La remise en question
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La remise en question ─ Sam 9 Juin - 19:28
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Fin avril 1249
Village de Boiseaux
Duché de Néra - Comté de Baros
6 heures et trente minutes

"Maître d'armes ! Maîtres d'armes !" tambourina un gamin qui semblait avoir un démon aux trousses, j'entrouvris les yeux et je me mis à pester... l'aube n'avait pas encore pointer le bout de son nez mais je me leva tout de même et je m'appliqua au moins à mettre mes braies pour ouvrir cette foutu porte.

"Quoi ?"
Lui répondis-je en baillant et en me frottant les yeux puis je me rendis compte que c'était Odon ... le petit homme qui me suivait dans mes entrainements avec quelque uns des villageois.

"Bon sang, gamin ! Me dis pas que tu veux encore que je fasse de toi, un combattant, t'es encore un surplus d'huile de reins ! Et c'est pas en me réveillant que ça va arranger les choses !"

Le gamin avait l'habitude de ma mauvaise humeur et savait qu'il ne devait pas en prendre rigueur, il me tendit alors une missive cachetée que je pris en arquant un sourcil.

"ç'vient d'un cavalier q'vient d'la fort'resse pas loin, pour vous."

"Hm ... merci. Tiens, rends toi utile, gamin et va préparer les épées d'entrainements pour une séance exceptionnelle."

"Oui m'sieur :" Puis il partit en courant avec ces petites gambettes ... il avait l'air d'une dinde qui s'enfuyait pour éviter qu'on ne lui tranche le cou.

Je referma alors la porte puis je découvris le contenu de cette étrange missive dont je ne connaissais guère les couleurs ... sûrement des sudistes vu que je connaissais les blasons des maisons Durdiniennes ... éducation nobliaute oblige.

Je dûs la relire deux voire trois fois avant de comprendre son contenu... une jeune amie ? Qui était donc cette jeune femme qui avait parlé d'un vieux grognon tel que moi ... hm. Oh ! La prêtresse Terresanguine peut-être ... quel était son nom, déjà ? Hm ... Anna ? Elena ? Nan, c'était un nom qui commencais par Ana, je le savais ça mais impssible de retrouver ce dernier. Roh, quel importance après tout. Sitôt que nous avions finit notre mission, nous nous étions séparés sans plus de cérémonie, elle à dû poursuivre ses rituels auprès de son seigneur et moi eh bien au fil de mes pérégrinations, j'étais arrivé ici.

Je posa alors la missive sur la petite table qui était l'un des rares meubles de ma modeste maisonnette et je m'assieds doucement dans une petite chaise en bois. Hm, que devais-je faire ... ce jeune seigneur m'avait l'air d'un smpathique jeune homme, lui, qui avait usé de son encre pour demander mon aide et qu'en savait-il si cette missive allait-elle me parvenir un jour ou l'autre. Peut être qu'il était bon de partir pour le sud, même si mes vieux os préférait le froid, peut être qu'un peu de couleurs me ferait du bien.

Je me leva alors et prépara mon baluchon, je devais aussi prévenir le vieux forgeron Nathaniel qui était mon second dans la milice de ce village que j'avais moi même formé. Il devait poursuivre les manoeuvres en mon absence et il ne fallait pas oublier de prévenir le petit nobliau "dirigeant" ce village que son maître d'armes allait partir pour un temps.

Je partis le surlendemain avec assez de provisions pour une semaine et de quoi payer ce qu'il fallait pour mon long trajet qui devrait durer peut être plus de quinze jours si la pauvre jument qu'on m'avait attribuée tenait le coup.

Allant de villages en villages, de cité en cité, de port en port, je parcoura la moitié de l'Empire d'Eurate en moins de quinze jours au galop et en navire, m'arrêtant de temps en temps dans des bistrots les plus mal famés les uns que les autres, je dû même recadrer certaines brutes pensant pouvoir mettre à mal même à trois, un gaillard de quatre vingt quinze kilos de haut de ses deux mètres armé d'une hallebarde avec deux autres épées dans son long sac de cuir et d'une arbalète toujours chargée en tout circonstance. Même si dans le dernier affrontement, j'en avais perdu un bout de dent, ce n'était guère grave, ce n'est pas cela qui allait m'empêcher de pouvoir tanner des fesses de nobles.
 
Mai 1249
Au large de Valacar
11 heures et 20 minutes

Il était temps que j'arrive, le voyage en navire n'était guère mon fort et non plus à ma pauvre jument qui semblait exténuer, ma bourse aussi semblait fatiguée. J'avais dû payer une somme considérable pour chacun de mes voyages et en plus un supplément s'imposer pour ma monture ... heureusement que je tenais mes comptes sur un feuillet et que je réclamais des preuves des prestations, le noble qui voulait que je l'entraîne devra payer pour ce voyage.

Au dernier de voyage j'aperçu enfin la terre, le capitaine vint me voir avec un léger sourire et dit :

"On est presque arrivé, je vous fais débarquer ou vous préférez attendre que l'on accoste ?"

Je me mis à le regarder avec un léger sourire à mon tour et je dis :

"Vous avez des pigeons ?"
"Ouaip."
"Envoyez en un à la Citadelle de la part de messire Eudes pour sa seigneurie, le baron Ysomir de Valacar, que je l'attends sur la plage."
"Hahahaha ! Vous croyez vraiment que ce nobliau va vous écouter ?"

"Je l'espère, s'il veut que je reste, je dois voir dans quel état d'esprit il est."

"Pas de soucis, je fais ça maintenant."

Puis il partit, me laissant sur le bastingage à regarder sans réelle émotion, la citadelle que l'on voyait au loin.
Re: La remise en question ─ Dim 10 Juin - 10:49
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Ysomir était dans ses appartements, en train de discuter avec sa jeune soeur. Le ton était quelque peu sec et les deux semblaient sur les nerfs.

“Mais que pense tu ?! Que je-.....”

Ysomir allait se diriger vers la terrasse accolée à la pièce tout en continuant lorsque deux petits coups se font entendre sur la porte et que le jeune page d’Ysomir entre.

“Seigneur Valacar, je viens vous porter cette miss-.....”


“Ce n’est pas le moment Feodras !”

En silence, le jeune homme se contente de poser un message sur le bureau du baron avant de filer hors de la pièce. Loin de lui la volonté de s’attirer les foudres du baron.
Grommelant en le voyant s’enfuir, Ysomir porte sur sa soeur un regard  noir, ce genre de regard qu’elle connaît bien, le même que celui de leur défunt père lorsqu’il s’énervait.

“Laisse moi Elora. Retourne réfléchir à tous ca. Nous en re-discuterons lorsque tu aura un brin de maturité entre tes deux oreilles.”

La colère se calmait quelque peu, et pourtant le ton de sa voix n’en était que plus sec, n'invitant pas vraiment à répondre ou à négocier.
Après un soupir dédaigneux et furax, la jeune valarienne claqua la porte des appartements de son frère.

Le baron, après quelques instants de pause, se saisit de son calice pour boire d’une gorgée le vin rouge qui restait en son sein, fermant les yeux. A peine la coupe en argent vidée, celle ci retrouve sa place à la surface du bureau tandis qu’il attrape le message laissé par son page, le déroulant pour pouvoir le lire.
Il haussa un sourcil.
Dans d’autres circonstances, Ysomir aurait sans doute accepté la requête du maître d’armes de le rejoindre sur la plage. C’était brave d’exiger une telle chose d’un seigneur, et Ysomir le reconnaissait sans soucis, cependant, aujourd’hui n’était pas le bon jour. Au delà d’une chaleur accablante sur l’archipel, le début de la matinée avait été rude et l’entourage du baron semblait s’être mis d’accord pour lui annoncer toutes les mauvaises nouvelles d’un coup.

“Lieutenant !”

En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, la porte de ses appartements s’ouvre, et le lieutenant des gardiens de l’Aube se met au garde à vous devant celle ci.

“Faites préparer un solide cheval, un invité est arrivé au port. Escortez le vous même s’il vous plaît.”

“A vos ordre, seigneur.”


Un instant plus tard, la porte était close, et le baron pu rejoindre le coin de ses appartements où l’attendait un bain depuis plus de deux heures. L’eau était glacée, mais c’était ce qu’il lui fallait pour se détacher de la chaleur du jour. Même pour un valarien, les rayons du soleil pouvaient parfois se montrer rudes..

Une bonne demi heure plus tard, c’est un cavalier accompagné d’un cheval sellé que verra approcher Eudes du port, pour ensuite rejoindre la toute petit plage située entre celui ci et les falaises en haut desquels prônaient la citadelle blanche. Le cavalier porte l’armure complète des gardiens d’Aquila, excepté son heaume, qui pend sur le flanc de son destrier. Il porte également sa lance et son écu, sans oublier un sabre qui pend à sa ceinture. Approchant du maître d’armes, il met un pied à terre, et s’incline légèrement.


“Monsieur, le baron n’a pas pu venir. Il vous fait venir ce destrier pour rejoindre la citadelle. Je vous accompagne.”

Le soldat est droit, fier, approchant de la quarantaine. Il porte une barbe de trois jours, et ses tempes grisonnante soulignent de pair avec une cicatrice sur son front, que ce n’est pas un bleu. Ses prunelles brunes fixent le vieux colosse face à lui, avant de lui tendre les rennes du destrier qu’il a guidé jusqu’ici.
Re: La remise en question ─ Dim 10 Juin - 11:12
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J'attendais depuis maintenant une petite demi heure, le soleil était ... tapant. On aurait dit un marteau de forgeron sur son enclume, je dû retirer mon armure sinon j'allais avoir une insolation ... chose surprenante pour un Durdinien de souche mais bon, je connaissais assez ce que pouvais vous filer le soleil, j'avais parcourus Mellila il y a quelques temps.

Mon armure retiré, je me mis à l'aise dans une tenue simpliste : Un haut de tunique en tissus blanc laissant entrevoir la fine toison blanche sur mon torse et un bas de tunique tout aussi blanc allant avec mes bottes de cuir noire ... bon, je n'avais pas grand chose en vêtement et ce n'était pas pour le plus petit baron que j'allais me mettre sur mon trente et un. Je rangea soigneusement mon armure dans le sac prévu à cet effet puis je m'équipa.

Je mis alors mon épée courte à mon flanc gauche avec ma dague "Froid'acier" sur le droit. Mon épée longue était rangée dans mon sac mais je pris tout de même ma hallebarde à la main. Je ne devais pas oublier que j'étais surtout là pour servir de maître d'armes puis je me mis à attendre, mes sacs de plusieurs kilos à mes côtés. Que faisait-il donc ? Oh.

J'aperçu au loin, un homme, un cavalier ... ce pouvait-il que ça soit lui, seul, sans escorte ? Hm, je ne pense pas, je connaissais assez les nobles pour savoir qu'il aimait le prestige que cela donnait quand ils arrivaient avec une certaine escorte de parade. Non, ce n'était qu'un messager, un sous-fifre.

"Hm." Je regarda le destrier d'un oeil critique puis je me résigna à le monter.
"Je vois que je ne suis pas assez digne pour que votre seigneur m'accueille par lui même. Cela commence fort bien."

Je regarda alors devant moi puis je reporta mon regard sur le cavalier.

"Eh bien, allons y soldat, le vieux Durdinien que je suis commence à trouver le soleil irritable"
Re: La remise en question ─ Dim 10 Juin - 14:10
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Le garde, droit comme un “i” sur son destrier, guidera le maître d’armes au travers du Faubourg d’Aquila, puis sur la grande avenue, encadrée d’une multitude de boutique, d’échoppes et d’étals de produit divers.
Ils arrivèrent finalement tout deux devant le pont levis, suivi de la grille et de la lourde porte de la citadelle d’Aquila. Les grands murs blancs des murailles laissent refléter le soleil au moment où le bruit des sabots résonne sur le pont levis séparant la forteresse du haut quartier du Faubourg.

Ils poursuive sur le chemin principal. Sur leur droites, les grands jardins luxuriant de la forteresses occupent l’espace entre les deux niveaux de murailles, tandis qu’à gauche, cet espace est occupé par le riche quartier noble, dont les impasses serpentent entre boutique de tailleur de luxe, et autres riches échoppes.

Le deuxième niveau de remparts est encore une fois protégé par une grille et une lourd porte en bois, bien que moins imposante que la première. Ils arrivent finalement aux niveaux des écuries où les montures seront prises en charge. Au même moment, Ysomir approche de son lieutenant et son invité. Il ne sourit pas, et marche d’un pas pressé pour une fois.
Sa tenue, légère et typiquement valariennes, offre diverses nuances bleutées, ainsi qu’un mélange de texture et de motifs très raffinés.
A sa ceinture pend un très beau sabre ainsi qu’une dague courbée à la lame assez large. Sa chevelure blonde semble légèrement humide, et sa barbe a été fraichement rasée. Arrivant finalement à leur niveau, il incline la tête vers le soldat.

“Merci Lieutenant, rompez.”
Re: La remise en question ─ Dim 10 Juin - 15:49
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Je suivis alors le soldat jusqu'à la cité où semblait résider le jeune seigneur. Je ne donna même pas un regard au paysage, tout était dans l'horizon. Je n'étais nullement impressionné par cette Citadelle après tout à force de vivre en ce monde, elles se ressemblent toutes à peu de choses près et je n'allais pas gâcher une minute de ma vie à observer ce que j'avais déjà vu au long de ma longue vie.

Ce manège dura pendant ... je n'eus pas le fil du temps, boarf, cela voulait dire que je m'emmerdait au plus haut point étant donné que je n'étais pas là pour jouer au touriste mais bien pour servir de mannequin d'entrainement à un noble prétentieux même pas foutu de m'accueillir lui même ... mannequin d'entrainement, si j'avais mon mot à dire.

Arrivant finalement devant sa "Seigneurie", le lieutenant ne se fit guère prier pour rompre les rangs et me laisser avec son seigneur. Je démonta alors difficilement avec un petit craquement du dos, ach. Vieillesse quand tu nous tiens mais je réussis à me remettre convenablement tout en prenant mes sacs de cuir contenant tout ce qui m'étais cher pendant que le palefrenier s'occupa de la pauvre bête.

Je porta mon attention sur le seigneur qui était aussi fraiche qu'une jeune pucelle qui allait rencontrer un bon parti et je n'eus d'attention que pour son sabre à la garde finement ouvragée puis je le regarda avec une expression qui se voulait neutre.

"Votre Seigneurie." Dis-je en m'inclinant vers l'avant.
Re: La remise en question ─ Dim 10 Juin - 16:46
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"Votre Seigneurie."

Le maître d’armes s’inclinant légèrement en avant sera observé en silence par le baron, pendant un premier temps.

“Peu de personne aurait eu l’audace d’exiger quelques choses de leur hypothétique employeur, surtout lorsque celui ci se trouve être le seigneur des lieux..”


Il garde ses prunelles noisettes sur lui, l’observant de pied en cap. Sa main gauche appuyée au repose sur la garde ornée de son sabre. Il se tient droit, et pourtant, ses gestes et sa stature montre une forme de nonchalance un peu inhabituelle dans la noblesse.

“Le voyage a été long ?”


Il lui fait signe de le suivre en tournant les talons, reprenant le chemin par lequel il est venu, jusqu’au palais.

Sur leur gauche, à l’opposé des écuries, une bâtisse assez grande se trouve être la caserne des gardes de la citadelle. Devant celle ci, deux trois sont en train de jouer au cartes en riant, tandis que plusieurs domestiques parcourent les chemins pavés, les bras chargés parfois de linges, parfois de nourriture.
Re: La remise en question ─ Dim 10 Juin - 16:57
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"C'est que je ne suis pas tout le monde, mon seigneur."

Dis-je avec un petit sourire dans la voix tout en mettant mes lourds sur le dos puis en le suivant.

"Je démarche souvent comme cela, mon seigneur. Je voulais voir dans quel état d'esprit, vous étiez.
Alliez vous m'accueillir vous même sur la plage ou alliez vous envoyer un de vos larbins ... je dois dire que je pensais que quelqu'un qui ...- hm attendez que je me souvienne le contenu de votre lettre -... ah oui, que quelqu'un qui invite un " grand combattant et le meilleur maître d'armes qu'il pouvait faire" dans son domaine allez au moins prendre la peine d'accueillir un vieil homme qui a fait quinze jours de voyage pour vous rencontrer."


J'observais alors les gardes qui semblaient s'amuser comme il se doit, eh bien, si j'avais eu à diriger des hommes comme cela lors de la Guerre des Hordes, ils n'auraient pas fait longtemps. Ils auraient vite oublié l'envie de jouer aux cartes et seraient en ce moment à leur poste mais qui suis-je pour faire de telles remarques.

"Et pour répondre à votre question, votre seigneurie, oui. Le voyage fut long, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas parcourus les terres Euratiennes en si peu de temps ... mes vieux os n'ont plus l'habitude même si cela renforce la constitution et l'égo du vieil homme que je suis qui prouve une fois de plus que la vieillesse n'est qu'en partie dû au mental."
Re: La remise en question ─ Dim 10 Juin - 17:09
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“Au delà de l’estime et de la courtoisie, il y a une question d’ordre des choses monsieur. Le fait que je n’ai pu vous accueillir en personne, n’enlève rien à l’estime que je peux avoir pour un vétéran.”

Le guidant jusqu’au palais dans lequel ils entrent tous deux, l’air frais et ombragé des couloirs vient soulager le duo de la canicule extérieur. Passant devant une servante, il l’interpelle d’un signe de main, celle-ci s’inclinant avec respect.

“Faites apporter une coupe de vin rouge, et ce que monsieur voudra jusque dans les appartements des invités.”

La servante s’incline et file vers les cuisines d’un pas rapide

“J’ai conscience du voyage que vous avez accompli, je savais qu’un solide gaillard comme vous y résisteriez. Bienvenue à Aquila. vous êtes mon invité. J’imagine qu’un peu de repos vous ferait du bien ? Les appartements que je vous ai fait préparé devraient vous convenir, ils sont très confortables."
Re: La remise en question ─ Dim 10 Juin - 17:20
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"Je n'en doute pas, mon seigneur, mais je sais à quoi m'en tenir pour vos possibles entrainements."

Je le suivis alors dans son palais ... la chaleur y était beaucoup moins irritable, cela me faisait du bien un peu de frais ... un peu plus et on pouvait me casser le crâne sur le rebord d'une fenêtre pour manger mon cerveau cuit. Le jeune seigneur interpella par la suite une jeune servante à qui il passa commande puis se fut à mon tour.

"Une bière fraiche, s'il vous plait ou quelque chose qui y ressemble, merci."

Je poursuivis mon chemin avec le jeune baron et je répondis à sa question.

"Si je m'écoutais mon seigneur, je serais depuis longtemps dans un lit de plume de cygne malheureusement j'ai choisis la voie des armes et par conséquent le sommeil n'est mérité que quand nous sommes avec les Trois mais je suis sûr que votre lit sera bien mieux que les couches dans lesquelles j'ai eu l'habitude de coucher en campagne. "
Re: La remise en question ─ Dim 10 Juin - 17:49
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“Vous savez à quoi vous en tenir ? Qu’est ce que cela veut dire ?”

Il hausse un sourcil, alors qu’ils rejoignent un nouveau couloir toujours ornés de tentures et de rideaux.
Ysomir ouvrira finalement une des portes du couloir, tendant la main vers l’intérieur pour lui indiquer de rentrer.
Il s’agit d’appartements spacieux, éclairés par une grande fenêtre donnant sur la caserne. Les meubles sont simples mais élégants, et une grande partie de la pièce est occupée par un très grand lit double, visiblement bien confortable.

Quelques instants après, la servante s’avance pour déposer une pinte de bière et une coupe en argent pleine de vin rouge.

“Voilà vos appartements sir. Maintenant, auriez vous besoin de quelque chose ?”

Re: La remise en question ─ Lun 11 Juin - 7:57
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Mon sourire ne me quittai pas lorsqu'il me posa cette question et je lui répondit :

"Ne vous inquiétez mon seigneur, nous pourrons en discuter plus amplement lorsque je serais installé."

Nous étions dans un dédale de couloirs tous aussi décorés les uns que les autres, ce que je n'aimais pas ce genre de chose. J'avais l'habitude du simplissime d'une chaumière banale ou d'une petite ferme sans grande décoration pompeuse et quand je vis les appartements, je me disais que ce n'était pas encore simple à mon goût, je n'avais jamais dormi dans un lit double, je crois ... mon vieux dos avait l'habitude de couches plus dures les unes que les autres mais cela fera bien l'affaire.

Je pris ensuite la délicieuse pinte de bière tout en laissant tomber dans un petit cliquetis métallique un de mes sacs puis je bus une légère gorgée rafraichissante. Cela faisait du bien, je m'étais pas rendu compte que j'avais la gorge aussi sèche que le désert Tassilien.

"J'aimerais savoir où vos entrainements auront lieu et surtout, seront-ils à vos horaires ou dois-je préparer un programme d'entrainement à ma manière ... ah et, monsieur le baron, j'aimerais savoir une chose ... êtes vous prêt à renoncer à votre titre de noblesse ainsi que votre égo de noble quand nous serons en séance ? Dîtes vous que nous serons ... hm ... deux gentilshommes qui s'entraînent sans différences."
Re: La remise en question ─ Mar 12 Juin - 15:56
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“Au combat, nous sommes tous égaux. Sachez-le, je ne suis pas le genre d’hommes à se cacher derrière les lignes de fantassins. Une épée à la main, les titres, les noms ne protègent en rien. C’est là le rôle du bouclier.”

Le baron élève sa coupe jusqu’à ses lèvres dans un petit sourire amusé, pas vraiment prétentieux, mais plutôt fier.
Il pose ses iris brunes sur le vieux maître d’armes en s’inclinant légèrement.

“Je pense que vous êtes bien placés pour savoir qu’il faut se méfier des apparences sir. Je serais même vexé que vous me ménagiez juste parce que je suis baron. Je ne vous ai pas fait venir pour conforter mon égo.”


Son visage se fait quelque plus sérieux, se tournant pleinement vers son interlocuteur, une main toujours au repos, appuyé sur le pommeau de son sabre

“Fut-un temps, j’étais le commandant de l’armée Valarienne et le capitaine de tous les gardiens de l’Aube. Je suis toujours commandant, mais maintenant, j’assume le rôle de baron. Le temps de la guerre semble si loin, et pourtant, personne n’est jamais assez préparé.
C’est pour voir si je suis toujours apte à mener cette armée que je vous ai fait venir Sir.”
Re: La remise en question ─ Jeu 21 Juin - 7:21
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Je commençais à apprécier ce garçon même si il m'avait fait attendre sur la plage et que surtout,i n'avait pas fait la route avec moi pour voir ce qu'il en était de mon arrivée mais ce jeune homme était quelqu'un d'appréciable ... pour le guerrier que j'étais évidemment.

Je me mis à rire doucement lorsque le jeune seigneur semblait avoir pris la mouche quant à ma remarque sur ses titres et son nom, je bus une gorgée de ma bière ... rafraichissante, il était certain mais cela ne valait pas la bière de Mont-Dragon.

"Eh bien soit, Baron. Nous commencerons demain dès que je me serais reposé et que j'aurais visité les lieux qui me serviront pour vous entrainer."

Je me dirigea alors vers le lit et je posa mes affaires dans un claquement de métal. Le premier sac contenait mon armure et le second les fourreaux de mes épées et surtout ma fidèle arbalète et ses carreaux. J'allais profiter de ce moment de pause pour me réorganiser mais surtout retrouver une certaine vigueur pour le combat, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas entrainé quelqu'un autres que des villageois, je me tourna vers le baron.

"Auriez vous de quoi entretenir mes armes, monsieur le baron ? Ma vieille pierre a aiguiser n'est plus ce qu'elle était et je n'ai guère plus de quoi les huiler."
Re: La remise en question ─ Lun 25 Juin - 13:21
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“Prenez le repos dont vous avez besoin monsieur, ne vous en faites pas. Une de mes domestiques restera à votre disposition pour vous offrir à boire, manger, et un bain si vous le souhaitez.”

Pivotant vers la sortie après s’être légèrement incliné en souriant, le baron se tourna de nouveau vers le vieil homme, hochant à sa requète.

“Bien évidemment. Nous sommes passés devant la caserne, elle reste à votre disposition, et vous trouverez tout ce dont vous avez besoin. Prenez ce qui est nécessaire, ou demandez au forgeron de ma garde, il saura vous faire scintiller votre lame. Vous pouvez avoir confiance en lui.”

Il se racla la gorge après avoir terminé sa coupe, qu’il repose sur la plateau posé plus dos par la servante.

Il ne savait encore trop quoi penser de ce vieil homme, mais les vétérans de son genre était souvent des hommes fiers et droit, et Ysomir avait hâte de voir ce que cela donnerait une fois qu’ils seraient face à face, lame au clair.


“Si vous avez besoin d’autre chose, demandée à votre servante, je reste à votre écoute si le besoin s’en fait sentir. Prenez ce repos bien mérité monsieur. A plus tard.”
Re: La remise en question ─ Mar 26 Juin - 8:16
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Je le regardai alors avec un petit sourire puis je m'inclina vers l'avant.

"Merci, Sire. Je pense faire un tour avant de reposer ces vieux os, ils ne sont pas à dix minutes près."

Puis je le regardai partir me laissant alors seul, seul avec mes vieux amis : La Colère, La Haine, La Misère, la Solitude. Cela faisait bien longtemps que je ne les avais pas cotoyé ... à peu près trois mois mais ils reviennent toujours vers moi tel un chien ramenant un bâton à son maître.

La Colère et la Haine me suivent depuis 1241 lorsque ma femme et mes deux filles furent tuées par des loups. La Misère depuis tout récemment lorsque je découvris ma ferme pillée et mes amis tués par des salopards qui voulaient se venger de moi et la Solitude depuis toujours, mais j'étais ici maintenant et je ne sais pourquoi mais ces vieux amis réapparaissaient ... et il y en avait un nouveau ... La Honte.


La Honte revenait avec ses lointains souvenirs lorsque j'étais encore un fils de noble, lorsque je découvris mon amour des armes et mon mépris pour la politique, mon père était satisfait bien sûr mais j'étais son fils héritier ... bah qu'importe. Ce nouveau compagnon se fera une place parmi les autres et me suivra encore pour un bout de temps.


"Monsieur ?"


Je sortis de mes pensées lorsque la demoiselle arriva et me demanda. Je lui répondis avec un petit sourire.

"Oui ?"


"Voulez vous manger quelque chose ?"


"Hm, pas maintenant. Je vais d'abord faire le tour de cette forteresse... préparez moi quelque chose pour ce soir, le vieil homme que je suis aura son estomac qui criera famine à n'en point douter ... pourriez vous faire venir quelqu'un pour déballer mes effets personnels ? Mettre mon armure sur un mannequin, s'occuper de la corde de mon arbalète, aiguiser mes carreaux ...etc.Je veux que le travail soit bien fait."


"Bien sûr, cela sera fait."


Puis je partis faire mon petit tour de tourisme, la forteresse était magnifique à n'en point douter mais j'avais déjà vu mieux en Durdinis et en Volg. Même si il y avait un sacré boulot, toute forteresse était pénétrable que cela soit par voie des armes ou par hommerie, il y avait toujours un moyen.

Je partis en direction des casernements où je regardai des hommes parfois s'entraîner en s'amusant parfois jouer aux cartes ou aux dès comme je m'en étais aperçu à mon arrivé. Bah, nous étions en temps de paix pour le moment et puis ça devait s'emmerder sec sur ce caillou de ce temps là, ils s'occupaient comme ils le pouvaient.

Je m'approchai d'une imposante caserne et j'observai les hommes qui  s'y entraînaient, l'officier en charge de cette caserne s'approcha de moi et nous nous mîmes à discutailler comme es vieilles mégères puis je repartis en fin de journée pour le château où je rejoignis ma couche ainsi que mon repas de fruits frais, d'oignons, de pain et de fromages.

Je dormis comme un vulgaire vieillard gâteux mais je me réveilla bien avant l'aube, il était temps de voir de quel bois se chauffait mon élève et je n'allais pas attendre son arrivée au champ d'entrainement.

Je revêtis alors lentement ma tunique de cuir noir pour me fondre dans la presque obscurité du matin. J'empoignai alors mon bâton de combat qui était à côté de mon armure disposé sur un mannequin et j'ouvris lentement la porte de bois de ma chambre.


D'après l'emplacement de ma chambre, la chambre seigneuriale devait se trouver plus en haut si mon estimation était juste. Je déambula alors dans les couloirs tout en évitant soigneusement les quelques gardes qui s'y trouvait et j'arrivai enfin devant la chambre du baron qui n'était pas gardée. Je me mis à sourire et j'ouvris doucement la porte tout en la refermant.

Je m'approcha alors du lit seigneurial, mes yeux s'étaient habitués à l'obscurité et je découvris où se trouvait le seigneur qui m'avait accueilli plus tôt. J'allais voir si il m'avait entendu entrer ou était-il toujours son sommeil tel un enfançon, si il se prétendait si bon guerrier que cela, l'ouverture de la porte de sa chambre aurait dû l'alerter et en ce moment même il aurait son épée à la main en attendant que je l'attaque.

C'est alors que j'étais sur son flanc droit et je leva mon arme en bois en hauteur  puis je tenta de lui asséner un violent coup au niveau du corps encore inerte. Allais-je avoir une bonne surprise ou allais-je frapper le seigneur qui m'avait demandé de l'entrainer pas plus tard qu'hier ?
Re: La remise en question ─
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