Rosmarin
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Re: Rosmarin ─ Dim 28 Oct - 10:39
Ysomir Valacar
Le rire éclatant d’Almarine, fut le déclencheur d’un beau et tendre sourire sur les lèvres du baron. Lui qui avait peur de la voir morose ou raleuse du fait de devoir rester alitée, il était bon de la voir avec un tel sourire.
Il s’approcha un peu plus du lit, en réajustant la ceinture mise rapidement. Il ne savais pas trop quoi faire… certes il n’avait rien à cacher, surtout à Anastasie et à Benvenuto, mais était-il vraiment raisonnable ?

Au diable la bienséance.. il s’approcha doucement du, et glissant une main sur la nuque d’Almarine, il vint déposer un doux baiser contre son front avant de tirer un petit tabouret de sous le lit, pour s’asseoir près de celui ci, glissant sa main contre celle d’Almarine.

Il souriait doucement, la voyant visiblement heureuse avec tant de compagnie.

“Je te tiendrais compagnie autant qu’il le faudra, mais promet moi de rester sage, de te reposer.”


Il lui serra doucement la main, tout en se tournant vers Benvenuto en souriant.

“Tu ne voudrais pas décevoir ton plus fidèle protecteur n’est ce pas ?”

Ysomir rayonnait. Depuis le retour de la peintre, tous ceux qui le côtoyaient redécouvraient un baron vivant, heureux, souriant. Il était revenu avec elle de sa visite au duc de Néra, et les souvenirs de la guerre et du front s’étaient effacés en un instant.

Toujours souriant, c’est une inclinaison de tête respectueuse et reconnaissante qu’Ysomir offrit à Benvenuto, sans doute pour le remercier de s’occuper d’Almarine.

“Alors j’irai chercher les plantes plus tard. Restez mademoiselle Lunétoile, vous savez que vous avoir à mes côtés m’aide beaucoup, alors je sais que cela fera du bien à notre grande blessée."

Tout en posant son regard sur Anastasie, il ne put s'empêcher un petit sourire taquin et malicieux vers celle dont il tenait la main.


“Prenez de quoi vous asseoir Benvenuto, je vous en prie.”
Re: Rosmarin ─ Dim 28 Oct - 20:23
Anastasie Lunétoile
Ysomir et Almarine étaient touchants. Il n'y avait qu'à observer leurs regards, et qu'à écouter les mots qu'ils s'échangeaient pour le comprendre. Anastasie, de nature discrète et timide, n'avait aucune envie de les déranger ou de briser un de leurs moments de répit et de tranquillité. Elle ne savait pas combien ils en auraient, combien ils parviendraient à s'en ménager tous les deux : personne ne pouvait le savoir. Alors la prêtresse regarda avec un sourire presque tendre le baron tirer un tabouret, s'installer à côté de sa dame et lui prendre la main. Ils avaient de la chance. Et cette vision si douce finit surtout par mettre Ana un peu mal à l'aise. Elle était vraiment de trop, quoi qu'ils en disent, et cela ne faisait que lui rappeler la solitude qu'elle pouvait ressentir à Aquila, bien loin de tous ceux qui auraient réellement pu être considérés comme ses amis. Heureusement, Benvenuto ne tarda pas à apparaître à son tour, et sa venue tira un large sourire à Anastasie. S'ils étaient en trop, ils seraient deux, et la chose devenait tout de suite moins intimidante. Le protecteur de la peintre, chargé comme il l'était, ne manqua tout de même pas de faire un commentaire sur la belle assemblée qui se trouvait au chevet de sa maîtresse, avant de s'adresser plus précisément à Ana.

J'espère qu'elle ne vous a point fait trop de misères, ma mère

La prêtresse souriante fit « non » de la tête mais de toute façon il en aurait fallu beaucoup pour qu'elle finisse par répondre que si, surtout devant la principale intéressée. Anastasie avait de l'humour – du moins avec ses amis – mais elle ne se risquait pas souvent à le montrer aux autres, et elle n'aurait pas osé tenter la moindre remarque qui ne soit pas tout à fait honnête pour le moment.

-Dame Almarine a été absolument charmante avec moi, ne vous inquiétez pas.

Elles avaient eu une conversation des plus intéressantes et qui avait même débouché sur une confession des plus inattendue mais ô combien plaisante. Almarine n'avait pas tenté de se lever – ou de persuader la prêtresse de la laisser le faire – et, si on demandait l'avis de la prêtresse, elle dirait qu'elles s'entendaient plutôt bien d'après ce que cet entretien avait donné. Enfin, comme le baron et la peintre semblaient d'accord sur le fait que la prêtresse ferait bien de rester dans le paysage, celle-ci ne bougea pas d'un millimètre et resta debout, en retrait, ne souhaitant pas déranger tout ce beau monde. La pièce n'était pas petite, ils avaient de la place pour tous rester là sans se marcher dessus, mais tout de même...

-Dans ce cas, je reste,
répondit-elle en inclinant la tête pour indiquer qu'elle se conformait à leur décision, puisqu'Almarine et Ysomir semblaient s'accorder sur ce point.

Elle était flattée de la confiance que le baron n'hésita pas à lui manifester sans la moindre hésitation, évoquant le rôle qu'elle avait pu tenir auprès de lui. Ana ne doutait pas que la peintre n'ait plus vraiment besoin d'elle, mais si cela pouvait rassurer tout le monde elle pouvait bien rester là encore le temps qu'il faudrait pour être convaincu qu'elle ne risquait rien – du moins si elle ne décidait pas de partir courir un marathon.

-Puis-je faire quelque chose ?
Proposa-t-elle alors à Benvenuto, qui semblait avoir pris en charge le service du vin, et qu'elle n'avait aucune envie de voir s'affairer seul alors qu'elle pourrait se rendre utile.


Rosmarin - Page 3 Cfqd
   
Re: Rosmarin ─ Dim 7 Avr - 16:47
Almarine de Servalan
    Almarine de Servalan
    Artiste peintre
    - Commencez donc par vous asseoir, répondit Benvenuto avec un sourire rieur. Je me fais vieux, vous savez, et je ne sais si j'aurais la force de porter une autre demoiselle en détresse ce jour, si la chaleur vous cause aussi des vapeurs.

    Il s'inclina devant la prêtresse et lui tendit un verre de vin avant de servir enfin le baron. Almarine ne mentait qu'à demi en faisant souvent passer le vieux soldat pour un domestique : il connaissait visiblement les us du service de ses maîtres aussi bien que le métier des armes, et ses vieilles mains trop burinées étaient raidies par le maniement de l'épée, mais pas encore assez pour ne pas être habiles et promptes à rassasier la compagnie.

    - Faites donc,
    reprit Almarine en tapotant le lit près d'elle, il est plus têtu que vous, croyez moi, et si vous ne le faites pas, c'est monseigneur qui vous y obligera.

    Elle haussa les épaules d'un air faussement fataliste.

    - Voyez, leur obstination est venue à bout de la mienne, vous ne pouvez faire front, ma mère.

    Un tout petit sourire espiègle lui vint tandis qu'elle buvait à petites gorgées. Almarine n'était visiblement pas la seule à avoir un peu de mal à se faire aux manières très libres qui avaient cours en privé, ici, et sa gêne manifeste l'amusait, ce qui n'était peut-être pas très charitable, une fois encore, mais la peintre n'avait jamais prétendu l'être.

    Benvenuto avait pris place, lui aussi, en gardien vigilant au chevet de sa maîtresse. Il veillait comme un chat qui couve ses petits, l'air de rien, et sans qu'elle le lui demande, posa près d'elle le plateau avec la collation qu'il avait apportée. A son regard insistant, Almarine comprit qu'il était inutile de discuter, et que si elle ne voulait voir Ysomir se mette à son tour à remuer ciel et terre pour sa bonne santé, il faudrait bien qu'elle reprenne des forces même si elle n'en sentait pas le besoin.

    - Je contais à mère Anastasie quelques histoires de peinture,
    reprit Almarine en s'adressant à Ysomir. Il se peut que vous trouviez sous peu votre prêtresse immortalisée quelque part sur une fresque, j'ai bien l'intention de la monopoliser un peu pour les besoins de l'art, ces jours prochains.

    Son regard très bleu alla de l'un à l'autre, avec un rien de malice. Elle avait une idée derrière la tête, c'était visible, et s'apprêtait de toute évidence à leur en faire part.

    - J'ai cru remarquer que certaines parties du temple manquaient de décor,
    reprit-elle, l'air de rien. Il me plairait d'y faire quelque chose.

    Près d'elle, Benvenuto leva les yeux au ciel avec un sourire.

    - Vous ne pouvez rester en place un instant sans qu'il ne soit question de travail, n'est-ce pas ?
    Glissa-il en secouant la tête.

    - Eh quoi, se récria sa maîtresse avec insolence, je respecte ma parole et je prends du repos. Rien ne m'empêche de converser.



         
    Re: Rosmarin ─
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