeurs, mercenaires, musiciens, roturiers, bourgeois ou nobliaux, tous s’accordent sur le sens du prochain prononcé du tavernier. Parce qu’il puise ses origines dans la terre et qu’il connait les aléas des routes, il sait bavasser avec les petites gens des petites choses qui leur donnent le sourire ou qui soulagent les âmes à la dérive sur les routes d’Eurate. Et, avec les sangs bleus qui lui font l’honneur de dormir dans la vieille bâtisse jouxtant l’écurie, il se plie avec un respect un peu gauche à l’étiquette pour plaire à leur sensibilité.

Personne n’aime mettre en colère Sébaste comme personne n’aime chercher la petite bête chez un parent dévoué. Et puis, du haut de sa carrure qui n’a rien à envier aux bûcherons, personne ne doute de la capacité de l’homme à maîtriser le plus gredin de ses invités en un rien de temps. S’il doit punir, l’aubergiste au grand cœur se contentera de mettre simplement à la porte l’élément perturbateur et le laisser se crotter dans un bivouac forestier.

En fait, quand on y pense, la bonté de Sébaste est la même que celle des gens qui en ont suffisamment bavé pour laisser aux irascibles le mépris et l’acariâtreté. Aidée par un flot de vins et de liqueurs, il est facile de reconnaitre dans l’oncle de la boiteuse un bon compère de fin de soirée. Nombre sont ceux qui se sont déjà confié à lui parce qu’il sait tendre l’oreille et laisser éclore les paroles embrumées de sentiments qui ne sont dites qu’à un étranger comme lui. Et, devant ses sourires lumineux, on a tendance à oublier que ce grand maître de maison est un homme plein de peines. Porter le deuil d’une épouse qui n’avait eu le temps de lui donner un enfant ou nourrir une nièce qui le suppliait de mettre fin à ses jours devant l’atrocité de ses blessures, cela l’a abîmé en profondeur et cela le grignote encore à l’intérieur comme un asticot lancinant. Cependant, de toutes ses plaies qui lui ont ouvert le cœur, il en fait des forces rieuses. Tout son passé l’a rendu plus amoureux de la vie qu’il se contente de croquer à pleine dents en apparence. Bon mangeur, bon buveur, bon causeur, il est un roc sur lequel repose la poste à chevaux.

Ce que les voyageurs connaissent moins de lui, ce sont ses angoisses variées et avançant en armée. Celles qui concernent l’auberge qu’il veut toujours plus accueillante ou les dépenses qu’il vérifie scrupuleusement. L’écurie et ses habitants hennissant forme le lot de besogne de sa nièce, Isabelle Menescalcir, la fille de l’époux de la sœur de sa femme. Mal à l’aise avec les bêtes imprévisibles et parfois fougueuses, il craint par-dessus tout à avoir à s’en occuper. Si cela devait arriver, c’est qu’Isabelle ne serait plus. Et, après tout ce qu’ils ont traversés ensemble, unis par ce lien qui soude deux âmes esseulées dans les confins d’un monde tourmenté, Sébaste, malgré toute sa foi en les Trois, ne survivrait pas à la perte de sa nièce.


Physique


Le charme de Sébaste est celui de l’homme à la fleur de l’âge, aux allures d’ours mal léché mais dont le cœur déborde toujours dans son sourire usé. Il est de ceux qui peuvent porter fièrement le témoin de son caractère de bon vivant : sous l’éternel tablier qu’il garde à la ceinture, il arbore une brioche de cinquantenaire qui, comme il est coutume chez les petites gens, a tendance à fondre lorsque l’hivers vient et à se garnir lorsque les beaucoup sont de retours. Coriace, sa carrure ne s’en indigne guère.  

Si l’aubergiste est simple de caractère, il est tout aussi simple en frusques et accessoires. Il reste toujours présentable parce que c’est son métier de présenter, mais n’étonnera pas par la finesse de son accoutrement. Il ressemble à ce qu’il est : un tavernier du peuple, avec un tablier plein de sauce des ragoûts qu’il sait fort bien mitonner et des chemises plantée de foin et d’échardes.

Point d’entourloupe, si fait : l’oncle d’Isabelle est un homme aux airs francs. Ses grandes mains calleuses sont aussi promptes à couper du bois, cuisiner le souper, ouvrir des tonneaux, servir des chopes, nettoyer les écuelles et les tables, qu’à gesticuler pour le plaisir d’illustrer une fable ou un ragot. Rien n’est en demi-teinte avec cet homme-là : ses sourires peuvent se montrer aussi éclatants que ses colères peuvent être rouges. Il y a que ses yeux clairs sous d’épais sourcil qui adoucissent cette trogne rubiconde, où se colle souvent une expression goguenarde.

Depuis quelques saisons, néanmoins, les tempes de l’homme commencent à grisonner furieusement. Sa barbe vire au blanc doucement. Et, il va de soi que cela n’ira guère en s’arrangeant. La vieillesse avertit comme l’automne roussit : le tavernier sait qu’il est plus proche de la fin que du début de son cycle. Il a la chance de n’avoir pas exercé un travail qui l’ait complètement moulu et de ne guère souffrir d’autres maux que ceux qui incombent aux gens de son âge. Quelques rhumatismes auront peut-être bientôt raison de lui. Pour le moment, sa santé semble de roc et nul doute qu’il sera assez fort pour connaître encore bien des hivers.



Histoire



Nul ne remettra en question le goût certain de Sébaste pour la boisson de qualité : dans un duché où la gnôle sert mieux à s’enivrer qu’à se déguster, d’aucun ne s’est jamais plein de la cervoise, bière, vin et autres digestifs dont la cave de l’auberge est pleine. Le tavernier ne pourrait point faire ainsi pareille affront à ses racines, car il vient d’une famille qui brasse la bière depuis des décennies au Nord de la Croix des Espines. Fils d’une grande famille, il est le petit dernier d’une fratrie de frères et sœurs disséminés dans tout le duché. Petit garçon bavard, plein d’esprit et de bêtises, il a grandi sans autre éducation que celle que l’on donne à la ferme ; là où les petits plaisirs trahissent un bonheur qui n’a guère de peine à s’attiser promptement, mais aussi où les règles doivent être suivies rigoureusement.

Le travail des gens de terre demande de l’assiduité et ce n’est pas une qualité dont le garçon devenu jeune homme a manqué. Longtemps, le petit troupeau familial lui a été confié. Et à force de passer son temps avec les bêtes, Sébaste a trouvé un équilibre bien à lui : cette placidité douce de bœuf. Une force tranquille, qu’il a toujours fallu fort astiquer avant qu’il ne vienne à voir rouge. Comme les animaux, il trouve son bonheur dans ce que la vie a de simple : au fond de son auge quand le jardin donne suffisamment de victuaille pour le nourrir à sa faim, dans les saisons capricieuses et dans les histoires que les bouches aiment conter le soir venu.

Le temps n’a guère affecté sa bonhommie. Tant bien même a-t-il connu et la menace des invasions közhéenes, les quelques épidémies et le défilé des têtes couronnées et le lot de décès qu’ils ont trainé dans leur sillage, il n’a jamais envisagé la tristesse autrement que transitoire. L’abondance n’a jamais fait partie de son langage alors il n’a jamais jugé les manques et les privations attenant comme les fardeaux d’un destin moribond. Toute sa jeunesse, il a préféré voir le verre de cervoise à moitié plein qu’à moitié vide. Et les Trois savent combien le verre de ce joyeux larron a toujours su fort bien se remplir et se vider gaiement. Car Sébaste n’a jamais boudé le moindre plaisir : ni celui l’ivresse, ni celui d’une auge bien pleine, si celui des belles femmes. Parce qu’il fut un fort joli jeune homme, elles furent nombreuses à finir dans son lit une nuit et dans ses pensées jusqu’à l’hivers d’après. Peu pressé dans ces choses-là, ce n’est que pour son vingt-septième anniversaire que l’amour, le vrai, avec un grand « A » et un sentiment d’éternité vint frapper à sa porte : une femme superbe, presque aussi bavarde que lui, sans perfidie aucune et pas non plus sournoise pour un sou.

Mais il ne venait pas d’une famille où les mariages se choisissent avec le cœur : ce sont les parents qui jettent un œil sur la bourse et sur les hanches de celles qui porterait la descendance. Du côté de l’or, les parents de Sébaste ne trouvèrent jamais rien à reprocher à sa dulcinée. Pour ce qui était des rumeurs sur la santé de la pouliche, en revanche… Il se disaient que les femmes de sa famille n’avaient guère les hanches assez large pour enfanter. L’union des deux paysan leur aurait été refusé si les parents de la jeune femme n’avaient pas accepté de prendre le mariable à leur charge. Ils vivaient plus au Sud du Duché et vivaient de l’artisanat du cuir. A contre-courant des us et coutume de ce temps, ce fut Sébaste qui se joignit à la famille de sa nouvelle épouse parce que ses frères avaient hérité des terres où il avait grandi. Le jeune homme ne s’en offusqua guère et partagea les meilleures années de sa vie aux côtés de celle à qu’il promit d’honorer, d’aimer et de chérir, dans la richesse et la pauvreté, pour le meilleur et pour le pire, dans la santé et dans la maladie jusqu’à ce que la mort les sépare.

La pauvreté, ils la connurent bien trop. Le pire autant que le meilleur. La maladie les épargna à peine. Et la mort les sépara bientôt.

C’était l’année qui suivit leur union. Le ventre de la jeune femme qu’il avait fait sienne s’arrondit tendrement pendant des mois. Ensemble, ils préparèrent la venue de cet enfançon qu’ils s’apprêtaient à élever, plus soudés que jamais. Le sieur Palandin avait construit le berceau, préparé quelques jouets et prié les Trois pour que la santé du futur nourrisson soit de fer, que sa mie enfante sereinement et que les dieux lui donnent un fils. Or, les Trois ne furent cléments en aucun point : lorsque le moment fut venu de mettre l’enfant au monde, tout l’avenir qu’il avait soigneusement planifié s’écroula comme un château se carte ; non seulement il perdit l’enfant mais aussi la mère. La même nuit, Sébaste perdit l’axe de son existence dont il ne resta que la gravité extrême.

Aujourd’hui, en voyant le fringuant tavernier et son sourire à toutes épreuves, on ne peut point imaginer tout ce qu’il a pleuré. Préparer les obsèques le fit dérailler : il se rappelle d’avoir tellement bu qu’il ne se souvint guère de ce jour où les deux cercueils furent mis en terre. Le second paraissait juste infiniment minuscule à côté du premier, voilà tout. Dans les coffrages en bois de chêne, il y avait cette fille qui n’avait pas eu le temps de vivre et cette femme qui n’avait pas assez vécu.

Jamais Sébaste ne rompit ses vœux : il chérit son épouse plus que tout au monde et, s’il en parle encore aujourd’hui, nul ne peut ignorer cet amour débordant qu’il a encore à son égard.

Comme il n’avait nulle part où aller, le veuf resta dans la famille de sa défunte épouse. Quelques mois encore, il travailla le cuir, jusqu’à ce que tous ses doigts s’écorchent sur la tâche. Son sourire s’était envolé comme une nuée d’oiseaux chtoniens. Ne lui restait que le travail et le vin dans lequel il se perdait régulièrement sans que personne ne trouve à ne lui reprocher.

Mais les belles attentions viennent parfois de là où on ne les attend guère. La main tendue qui extirpa Sébaste de son marasme entêtant fut celle de la sœur cadette de celle qu’il avait démentiellement aimé. Malorsie avait épousé un maître équestre et, ensemble, ils tenaient une poste à chevaux dans le Sud, sur la route qui mène au Nord, entre Evalon et les frontières de Posvàny. Lui, qui avait toujours grandit en plein air, pris plaisir à sortir de son atelier pour leur prêter main forte. Entre les mains de ces jeunes gens, les affaires tournaient bien et, comme on n’attendait guère le concours de Sébaste pour le cuir, il s’éternisa à la poste, retournant au parfois au Sud du duché pour entretenir les liens forts avec les parents de sa défunte épouse. Mais il revenait toujours. Et un jour, il revint au poste à chevaux et l’établissement vibrait d’une nouvelle cadence : il fit la connaissance d’Isabelle et jamais plus il n’eut envie de quitter l’endroit.

La suite de l’histoire, Isabelle saura mieux la conter : Malorsie mourut, emportée par une épidémie noire venue de l’Est. On l’enterra sous le noyer qui marque l’entrée de leurs terres. Quelques années plus tard, il y eut ce cambriolage qui coûta sa jambe à sa nièce. Et puis le cavalier, Ordéric, le plus grand ami de Sébaste, disparut un jour sur la route qui menait à Evalon. Le cheval rentra à la poste mais la selle demeura vide. Elle trôle encore dans la sellerie et prend la poussière en attendant son retour qui ne viendra probablement jamais. Parce qu’il n’avait personne d’autre pour abattre la besogne, l’oncle de la propriétaire des lieux s’improvisa maître de l’auberge. Oncle et nièce furent propulsés par la force des choses à des responsabilités dont ils surent se dépêtrer habilement.

Jamais il ne sut qu’Isabelle n’était point la fille d’Ordéric et Malorsie. Jamais il ne remit en question la légitimité de la petite sur la sienne. Cependant, cette vie lui convient tout à fait parce qu’il ne s’est jamais senti aussi utile qu’en faisant ce qu’il fait. Le verre est bien plus à moitié plein qu'à moitié vide à la poste quoi qu'il advienne.

Voyageur de grand chemin, militaire ou noble en déplacement ou gens du voyage, n’hésitez point avant de faire étape à la poste : la vinasse est gouteuse, la mangeaille rassasiante et l’ambiance allègre. De jour comme de nuit, l’aubergiste saura vous recevoir et tailler un bout de bavette avec vous. Certainement expérimenterez vous sa taquinerie grivoise. Car, pour lui, le bavardage est d’agent et le rire est d’or.




Compétences



  • Etiquette de l’aubergiste  - Niveau 3

  • Artisanat : Distillation en tout genre – Niveau 3

  • Persuasion du commerçant – Niveau 3

  • Artisanat : Travail du cuir  - Niveau 1

  • Bagarre de taverne – Niveau 1


  • Relation



    Relation avec Isabelle Menescalcir


    La boiteuse est la fille de la sœur de l’ancienne épouse de Sébaste. Il la considère comme l'enfant qu'il n'a jamais pu avoir, même si elle ne partage pas le moindre sang avec lui. C’est lui qui l’a retrouvée le jour où sa jambe a été brisée et s’en voudra toute une éternité pour n’avoir pas su la protéger. A la poste à chevaux, il sert les pintes et les repas, s’occupe des chambres et des invités pendant qu’elle a repris tout ce qu’il incombait à Ordéric Menescalcir, c’est-à-dire tout ce qui touche à l’écurie. Il est bavard là où elle est taiseuse et avenant là où elle peut paraître rude. Les choses fonctionnent parfaitement telles qu’elles sont et ils ne trouveront pas s’en plaindre : s’ils n’existaient pas l’un pour l’autre, ils finiraient bien seuls dans ce monde plus rapide à avaler les petites gens dans le ventre informe de la misère qu’à leur offrir une vie descente. Ni l’un ni l’autre ne remet en cause la légitimité de leur place. Il est trop vieux pour apprendre à la petite à faire son métier et elle est trop inexpérimentée pour lui expliquer comment on fait tourner une affaire.






    Re: Les Pnjs des joueurs - Explications et présentation ─ Dim 18 Mar - 19:01
    Chroniqueur Impérial

    Loup de Ferrières


    Joué par Guillaume de Mornoie



    19 ans
    Originaire de Baros
    Vassalité : Néra
    Statut social : Citoyen
    Son métier : Ecuyer


    Caractère


    Loup est un gai luron dans la fleur de l'âge, que l'expérience et le temps n'ont pas encore eu le temps d'assagir tout à fait. Il a l'esprit vif, le caractère aimable, et un penchant certain pour les petits bonheurs de l'existence qui s'est grandement épanoui pendant ses années de service auprès du chevalier Guillaume, dont il est par ailleurs parent, ce qui n'étonne personne. C'est un bon vivant sentimental, encore un peu écervelé et manquant souvent de jugeotte, prompt à l'emportement et à la maladresse. Il ne manque pas d'intelligence, mais comme beaucoup de jeunes gens de son âge, il ne sait pas encore très bien comment la mettre à profit, si ce n'est pour proférer des insolences et faire preuve d'une effronterie malicieuse qui fait parfois beaucoup rire son maître, mais qui lui attirent aussi bien souvent des ennuis. Le garçon ne manque pas de tempérament, en vérité, encore qu'il réfreine cela en ayant bien conscience de son rang encore mineur dans une hiérarchie sévère qu'il observe d'en-dessous.
    Quoiqu'il ait été élevé dans le respect d'un certain nombre de valeurs primordiales, il lui manque l'idéalisme chevaleresque de Guillaume et le filou professe un pragmatisme dont les penchants les plus cyniques sont heureusement encore contrebalancés par sa bonne nature.


    Physique


    Quoique fort grand mais guère épais, Loup n'a pas encore le physique d'un guerrier de métier, comme s'il avait oublié de compenser en largeur ce qu'il a pris en hauteur ces dernières années. La figure est longue, sans grâce particulière, si ce n'est la vivacité de ses yeux bleus et l'expressivité des traits qui trahissent aisément l'amabilité de l'humeur. Il dégage la même impression de maladresse et d'énergie chaotique que beaucoup d'adolescents de son âge, trop vite poussé en graine et encore un peu marqué par l'enfance qui s'attarde parfois et dissipe les airs trop sérieux qu'il cherche quelquefois à se donner. Sa silhouette osseuse et dégingandée ne s'est pas encore suffisamment étoffée, mais on devine chez lui quelque chose comme d'une force coriace, endurcie par l'ouvrage quotidien et l'entraînement aux armes. Il va toujours très droit, ce qui lui donne une certaine prestance, et prend grand soin de son apparence.


    Histoire


    Loup est le fruit de temps troublés : cadet d'une fratrie abondante, il est issu de la petite noblesse néréenne qui souffrit grandement des ravages occasionnés par les grandes compagnies. Il n'avait que deux ans quand celles-ci s'attaquèrent au domaine de ses parents, qui aurait été perdu si leurs parentèle n'était venue à leur secours avec juste assez de troupes pour déloger les manants. A la tête de ces troupes se trouvait Aelred de Mornoie et son fils Guillaume, dont on sait le destin valeureux : les châtelains étaient en effet parents des seigneurs de Ferrières, par d'obscurs liens de cousinages à un degré variable et d'une complexité dont seule la vieille aristocratie locale avait le secret.

    Hugues, le père de Loup, prêta main forte à son allié dans la chevauchée sanglante qui devait les ramener à Mornoie pour briser le siège, trop tard pour sauver le cadet de la famille, toutefois. La mort de Sideuil pesa fort lourd sur la conscience d'Hugues qui avait vu accourir son cousin à son secours, le détournant par là même de sa propre famille : même si Aelred ne voulut jamais en entendre parler, cette culpabilité latente compta beaucoup dans l'éducation que l'on donna à Loup, et le choix que l'on fit de le mettre au service des châtelains de Mornoie.

    Loup avait sept ans en arrivant dans la maison d'Aelred et Sybille, et n'a plus quitté le service de leur famille. De fait, plus que son père un peu lointain et sa brassée de frères et soeurs, c'est cette sorte de parentèle adoptive que Loup a plus considéré comme ses propres parents, d'autant qu'on lui avait fait savoir avec force détails à quel point sa propre survie n'avait dépendu que de la bravoure et de la bonté du seigneur Aelred et de son cadet.

    S'il passa plusieurs années en tant que page auprès du vieux châtelain, on le confia à Guillaume quand il fut en âge d'apprendre les armes et Loup partit vivre avec lui au château de Rosépine, partageant son temps avec la cour de Rivemorte où le garçon ne manqua pas d'être présenté au duc Courage. Il grandit sous l'égide du chevalier Guillaume qui l'instruit en toutes les choses qu'il convient de savoir à cet âge, plus quelques autres un peu accessoires, comme des rudiments de poésie et de musique, qui n'étaient pas vraiment le point fort du jeune homme, mais qui eurent l'avantage de lui permettre de faire les yeux doux à quelques jouvencelles.

    Après cela, Loup accompagna Guillaume partout où il se rendait et le seconda fidèlement en toutes ses affaires, qu'elles fussent militaire ou non. L'amitié du chevalier pour son écuyer était d'autant plus réelle qu'étant de son sang, il estimait avoir un devoir de le protéger et d'en faire le meilleur homme possible. Loup en retour savait fort bien tout ce qu'il devait à son maître et aux châtelains de Mornoie et tâcha de se rendre digne de celui qu'il considérait comme un frère et comme un seigneur. Reconnaissance et fidélité ne furent point des vains mots, quand bien même l'insolence du jeune homme lui fit prononcer parfois le mot de trop, ce dont Guillaume ne prit que rarement ombrage, sachant très bien ce qu'était l'insouciance de la jeunesse : Loup ne put toutefois échapper à divers châtiments pour ses plaisanteries, parce qu'il fallait bien apprendre à tenir sa langue, s'il ne voulait point se la voir tranchée par le premier interlocuteur un peu susceptible.


    Compétences



  • Bagarre - 1

  • Armes blanches : épée - 2

  • Armes contondantes : masse - 1

  • Sport : équitation - 2




  • Re: Les Pnjs des joueurs - Explications et présentation ─ Dim 18 Mar - 20:03
    Chroniqueur Impérial

    Dame Impatience


    [joué par Courage de Néra]



    21 ans
    Originaire de Comté de Néra
    Vassalité : Néra
    Statut social : Noble
    Son métier : Conseillère


    Caractère


    Discrète, diplomate, voir effacée au premier abord, elle se révèle pourtant être redoutable en négociations et en conseille pour son cousin, le Duc de Néra à qui elle est totalement dévouée. Malgré son apparence dite fragile, on murmure qu'elle pourrait aussi être son assassine. Elle peut  se montrer surprotectrice quand il s'attache à quelqu'un se qui en soit semble presque impossible.


    physique


    Elle aurait pu être une jolie jeune fille blonde de pur noblesse si elle n'avait du porter un tissus devant le visage. Elle cache apparemment une brûlure qui l'a dévisagée enfant. Elle a quelque chose de vide, de manquant dans le regard et elle semble fragile voir un peu perdu. Bien sûr cela n'est qu'une façade.


    Histoire


    Étrangement son histoire reste assez nébuleuse. Elle apparaît dans l'entourage du Duc vers l'âge de sept ans. Le père du duc l'ayant recueillit à la mort de ses parents dans un tragique incendie.

    Elle grandit donc avec le Duc Courage partageant son éducation, sa table et peut-être bien plus. C'est pendant l'adolescence que l'on murmure vaguement que ses deux jeunes gens fragilisé par la vie finirait ensemble. Mais les rumeurs cessèrent bien vite à l'annonce des possible fiançailles de courage avec l'impératrice Anémone de la Croix des Espines.

    C'est d'ailleurs à ce moment la que la jeune cousine s'impose aux yeux de tous comme la conseillère du Duc. Jalousée par beaucoup, elle a le dont d'éviter les complots et les vengeances des femmes n'arrivant pas à avoir les faveurs du Duc. D'ailleurs tout comme son cousin, elle évite soigneusement les tête à tête et n’apparaît dans les sortie mondaines


    Compétences



  • Politique (Diplomatie) - 3

  • Étiquette - 1

  • Science (poison) - 1





  • Re: Les Pnjs des joueurs - Explications et présentation ─ Sam 9 Mar - 18:53
    Ménestrel

    Francesco d'Astiel


    Joué par Magdalena de Tejada




    15 ans
    Originaire de Mellila
    Vassalité : Mellila
    Statut social : Noble
    Son métier : Héritier du comté de Mellila


    Caractère


    Francesco est un digne mellilien : il est fier, voire orgueilleux, élevé dans une cour florissante à l'ombre des figures tutélaires de ses ancêtres qui ont hérité du duché par droit des armes et qui s'en sont vus dépossédés par leurs adversaires. De fait, il suit la politique de sa famille sans trop se poser de questions, parce que son jeune âge ne lui permet pas encore tout à fait de voir plus loin que là où on lui dit de regarder. Il n'est pourtant pas dépourvu de finesse d'esprit, et les espoirs placés en lui sont loin d'être vains.


    Physique


    Francesco est un jeune homme aux cheveux noirs et à la peau laiteuse, la mine élégante et la mise soignée. Comme tous les Astiel, il a le teint plus clair que ses voisins du sud qui rendent ses origines nordiques tout à fait évidentes. La gravité de son allure et un soupçon de nervosité bien cachée trahissent une jeunesse studieuse et sans guère de loisirs, encombrée déjà par les soucis des choses du pouvoir.


    Histoire


    Dernier héritier vivant de son oncle Felipe d'Astiel, ancien duc de Mellila, c'est sur ses frêles épaules que reposent les espoirs et les prétentions de toute la vieille lignée régnante du duché. Pourtant, Francesco n'était pas destiné à cela et n'avait à l'origine pour héritage qu'une baronnie.

    Ballotté par les enjeux du pouvoir, il vit dans l'ombre de sa tante Luela, sous bonne garde, qui gouverne en son nom le comté qu'il est appelé à diriger à sa majorité. Sa vie studieuse se résume pour le moment à l'éducation soignée qu'on lui donne, et à des apparitions publiques soigneusement orchestrées pour conserver l'apparat nécessaire en vertu de sa lignée.






    Re: Les Pnjs des joueurs - Explications et présentation ─ Sam 9 Mar - 19:21
    Ménestrel

    Jofre de Corduba


    Joué par Magdalena de Tejada




    50 ans
    Originaire de Corduba
    Vassalité : Mellila
    Statut social : Noble
    Son métier : Duc déchu


    Caractère


    Autrefois, Jofre était un de ces grands commandants capables de gouverner à la seule force de la parole et de l'esprit. Fin tacticien, politicien chevronné, il avait œuvré à la gloire de sa famille en poursuivant inlassablement la tâche que ses ancêtres avaient commencée en grappillant, peu à peu, les miettes du pouvoir que ses adversaires lui laissaient. Patient, obstiné, rusé comme un renard, le comte de Corduba avait mis à profit toutes ses capacités pour se hisser à la tête du duché. L'étoile tutélaire des Tejada avait brillé haut et fort, se montrant loyal quand il le pouvait, mais n'hésitant pas à plus de bassesses quand les nécessités l'exigeaient. Cela n'a pas empêché l'homme de s'abaisser à des affections rares, envers les siens, envers quelques fidèles qui furent les plus sûrs appuis qu'il put avoir durant son règne.

    Mais avec les années, la malice a viré à la paranoïa et l'esprit s'est abîmé dans les affres de la démence. On n'a jamais su quel mal avait fauché le duc dans l'orée de sa vieillesse, mais les choses allèrent très vite, et très mal. Depuis, il n'est plus que l'ombre de lui-même, reconnaissant à peine sa parentèle, prostré, privé de ses souvenirs, sans que l'on sache vraiment dans quels lointains insondables son esprit s'égare.

    Il lui reste parfois encore un peu de lucidité, quand il émerge de ses ombres, et il lui vient de ces rires très tristes, car il sait à ce moment-là fort bien de quelles hauteurs il a chuté. Cela ne l'a pas rendu aigri, étrangement : il a bien profité de sa vie, et tout n'a pas été vain, heureusement.


    Physique


    Jofre avait été glorieux, en son jeune temps : ce grand chevalier forgé sous les armes et les armures, blanchi sous le harnois, avait porté haut les couleurs de Corduba et l'allure des gens du sud. Soigné et élégant, il avait la mise énergique des hommes de pouvoir, et un charisme qui forçait même le respect de ses adversaires. Depuis, l'âge l'a fauché au point d'en faire un vieillard fané, flétri, le regard vide et la main tremblante. Lui qui était une force de la nature marche avec difficultés, s'exprime peu, mais il garde encore un soupçon de son ancienne gloire : comme ces ruines qui veillent en silence dans les confins, on distingue dans les débris l'ombre de la splendeur ancienne.


    Histoire


    Jofre avait été un homme du sud, et par là, il avait autant baigné dans la culture tassilienne apportée par leurs partenaires d'outre-mer que dans la culture euratienne des cours d'Alcalà. Comme tous les Tejada, il avait cultivé cette différence comme un étendard propre à son comté, prenant soin de ses alliances comme autant d'atouts précieux dans sa lutte pour le pouvoir. Il a fait ses classes à Myrrhe et à Teruel, rompu dans les arts libéraux comme dans ceux de la guerre : Felipe d'Astiel, quoique son aîné de plusieurs années, fut pour lui un adversaire de taille et les deux hommes qui avaient évolué dans les mêmes milieux, qui étaient liés par le sang, étaient de ces frères ennemis dont on fait des épopées pour leurs inimitiés sanglantes et leurs joutes mémorables.

    Son premier coup d'éclat eut lieu pendant la guerre qui fit rage dans le Golfe d'Aurore, et où il sut tirer parti des défaites de Felipe pour s'ériger en sauveur du duché. Il négocia un traité favorable à Mellila, tandis que son ennemi était fait prisonnier. Bien sûr, Jofre en profita : il n'était pas dans sa nature de laisser passer une pareille opportunité, quoique dans des circonstances peu chevaleresques. Il rafla donc la régence au nez de l'épouse de Felipe, arguant que ses troupes et son autorité seraient cruciaux pour le duché, et laissa volontairement traîner en longueur les négociations pour la libération du duc.

    Il les fit si bien traîner en longueur qu'à force d'intrigues, de menaces et de pot de vins, il put lui-même ceindre la couronne ducale, espérant que son adversaire moisirait dans ses geôles feyneshines, quitte à donner un coup de pouce au destin. Ce coup de pouce échoua malheureusement, mais le retour de Felipe sans ses fils ne fut qu'un contretemps mineur qui ne pouvait vraiment le freiner.

    Son âge d'or dura le temps qu'il dura : dix ans, peut s'en fallait, avant que les premiers signes ne s'annoncent. Jofre n'en fit pas grand cas, au début, et puis, avec les difficultés que connaissaient le duché, tout sombra très vite, trop vite. Sans doute lui-même n'eut pas vraiment le temps de s'en rendre compte. Ce soleil qui avait brillé si haut et si fort connut alors son crépuscule et fut déposé par Felipe : eut égard à leur aïeul qui avait régné sur eux si longtemps, les proches de Jofre prirent soin de lui. Magdalena et Cosimo, en particulier, avaient été bien trop proches de lui pour l'abandonner et le confièrent à la garde de leur parentèle. On veilla à adoucir ses vieux jours, à prendre soin de lui, par loyauté autant que par amour, et par respect pour ce qui fut.

    Depuis, Jofre achève ses jours dans une paisible villa près de la mer, où de rares instants de lucidité lui permettent encore de profiter de la douceur des jours sur cette terre pour laquelle il avait tant œuvré. Sa famille vient encore lui rendre visite, du moins ceux qui n'ont pu se résoudre à tourner le dos au vieux lion qui se meurt dans sa solitude tranquille. Le fait qu'il se soit servi de son entourage comme d'autant de pions dans sa politique ne semble pas aujourd'hui attirer grande rancune.






    Re: Les Pnjs des joueurs - Explications et présentation ─
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