♦ Agathe Finebaie ♦
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♦ Agathe Finebaie ♦ ─ Mar 21 Aoû - 19:39
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Mère Agathe


“La vie est un précieux cadeau qu'il faut chérir.”




25 Printemps
Originaire du Comté de Volg
Allégeance à Casteldragon
Religieuse
Prêtresse de Rajas


Personnalité | Apparence | Vécu | Compétences | About




Caractère


Agathe Finebaie, le Soleil de Casteldragon comme d'aucuns l'appellent, Mère Agathe pour les autres, est une personne complexe, dont établir la description s'avère être laborieux. Sa personnalité est une imbrication complexe de qualités des plus pures et de sombres défauts, un mélange subtil de bien et de mal, de lumière et de ténèbres. La jeune femme est pourvue de deux faces, à l'image de cet astre lunaire qu'elle se plait à admirer lorsque tombe la nuit : si l'une est aisément visible, la seconde demeure, elle, bien cachée, et aussi sombre que la première peut être rayonnante. Ombre et lumière : Agathe répond parfaitement à ce principe, aussi bien dans son mental que dans son attitude, cette dernière pouvant osciller entre les deux opposés de manière si facile. Cette ambivalence la rend d'autant plus difficile à cerner, déconcertante et imprévisible. Pourtant, aux vues des surnoms qui lui sont octroyés, c'est sa clarté qui, le plus, marque les esprits ; l'on dit qu'un seul regard de sa part, un simple sourire, même un seul de ses rires, permet de retrouver la joie de vivre et de repousser les peines les plus douloureuses, comme le soleil chasse les nuages et la pluie. Ce charisme, dont elle n'a pas conscience et qui semble n'être qu'un mythe plus grand que nature, n'est pas rattaché qu'à son caractère souriant et aimable, mais aussi à ce grand mystère qui l'entoure.

D'un naturel réservé, presque effacé, Agathe ne dévoile que très rarement ses sentiments et ses pensées. Il est difficile d'imaginer qu'elle puisse avoir peur de quoi que ce soit, tant elle parait calme et maîtresse d'elle-même en –presque– toute circonstance. Particulièrement craintive, la jeune femme a déjà vu la mort de près, et si elle ne ressent plus guère de peurs, celles qu'elle ressent la tourmente au quotidien. Claustrophobe, elle redoute les endroits étroits et se trouve prise d'angoisse dès que ses bras ne peuvent plus bouger à sa convenance… Mais de tous, son pire effroi va à l'encontre des hommes, ceux qui se montrent plutôt bourrus ou brusques, en la présence de qui elle se met alors à trembler comme une feuille.

Si la jeune blonde s'avère sociale elle parle pourtant peu en dehors de ses offices, préférant écouter et ne rien dire que de fournir des paroles creuses. Durant les ans, ces traits ont eu tout loisir de prendre de l'ampleur, jusqu'à l'en rendre aussi maladroite dans le verbe que dans le geste. Attentive et bienveillante à l'égard d'autrui, elle peut se montrer quasi maternelle, d'une douceur rassénérante, rassurante, ponctuant chacune de ses paroles par un de ses radieux sourire qui font sa réputation… Puis se montrer bien involontairement blessante par sa franchise crue, ou pire ; il se murmure que ses accès de colère sont terribles et dévastateurs, autant pour les gens que pour les objets. Bien qu'elle regrette aussi vite, car elle n'est capable que de souhaiter le meilleur pour tous, ses excuses s'avèrent bien brèves. Par ailleurs, si elle semble ne pas particulièrement se cacher de son passé, ou plutôt d'une partie de celui-ci, cela ne veut pas dire qu'elle est ouverte. Pleine de méfiance, Agathe préserve avec la plus grande prudence les secrets de sa vie, ne disperse pas davantage ses ambitions aux oreilles de tous, et partage encore moins de détails à propos d'elle-même ; et lorsqu'elle le fait, ce n'est qu'à un cercle très restreint de personnes. Si gagner sa confiance –et ainsi faire partie de ce fameux cercle– peut se révéler être un véritable tour d'adresse, elle n'hésite pas à la retirer dès le moindre doute. Quitte, parfois, à la rendre après de longs efforts. Fervente Trimurtiste, la jeune femme estime que chacun a droit à sa seconde chance, à l'image de chacune des réincarnations de l'homme en vue d'atteindre la libération.

Consciente qu'en sa qualité de prêtresse son opinion peut avoir de graves répercussions, la demoiselle se garde bien de l'émettre. Même à titre personnel, ce qui peut s'avérer particulièrement difficile pour sa langue bien pendue. Mais puisqu'Agathe ne sait pas accepter les remarques et les critiques qui lui sont adressées, elle s'y efforce du mieux qu'elle le peut ! Naturellement, donc, elle préfère laisser les autres choisir pour elle et décider de ses actions, ce qui lui amène moins de complications désagréables. De ce fait, si sa loyauté envers Casteldragon et sa dévotion pour le Trimurti n'est plus à prouver, il n'en demeure pas moins que certains s'inquiètent encore de ses véritables intentions. Surtout qu'elle s'avère être une personne difficilement influençable, réputée pour être parfaitement incorruptible et à la loyauté absolue... Tellement loyale qu'on ne peut objectivement pas la dire impartiale.

Terriblement persévérante, à la limite obstinée, Agathe peut tout à fait passer pour folle lorsqu'elle a quelque chose en tête. Déterminée à ne jamais abandonner ; quoi qu'il advienne, quel que soit l'objectif et les efforts que cela peut lui coûter ; elle s'avère faire preuve d'une patience inouïe tandis qu'elle en est bien incapable en d'autres circonstances. Cet aspect d'elle-même lui vaut, de la part de certains, bien des louanges pour sa dévotion exemplaire. On pourrait se demander si elle ne serait pas trop dévouée car, tout au fond d'elle, la jeune femme aspire à atteindre les sommets de son ordre ; et pourquoi pas, à devenir Triarque, même si foi inébranlable envers le Trimurti vacille parfois entre Rajas et Sattva. Sattviste dans l'âme, il n'y a qu'une seule chose qu'elle n'est pas prête à faire pour y parvenir : agir contre ses pairs. Même s'il lui arrive de penser du mal de l'un d'eux, voire d'éprouver un profond mépris pour quelques-uns, son refus d'agir à l'encontre de l'Eglise la rend incapable de leur porter le moindre coup bas.

En dehors de la religion, Agathe est une personne "normale" qui agit "normalement". Ses occupations sont celles que tout le monde pourrait avoir : elle lit, coud, va au marché, prend des nouvelles des différentes personnes de sa paroisse, visite ses "amis", s'exerce à la cuisine… Mais le plus gros de son temps libre est accaparée par sa passion : l'herboristerie. Ses années d'expérimentations et d'apprentissages menées dans l'ombre de la prêtrise lui ont permis d'élever cette pratique au point de savoir guérir bien des maux et soigner bien des plaies mais, surtout, de devenir experte dans l'art subtils des poisons et de leurs remèdes. Si elle garde cette particularité bien cachée à la plupart des gens, c'est avant tout car elle n'hésite pas à s'en servir, ne voyant en eux qu'un moyen parmi d'autres de préserver cette vie si sacrée qu'elle chérie ; parfois, pour sauver un être, il faut savoir en détruire un autre. De ce fait, elle ne sait pas s'il existe vraiment un "mal" et un "bien", et ne s'en soucie plus guère, persuadée d'œuvrer dans l'intérêt de l'ordre divin.

Enfin, en bonne Trimurtiste –toujours–, Agathe ne conçoit pas d'écouler ses jours restants dans la solitude… Elle n'a juste toujours pas rencontré la personne capable de susciter son intérêt.




Physique


Le corps est un voile puissant, trompeur, manipulateur, dont chaque détail est capable d'attirer aussi bien que de repousser l'autre. Si certains sont desservis par une enveloppe charnelle ingrate, ou au contraire bénéficies d'une apparence à la beauté divine, Agathe, elle, est un juste milieu à la fois délicatement exquis et terriblement imparfait. Son corps est à l'image de sa personnalité, ambivalent, composé d'éléments aussi éclatants qu'obscures, mélange de chaud et de froid juste dosés, de pureté et de mystères. Si l'on disait de son esprit qu'il était Ombre et Lumière, son apparence, elle, est clairement Feu et Glace. Mais là encore, ce qui persiste le plus dans les mémoires est cet aspect chaleureux, cette impression d'irradier autour d'elle, comme si ce charisme parvenait à relayer au second plan tous ses détails négatifs. Et pourtant ils demeurent là, même si durant ses années d'enseignements la prêtresse a appris à se défaire de son regard, et si son corps continue à lui déplaire elle s'est finalement intégrée à cette image d'elle-même.

Sans réputation à se faire, Agathe n'ayant personne auprès de qui s'imposer, elle ne porte plus de réelle attention à son anatomie ; élégante et séduisante, pour qui sait le voir, la jeune femme néglige volontiers les règles de la société et les tenues formelles. Tout juste fournit-elle quelques efforts –minimes– pour rester dans le même ton que ses sœurs et se montrer digne de son statut. Cachée dans ses atours de prêtresses à la couleur réglementaire du lin, la plupart de ses détails singuliers sont tenus à l'abris des regards, à l'exception de sa peau pâle. Sa seule coquetterie réside dans le choix des matières qui composent ses tenues ; dentelles fines et travaillées, textiles légers et délicatement ornés, sous une lourde houppelande de brocart aux nuances de verts et de bleus. Ses toilettes, car elle déteste être gênée dans ses mouvements, elle les préfère très amples, tout juste cintrées sur le ventre, et aux manches flottantes lui arrivant à peine plus bas que les coudes. Pour compléter le tout, ses seuls bijoux résident en une parure de vermeil : un anneau serti d'une unique pierre verte à son majeur et une chaine à laquelle pend un médaillon en ambre –à l'emblème de Rajas– se logeant juste contre son cœur.

De petite taille, Agathe atteint à peine le mètre cinquante et, fait loin de lui déplaire, elle en parait davantage –du moins tant qu'elle se trouve éloignée. Sa petitesse ayant tendance à la frustrer, voir la vexer, elle a l'habitude de se chausser avec de très légers talons, de ses ballerines jusqu'à ses bottes fourrées, conservant soigneusement les quelques centimètres ainsi gagnés. Si elle ne redoute pas particulièrement le froid, elle bénie le confort de ses bottes qui, bien qu'affreusement encombrantes, se cachent aisément sous les plis de ses amples jupes qu'elle porte longues. Très longues. A ses yeux sa taille, donc, ne lui confère aucun atout : elle l'oblige à se dévisser le cou pour regarder à qui elle s'adresse, et cela l'oblige à solliciter de l'aide pour atteindre ces objets se trouvant –bien trop fréquemment– hors de sa portée. Il arrive même que, tandis qu'elle est à visage couvert, on la prenne pour une jeune demoiselle.

Sa finesse de corps donne l'impression que sa croissance a été compromise et qu'elle n'a jamais vraiment mangé à sa faim. Si cela s'avère être plutôt vrai, on ne peut lui prêter un aspect squelettique, ni exactement maigre : sa peau n'en est pas au point d'indiquer la présence des os sous celle-ci et ses côtes ne sont pas apparentes sous son derme clair et laiteux. Son ventre plat est plat, ni plus, ni moins. Si la qualifier de frêle semble adapté, ce qui s'accorde avec son aspect doux et fragile, gardez-vous de le lui dire. Du reste, la silhouette d'Agathe est assez régulière, harmonieuse, avec des hanches larges et une taille marquée. Plus haut, la nature ne lui a pas donné d'atouts particulièrement développés. Sous ses épaules étroites, ni opulents ni inexistants, ses seins au renflement juste agréables créés, dans sa beauté pâle, une fraicheur candide, presque juvénile, malgré une allure bien féminine et affirmée. S'il y a une chose qu'elle regrette, par-dessus tout, c'est sa souplesse plus proche de celle du vieux chêne que du roseau ; ses os craquants désagréablement, de surcroit, lorsque vient l'hiver.

Malgré une vie rude propre à la paysannerie, puis soumise aux intenses enseignements Rajastes, Agathe n'a plus guère de muscles visibles. Tout juste des esquisses qui ressortent à la lueur d'une chandelle. Ses bras longilignes s'apparentent plutôt à ceux de la noblesse, se terminant sur des petites mains absolument charmantes aux doigts fins et aux ongles soignés. Ses jambes sont longues et fuselées, du moins à la mesure de sa courte personne, et demeurent désespérément peu musclées. A ceux qui la verraient dans le plus simple appareil, elles le paraitraient tout juste assez pour soutenir sa personne, et lui permettre de courir s'il le fallait ; fausses apparences s'il en est. Mais celui qui la verrait ainsi aurait bien d'autres choses à remarquer, comme ces marques rouges ou nacrées striant son dos jusqu'à son fessier pour le restant de sa vie ; douloureux souvenirs de la morsure des lanières de cuir sur sa peau, vestiges de la brisure des chairs à présents boursoufflées. Et puis il y a cette tâche de naissance derrière son genoux gauche, qui semble avoir une forme d'oiseau, et encore ce grain de beauté à son pied droit, sur le petit orteil…

Sa chevelure est peut-être la partie de son physique la plus marquante, faisant le plus d'effet après son regard de glace. D'un blond d'or pâle et étincelant, absolument splendide pour qui sait en apprécier la souplesse et l'épaisseur, elle est parcourue de reflets roux parfois des plus chatoyants. Au volume important, la jeune femme ne les a plus coupées depuis son entrée dans l'Eglise, les boucles et ondulations joliment courbées atteignent à présent une longueur fort respectable : cascadant presque par-delà de ses genoux. Seule une petite masse, entretenue avec soin et regrets, demeure plus courte que les autres, bien qu'elle dépasse à présent ses épaules.

Le corps de glace d'Agathe s'achève par un visage saisissant de contraste, parachevant cette impression d'innocence et d'immaculée blancheur qui se dégage de son être, lui donnant cette touche solaire qui donne tout son sens à son appellation. Aux traits fins et gracieux, la pureté qu'il dégage est frappante, radieuse. D'une forme ovale et encore un brin enfantin, nubile, seule une partie de son front est dégagée, en son centre, dévoilant la pâleur de porcelaine de sa peau. Sous ses sourcils fins et bien dessinés se trouvent ses yeux : deux globes pâles et perçants, soulignés de cernes rougeâtres et violacés résultant de ses longues nuits passées à lire. Etonnants, ils sont d'un bleu-gris presque translucide qui s'harmonise à la perfection à sa personnalité… Mais bien malgré elle, et ses nombreux efforts pour tenter d'y contrôler, ses émotions y transparaissent avec la plus grande clarté. Plus bas dans son faciès, son nez fin et discret est facilement oublié, au détriment d'une bouche candide et joliment rosée, toujours étirée en un sourire chaleureux, qui relève admirablement les couleurs de sa pâleur naturelle. Seule ombre au tableau qu'est ce portrait ainsi dressé, ombre que la jeune femme cache tant bien que mal derrière ses cheveux : un grain de beauté, à peine visible mais l'emplissant de gêne, entre sa fossette et son oreille droite.

Enfin, lorsqu'elle parle, Agathe dévoile une voix douce et agréable, du moins à ceux qui la perçoivent ainsi. Fluette et plutôt aigüe, parfois légèrement éraillée, elle correspond en tout point à l'idée que l'on se fait d'elle ; de sa pâle innocence et de son rayonnement quasi solaire. Grâce à l'instruction reçu au sein de l'Eglise, et sa curiosité insatiable, son langage de fille de la rue a laissé place à un vocabulaire riche. Cependant, lorsque les mots fusent, c'est là que se révèle toute sa maladresse : directe et franche, trop, quel que soit son interlocuteur, elle blesse aussi bien qu'elle ravie.




Histoire


Je ne débuterais pas ce récit par "il était une fois", car bien peu de choses s'y prêtent. Agathe n'est pas l'une de ces héroïnes de contes de fée que nous lisons aux enfants, qui leur rendent les yeux tout brillants et la tête pleine de rêves. Certes, la jeune femme en a eu, des rêves, lorsqu'elle était plus jeune, mais ils résultaient plutôt de circonstances dramatiques que de contes joliment tournés.

Prélude à la biographie d'Agathe :
 

Une naissance dans la déchéance :


Cette année-là, ce n'était pas un hiver particulièrement rigoureux pour l'Empire d'Eurate. Mais il faut admettre que récemment, les hivers n'étaient plus vraiment bons pour notre petit bourg bien insignifiant. La fin de l'année devenait plus difficile à mesure que durait la mainmise des brigands sur le village, qui régnaient par la force et la menace, raflant aussi bien les vivres que les biens. Nombreux étaient ceux qui, chaque année, périssaient de maladie ou mouraient par la faim ou sous le coup des armes et des poings.

Malgré ces malheurs qui ne cessaient de s'abattre sur eux, tout le monde était enthousiaste pour la venue au monde de ce nouveau membre de la communauté. Les naissances s'étaient faites de plus en plus rares parmi eux, aussi ils lui accordaient naturellement une toute grande importance, comme il l'avait été pour ses deux ainés. Ainsi, ils attendaient de plus en plus impatiemment que les neuf longs mois s'achèvent pour accueillir, comme il se devait, cette nouvelle vie si innocente et si précieuse ; Agathe, dont le prénom et le sexe étaient encore méconnus de tous –Valériane avait cependant bien une idée quant à ce dernier– devait voir le jour aux prémices du printemps. C'est une période encore bien froide et délicate pour les naissances, surtout dans les temps de crise que le village traversait alors, aussi chacun se pliait en quatre et apportait ce qu'il pouvait pour préparer l'accouchement et les jours qui y succéderaient. Il en allait de la survie du bambin.

Paradoxalement, les statistiques allaient bon train, avec légèreté et bonne humeur, et un brin de moquerie. Galène, qui avait déjà sept ans, espérait une petite sœur avec qui elle pourrait partager ses secrets, discuter étoffes et travaux de couture, rivaliser à la broderie, critiquer la maladresse des garçons lorsque le temps serait venu pour elles d'être courtisées. Onyx qui, quant à lui, avait tout juste fêté ses cinq ans, désirait avoir un petit frère pour pouvoir jouer aux duels d'épées avec lui, pêcher dans la fameuse rivière qui traversait leur village, lui apprendre le bucheronnage et partager sa passion pour la faune de la forêt.

Mais cette année-là, les évènements furent sans doute les plus tragiques qu'eut jamais à connaitre le village. Cette fois, Pierre, ce roc qui semblait invulnérable et indestructible aux yeux de tous, était malade ; en plus de nombreux bucherons, et de quelques rares brigands de bas étage. A la mi-décembre, on ensevelissait les premiers morts ; ceux pour qui le froid, la faim et la maladie cumulés avaient été fatal. Une semaine après survenait une de ces éternelles rixes entre bandits et villageois ; les uns pour acquérir toujours plus de ressources et de remèdes, les autres pour bouter ces premiers hors de "leurs" terres. Des blessés, il y en avait des dizaines à dénombrer, quelques cadavres méconnaissables également… Parmi lesquels comptait notre chef, que la maladie avait déjà poussé aux portes de la mort avant même qu'il n'ait élevé la voix, dans le vain espoir de mettre fin au conflit, pour la centième fois –et fois de trop– au moins.

C'est ainsi que, le 21 décembre 1224, tandis qu'on annonçait sans ménagement le décès de son époux à madame, que se manifestèrent les premières –et précoces– contractions, provoquées par la violence du choc. Quelques heures après, c'était une fille qu'elle mettait au monde –comme escompté–, malingre et anormalement pâle, déjà auréolée d'une petite toison blonde et aux yeux de verre typiques de son ascendance. L'étonnement fut général quand, contre toute apparence, le nourrisson se mit à crier.

Durant quelques jours, seulement quelques jours bien brefs, Valériane resta seule avec ses enfants –Galène, Onyx et la dernière qui fut appelée, comme vous vous en doutez, Agathe– dans le recueillement le plus complet. Moments de liesses et de deuils se succédèrent les uns aux autres avec monotonie… Jusqu'à ce qu'un certain hors la loi ne se revendique chef, et également propriétaire de la belle veuve éplorée.


Une enfance tourmentée :

En relecture/correction...

La foi de Père Eustache :

En réécriture...

Nacre et ses trésors :

En écriture...

Assignation et Casteldragon :

En écriture...



Compétences



  • Enseignements du Trimurti : Voie de Rajas, résistance physique
    Niveau III
    Si elle n'en est pas sortie plus forte ou endurante, les enseignements Rajastes ont néanmoins permis à la prêtresse d’accroître sa résistance physique… Déjà mise à rude épreuve durant son enfance. Malheureusement, les contrecoups sont à la hauteur de la capacité : si elle semble ne pas particulièrement sentir la douleur, affichant tout juste une certaine gène, la fatigue provoquée est telle que les malaises et les éventuels évanouissements sont quasi systématiques. Son penchant Sattviste a été un frein dans son apprentissage et une limite à sa foi... Mais cela tendrait à changer.


  • Compétence mentale bonus : Érudition, lecture
    Niveau I
    Evidemment, en tant que prêtresse, Agathe a pu bénéficier d'une érudition à laquelle elle n'aurait eu accès autrement. Si elle sait lire et écrire, la lecture est l'activité qu'elle affectionne le plus, s'instruisant particulièrement sur l'histoire d'Eurate, la religion, et l'herboristerie.


  • Compétence physique : Bagarre, art martial Rajaste
    Niveau I
    S'il est bien une chose qu'Agathe a détesté apprendre des enseignements Rajaste, c'est bien l'apprentissage de cette forme de combat. Loin de figurer parmi les meilleurs de cette discipline, la prêtresse sait tout au plus se défendre d'un homme désarmé...


  • Compétence mentale : Sciences, botanique
    Niveau III
    Agathe est passionnée par l'herboristerie, et par extension la botanique, depuis son plus jeune âge. Loin de connaitre l'entièreté de la flore du monde, elle est cependant "experte" quant aux plantes locales et leurs utilisations. Ses principales recherches et lectures concernent ses lacunes dans ce domaine.


  • Compétence mentale : Sciences, médecine et poisons
    Niveau II
    Si ces talents n'égalent pas encore ceux de sa défunte mère, guérisseuse émérite, Agathe sait reconnaître l'origine d'un mal bénin, soigner les rhumes et panser les plaies. Si elle a des notions d'anatomie, elle est absolument incapable de procéder aux accouchements, où alors ce n'est que par chance que cela ne se termine pas par un drame. Paradoxalement, elle maîtrise presque parfaitement l'art obscur et subtil des poisons, les utilisant parfois à des fins curatives, ainsi que la confection d'antidotes...


  • Compétence mentale : Artisanat, agriculture
    Niveau II
    Don hérité à la naissance, Agathe a les "mains vertes" de sa grand-mère. Cette aptitude, qui pourrait paraître futile, s'est avérée être un atout formidable pour ses recherches. Armée de ses outils, la jeune femme est capable de prélever et faire pousser presque n'importe quelle plante. Malheureusement, cela n'est pas toujours suffisant et il lui reste beaucoup à apprendre !


  • Compétence mentale : Sciences, minéralogie
    Niveau I
    Totalement novice dans ce domaine, Agathe a récemment découvert le pouvoir thérapeutique des minéraux.


  • Compétence mentale notable et inutile : Artisanat, cuisine
    Niveau Négatif !
    S'il est une chose dont il faut se méfier, avec Agathe, ce sont bien ses talents culinaires. Malgré la qualité des ingrédients utilisés, ses plats sont capables de donner une indigestion à un loup marin... Cela explique peut-être sa prédisposition aux poisons ?





  • Derrière l'écran



    Êtes-vous majeur ? Tutafé.
    Avez-vous lu le règlement ? Code validé par Courage
    Comment-êtes vous arrivé sur Les Serments d'Eurate ? Via le forum partenaire d'un forum partenaire [...] qui était partenaire d'un forum sur lequel je joue, je crois... Mais je ne suis pas sûre !
    Une suggestion ? Euh, bah... Non.
    Ce personnage est-il un DC ? Si oui, de qui ? Non.





    Re: ♦ Agathe Finebaie ♦ ─ Mar 21 Aoû - 19:59
    avatar
    Bienvenue collègue ♥️


    Re: ♦ Agathe Finebaie ♦ ─ Mar 21 Aoû - 20:32
    avatar
    Merci collègue !

    J'essaie de pondre une fiche complète et courte *s'étouffe* d'ici dimanche ! Promis.
    Re: ♦ Agathe Finebaie ♦ ─ Mer 22 Aoû - 8:19
    avatar
      Apolline Rougole
      Prêtresse
      Bienvenue parmi nous ♥️


      Apolline s'exprime en #D2810D
      Re: ♦ Agathe Finebaie ♦ ─ Mer 22 Aoû - 12:09
      avatar
      Bienvenue dans nos belles terres du Nord Very Happy


      Re: ♦ Agathe Finebaie ♦ ─ Mer 22 Aoû - 12:09
      avatar
      Bienvenue !
      Re: ♦ Agathe Finebaie ♦ ─ Jeu 23 Aoû - 5:17
      avatar
      Bienvenue ici aussi du coup !  cheers




      Fiche d'Agile       |       Ordre de la Rose       |       Grand registre       |       Colombier

      Re: ♦ Agathe Finebaie ♦ ─ Sam 25 Aoû - 20:46
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      Bonsoir et bienvenue.

      Ne t'inquiète pas pas on note de ne pas touché pour les joueurs ne sachant pas coder, j'aime beaucoup tes changements. Bon courage pour ta fiche et j'ai hâte de la lire.

      Amicalement, Courage.
      Re: ♦ Agathe Finebaie ♦ ─ Lun 27 Aoû - 13:37
      avatar
      Hâte de lire également ^^ et encore une fois, bienvenue dans nos rangs!


      Re: ♦ Agathe Finebaie ♦ ─ Dim 21 Oct - 21:18
      avatar
      Bienvenue Agathe =)
      Re: ♦ Agathe Finebaie ♦ ─ Dim 21 Oct - 22:25
      avatar
      Bienvenue chère consoeur !
      Re: ♦ Agathe Finebaie ♦ ─
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