Gabriel de Lastresang - Sombre sire [TERMINE]
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Gabriel de Lastresang - Sombre sire [TERMINE] ─ Mer 5 Sep - 18:29
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Gabriel de Lastresang


“Le bonheur se trouve entre les cuisses d'une femme, sur le dos d'un cheval et devant les pages d'un livre.”



28 ans
Originaire de Duché de Volg
Vassalité : Comté de Terresang
Statut social : Noble
Son métier : Chatelain


Caractère



Curieux - Ombrageux - Flamboyant - Intelligent - Secret

La fête en l'honneur du Trimurti battait son plein au cœur du bourg et en tant que chatelain de ce dernier, Gabriel se trouvait attablé à la place d'honneur en bout de table sur l'estrade dominant de peu la modeste place locale mais tandis que la population se laissait aller dans l'ivresse du festin ce dernier restait sombre et morose. Les griefs que son cœur ressassait étaient encore d'un poids de plomb et autour de ce dernier se reconstituait la carapace de jadis, de ce temps ou enfant chaque jour était un combat. Combat contre ce père rustre et brutal aux vues étriquées et à la vision clairement monolithique, combat contre les attentes de ce monde, combat contre l'ennui et la prison que représentait à ses yeux le castel noir. Croisant le regard de l'un de ses frères, il se força à sourire de manière chaleureuse mais ce sourire se voulant solaire ne parvint pas à atteindre ses yeux lui qui fut si mutin encore quelques années plus tôt. Enfoncé dans un silence pesant, il se faisait taciturne lui d'ordinaire si éloquent.

Ne parlant que lorsqu'il avait quelque chose à dire il semblait vouloir couver cette aisance à manier les mots de la plus juste des manières d'une pudibonderie incongrue ne lui ressemblant guère. Lui qui était très tôt tombé amoureux de ces derniers à la lueur des chandelles alors qu'ayant à peine appris à lire, il dévorait déjà les ouvrages massifs de la bibliothèque familiale parfois même sans comprendre le sens du propos mais avec une passion brulante. Ouvrages ayant fait de lui l'érudit qu'il est encore aujourd'hui et lui ayant conféré un avantage inattendue au cours d'une vie d'aventures sanglantes face à ceux ne considérant point la découverte naissant dans les pages poussiéreuses comme un exercice utile.

Cette passion qui l'animait depuis toujours semblait désormais l'avoir désertée. L'animant dans ses frasques de gamin irrévérencieux et décevant bien décidé à se frayer son propre chemin et à honorer ce nom à sa manière. Dans ses excès ayant jalonné son expérience de mercenariat lui ayant appris que la vie était courte et fragile et que l'hédonisme tenait du simple bon sens. Dans ses actions sur la lice lors de joutes ou sur le champ de bataille. Dans l'amour porté à son épouse disparue avec une ardeur insoutenable le minant dès lors. La flamme semblait avoir été soufflée par quelque maléfice. Se laissant bercer par la mélodie enjouée et festive il jeta un regard bref à la ronde des danseurs et cette fois le sourire qui s'imprima sur ses traits fut plus sincère. Peut être qu'était ce là la solution, se délecter de la joie simple et vivante des autres, des personnes pour lesquelles il devait être un roc de certitude comme son capitaine le fut au sein de la compagnie pour lui, comme il le fut à Durdinis pour son maigre ban. Car, la sienne semblait désormais faite de cendre et d'amertume même lorsqu'il embrassait ses enfants ce qu'il avait de plus précieux au monde, les dernières traces du passage d'Azalea dans ce monde et dans sa vie.

La curiosité le tira de sa contemplation tristement mélancolique et son regard se porta sur les deux chevaliers ayant été membre des Dragons et qui étaient arrivés quelques jours plus tôt et avaient fait part de leur intention de s'engager à son service de manière permanente. Ce fut avec surprise qu'il avait reconnu ser Francis et ser Jean. Sa curiosité en chasse explorait les visages des deux hommes de quelques années ses cadets qui dansaient joyeusement sur la piste. Son plus jeune frère passablement ivre le rejoignit main dans la main avec une jolie paysanne de son age et lui demanda d'improviser pour celle qui avait été élue reine de beauté de la sauterie. Gabriel laissa quelques vers poétiques franchir ses lèvres avec aisance tandis qu'il contemplait la jeune femme et l'assemblée applaudit chaudement ces quelques mots libérateurs. Fut un temps ou il était bien plus flamboyant que son plus jeune frère tant dans la vie qu'à la bataille. Solaire il avait le don naturel pour se faire remarquer mais depuis la peste noire l'éclat s'était fait volontairement terne. Se composant une expression plus avenante de façade, il leva sa coupe bien haut et clama bien fort que les festivités ne faisaient que commencer ce qui déclencha un tonnerre débraillé. Une fois l'attention de tout le monde ou presque occupée...

Presque car Cassandre ne quittait pas son ainé du regard attentive, bienveillante et inquiète mais il n'en avait cure pour l'heure et se perdit dans des souvenirs. Aucunement heureux mais récents, il se revit prendre ombrage en un instant de l'œillade d'un chevalier de feu le comte de Terresang. Ce dernier avait prononcé des mots qu'il n'aurait jamais du et le duel avait été jeté d'une voix vibrante de rage et de haine. Le gant fut relevé et le lige du comte étrillé par une bête sauvage faite homme qui déversa sa haine, sa frustration, sa douleur dans les assauts implacables témoignant d'une dextérité d'homme d'arme professionnel ayant passé une part de sa jeune existence à l'affuter. Un autre souvenir succéda au premier plus lointain celui-ci mais tout aussi pourpre. La guerre à Durdinis, la guerre pour Durdinis.

Il se revit proposer un plan audacieux mais bien ficelé trahissant une intelligence aiguisée tournée toute entière vers la voie des armes à son supérieur direct le baron. Plan refusé par le noble sire à son plus grand dam. Durdinis, le sang, la merde, les râles...Ce n'était pourtant pas sa première guerre et certainement pas la dernière mais celle-ci fut marquante pour des raisons évidentes. Finissant par se lever sans avoir fait grand honneur à son repas, il saisit sa coupe de vin ainsi que l'instrument qu'il avait apporté pour faire plaisir à Manille qui adorait l'entendre jouer avant de s'éclipser au milieu du tumulte. Un coin sombre non éclairé par une quelconque torche entre deux maisons de chaume fit office de paradis et il s'installa sommairement sur un vieux tonneau avant de poser la harpe sur ses jambes puis de porter la coupe à ses lèvres. Il aurait préféré du tord boyau des montagnes mais son palais préférait la délicatesse de ce vin du sud.

Une fois la coupe vidée, celle-ci tomba par terre et les doigts se mirent à danser sur le petit instrument. Funeste mélopée, délicieuse symphonie. Chant de désespoir chargé de promesse macabre mais également d'une nuance doucereuse réconfortante. Secret, il se complaisait dans le poids qui l'étouffait à l'intérieur plutôt que de s'en libérer en s'ouvrant. Tandis que sa tète dodelinait doucement, il pensait à l'avenir. La disparition du comte avait ouvert des appétits et aiguisé des rivalités. Des titres étaient à saisir et des opportunités à relever. Car même au milieu de cette débâcle intérieure, de cette brume pâteuse et langoureuse, il n'oubliait pas. Il n'oubliait pas les projets et espoirs de sa mère et l'orgueil de son père. Il n'oubliait pas qu'il était un de Lastresang et que chaque jour l'astre s'élève. Il n'oubliait pas le visage de celle qui fut le sien, de noble lignée ancienne et respectée mais ruinée fut la Blanchedague. Nos enfants seront bien plus que cela se jura t'il tout en adressant cette promesse solennelle à une ombre furtive fantasmée.



Physique


Les couloirs de la modeste forteresse des marches résonnaient du pas martial du maitre des lieux. Le chatelain se rendait dans ses appartements de sa démarche faussement nonchalante tantôt rapide tantôt tranquille qui trompait souvent ses interlocuteurs. Son passé de mercenaire se ressentait dans cette allure à la fois vive du commandant ayant mille choses à faire et lente du combattant s'estimant libéré de toute obligation en l'absence de menace immédiate. Les escaliers furent gravis avec l'aisance d'un homme approchant de la fleur de l'âge et la familiarité d'un garnement d'autrefois ayant fait tourné en bourrique bien des nourrices et des soldats. La tenue du De Lastresang était à la fois simple ce qui n'avait rien d'étonnant au vu du rang bénin de l'homme dans la hiérarchie du comté local mais néanmoins teintée d'une certaine forme d'élégance nullement liée à son rang de chef de maison mais bien plutôt à cette formation de courtisan assurée par une mère ambitieuse telle une vieille habitude ancrée bien trop profondément pour être désormais changée. L'ensemble restait imbibé de pragmatisme et la fonctionnalité était bien réelle. L'on sentait l'ancien soldat professionnel et le chevalier dans cette tenue sombre. Sombre pour marquer le triple deuil ayant frappé la famille dans le sillage de la garce suprême, sombre peste et sombres humeurs. Une paire de bottes de cavalerie de jais au dessus desquelles se dressait un pantalon de même teinture dans une matière solide et souple.

Une tunique corbeau taillée dans une bien belle étoffe flottait jusqu'à ses cuisses et épousait sa carrure avec avidité. Le gambison était également d'ébène et renforcé de lainage car les saisons étaient fraiches dans les montagnes. Une ceinture de couleur crépusculaire tranchait néanmoins avec la morosité ombrageuse. De celle-ci pendait une paire de gants de cuir et accrochée à cette dernière un poignard au flanc droit simple mais efficace dans un fourreau rustique. Sur le flanc gauche pendait son épée à la garde raffinée et dorée -présent de son ancien capitaine chez les Dragons d'Airain- dans un fourreau simpliste masquant la valeur d'une telle lame. Dans son dos flottait une cape de jais mais au milieu de laquelle se trouvait un soleil rieur sanglant, blason de la famille. Enfin une pelisse de loup flottait négligemment sur ses épaules.  Le noir lui allait bien mais tandis que les autres membres de la maison avait peu à peu renoncé à ce dernier en accord avec la tradition et le culte, optant seulement pour des teintes mornes et sombres celui-ci continuait inlassablement à se draper de ténèbres.

Le sombre sire de Lastresang comme commençaient à le surnommer les gens du bourg semblait vouloir se fondre dans cette noirceur comme s'il souhaitait s'y noyer pour rejoindre ses disparus. Gabriel atteignit finalement ses appartements et se félicita de ne pas y croiser son écuyer ni ses enfants. Voir ces derniers lui faisaient souvent le plus grand bien mais paradoxalement lui rappelait également une chevelure aussi brune que la nuit elle même et des yeux verts taquins. Passant en trombe dans la pièce principale, il n'adressa qu'un modeste coup d'œil à son armure accrochée à son mannequin de bois. Cette armure qu'il avait toujours adoré et avec laquelle il avait tant vécu, cet acier poli et gris cendré ne faisait que lui renvoyer le fait qu'alors que sa mère, l'un de ses neveux et sa femme allaient quitter ce monde fauchés par la main putride de l'épidémie il se trouvait au loin à se battre pour une cause n'étant pas la sienne plutôt que de profiter de la présence des siens. C'était d'une cruauté sans nom que de ne point oser poser le regard plus longtemps sur ce plastron, ces jambières, ce gorgerin, cette dossière, ce heaume car le De Lastresang s'il avait longtemps tenté de balayer la réalité du sang dans ses veines avait fini par l'embrasser avec passion. Faire la guerre, jouter et se battre à l'instar de ses aïeux, de ses frères et de ce père avec lequel il s'était très tôt déclaré la guerre lui plaisait tant. Dénouant son ceinturon, il le laissa choir dans un fracas sourd sur le sol avant de dégrafer la lourde cape qui s'en alla rejoindre les armes de même que la peau de loup.

Il prit le temps d'ôter ses bottes et de retirer son pantalon ainsi que la tunique et le gambison avant de passer dans l'autre pièce nu comme au premier jour. Le grand baquet d'eau avait été rempli par une servante mais depuis le temps l'eau avait eu le temps de refroidir cependant il n'en avait strictement cure. Le chatelain prit le temps de s'observer dans la glace du miroir sur pied quelques instants et eut bien du mal à se reconnaitre. Car l'homme qui se tenait devant ce reflet ne portait cette fois aucun masque. Ce n'était ni le chatelain de Lastresang, ni le sombre chevalier surnommé par ses hommes le dragon d'airain ni même le courtisan avorté amateur de belles lettres et de belles choses et encore moins l'homme compétent érudit et attentif qui se cachait sous les précédents. Non, ce n'était que Gabriel le veuf dans toute sa pitoyable splendeur. Ses cheveux blonds cendrées indisciplinés se jetaient ca et là et une mèche barrait son front. Sa coupe mi longue qu'il ne coiffait jamais favorisait la mutinerie capillaire, cela n'était guère surprenant. Ses yeux bleus acier étaient teintés d'une mélancolie sourde et d'une douleur implacable bien éloignées de la malice et de la lueur d'intelligence que l'on y avait toujours trouvés d'ordinaire.

En cet instant, ce regard qui pouvait se faire aussi pétillant que dur, aussi bienveillant qu'inquisiteur, aussi amusé que dangereux était simplement et profondément engoncé de lassitude. Un brin hagard alors que cela faisait déjà plusieurs mois désormais. Mais, le temps ne semblait nullement améliorer les choses en lui bien au contraire il semblait que ce dernier, ce vieux salopard les empirait de son irréductibilité invincible. Son visage avenant, rugueux mais séduisant, carré mais non dénué de noblesse était dominé par une expression entre l'orageux et le défait. Quelques rides avaient commencées à sillonner son front encore jeune. La mâchoire carrée couverte de barbe blonde était serrée. Sa stature élevée sans pour autant être exceptionnelle se couplait d'une carrure de chevalier ce qu'il était avant d'être modeste seigneur. La vie de mercenaire de jadis avait façonné ce corps autrefois chétif pour la guerre et celle-ci avait prélevée son tribut allégrement eu égard aux multiples cicatrices tapissant la peau albâtre. Se détournant prestement, il fit quelques pas avant de s'enfoncer dans l'eau glaciale sans paraitre ressentir ses effets. Plongeant la tète sous l'eau, il resta ainsi quelques instants puis plus longtemps jusqu'à ce qu'une voix ne le tira de son refuge aquatique. Il s'agissait d'Uveila la servante qui avait préparé son bain. Celle-ci s'excusa et insista pour faire réchauffer de l'eau mais le chatelain refusa, arguant qu'il était très bien ainsi. La jeune femme se mordit les lèvres et il paraissait évident qu'elle souhaitait tenir tète à Gabriel mais se retint de justesse. Alors, elle resta là à s'affairer dans la pièce ramassant les affaires qu'il avait semé aux quatre vents alors qu'il se laissait couler.




Histoire


La chatellerie de Lastresang voilà un nom bien illustre pour une modeste forteresse de pierre de jais aussi noire que la plus profonde des nuits entourée de quelques arpents de terres cultivées par une maigre population se regroupant dans un bourg connu dans le Comté de Terresang sous l'appellation de Bourg en Lastre. La forteresse en elle mème n'est guère bien impressionnante composée d'une enceinte de remparts relativement basse encerclée elle mème d'une seconde un brin plus haute s'étendant autour d'un castel de taille relativement normale pour une telle maison noble. L'architecture de l'ensemble est austère et sans fioriture aucune n'indiquant que trop bien l'intérèt militaire premier de cette construction ayant été révisée au cours des ages par la famille de Lastresang. Seule la hauteur du donjon permettant à la garnison de contempler tout le domaine d'un regard s'avère particulièrement atypique. D'ébène à l'instar de toute la forteresse celui-ci se dresse telle une flèche vers les nuages sombres et tempétueux comme s'il souhaitait transpercer ses derniers et atteindre finalement cet astre se faisant sanglant au crépuscule. La couleur peu commune de la pierre provient d'une carrière voisine car le domaine se trouve à l'est du comté dans les montagnes frontalière du royaume de Feynes. Quelques arbres sont visibles au sud et une infime partie de la foret appartient à la maison noble.

Les paysans locaux cultivent ce qu'ils peuvent eu égard à la topographie escarpée des lieux mais travaillent pour la plupart dans les mines de fer, seul véritable trésor de ces monts aurifères agressifs et indifférents. Quant aux soldats locaux ces derniers savent s'y prendre avec l'hallebarde et si les conditions de vie sont quelques peu rudes on y vit pas plus mal qu'ailleurs et les membres de la maison ont une longue tradition de chasseurs un peu sauvage à l'image de leur terre qu'ils apprécient à sa juste valeur. Le titre de chatelain des marches orientales est celui que l'on se transmet de manière informelle de génération en génération de premier né en premier né. Quant à la foi vis à vis de la religion du Trimurti elle n'est pas particulièrement débordante cependant Satvva et Tamas y ont une plus nette préférence que Rajas. C'est sur cette terre au pied des montagnes imposantes et rugueuses, éternelles dominatrices de leur splendeur immobile qu'est venu au monde Gabriel de Lastresang en l'an 1221 fils de Rohan de Lastresang et d'Asmodée de Lastresang née de Chantlieu. Le travail dans la chambre d'accouchement fut long et laborieux à l'instar de ce que serait la relation du père et du fils.

Pourtant l'empire quant à lui se souviendra de cette année comme de la plus prolifique des cinquante derniers printemps en terme de récoltes et de production. Les aharatastes exécutèrent pourtant le rituel de naissance en choeur avec une belle énergie ainsi qu'une dévotion aveugle. La fumée embaumait la pièce alors que les paroles rituelles s'élevaient en rythme dans l'air aux effluves de sang.  Celles ci clamèrent qu'un mauvais esprit tentait de faire du mal à la chatellaine, de lui arracher son petit ou de s'insinuer en celui-ci. Asmodée pourtant de constitution robuste et en bonne santé manqua de perdre la vie au cours de la venue au monde de l'héritier de la maison. En dépit de cela, elle adora rapidement ce fils taciturne et sensible contrairement à son noble époux qui le prit rapidement en grippe, plein de rancoeur inavoué envers ce mioche qui faillit lui oter sa femme et se montra bien loin des attentes rugueuses et implaccables qu'il avait placé en son héritier.

Gabriel préférait de loin l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, la littérature et la poésie, le mystère plein de déférence de la connaissance à la vulgaire brutalité du métier des armes et aussi calme qu'indépendant, aussi rêveur que sérieux bien trop mélancolique pour un être aussi jeune celui-ci n'eut de cesse que d'exaspérer son pater. Rohan souhaitait que son premier né possède cette fougue martiale, cet amour de l'ivresse guerrière, cette ardeur au combat que la lignée se targuait de posséder depuis que celle-ci était née dans les marches orientales du comté. Défenseurs des monts, protecteurs les plus sauvages de la frontière est du comté de Terresang les de Lastresang étaient des soldats avant d'ètre des chatellains, des combattants avant d'ètre des administrateurs, des gardiens avant d'ètre des producteurs. Il en était ainsi depuis toujours et le comportement de l'enfant était indigne de son sang, une offense faite à son héritage et à une longue tradition bien ancrée dans les moeurs. Les corrections furent nombreuses afin de tenter de le faire rentrer dans le rang cependant il semblait presque que plus l'homme s'agacait de ce tempérament et plus son héritier mettait de l'indifférence à l'ouvrage.

Asmodée tentait tant bien que mal de rapprocher les deux de Lastresang en pure perte car comment recoller ce qui n'avait jamais été que brisé. Aussi, la dame de la maison se contenta de contrebalancer les reproches incessants, les éclats de voix, les insultes, les brimades et les coups d'un amour fusionnel mais étouffant pour le jeune Gabriel. La situation changea lorsque celle ci donna un autre fils à son époux en l'an 1224 Achille de Lastresang braillard et énergique dès ses premières heures dans le castel. Rohan estima que ce fils là serait autrement plus digne que le premier et décida qu'il enseignerait donc au puiné le rôle lié à son rang. Pour autant en dépit de ses tendances désespérément studieuses l'héritier décevant possédait déjà un certain sens de l'aventure et il arrivait souvent que ce dernier quitta la protection de basalte de la modeste forteresse marchienne pour une bonne gambadade dans les collines, les forets et les monts. Mille fois le châtelain affirma qu'il ne regretterait guère l'inconséquent s'il venait à disparaitre dans les environs mais sa dame le sermonnait sévèrement et la garde allait chercher le vil chenapan à l'extérieur pour le ramener de force entre les murs du castel. Plus que guidé par une audace tranchant nettement avec ses attitudes Gabriel se laissait mener par la curiosité débordante qui le tenaillait depuis sa venue au monde. Celle la même qui l'avait poussé à trouver une échappatoire à son destin dans les pages de tous les livres passant à sa portée.

Un autre frère Cassian atterrit dans la maisonnée en l'an 1226 et cette arrivée fut fêtée en grande pompe car ce troisième fils était considéré par Rohan comme une bénédiction du Triurti car son épouse qui était allée consulter un charlatan avait conçu une grande amertume de cette entrevue, persuadée qu'elle ne pourrait plus enfanter. Le noble chef de maisonnée savourait également le fait que sa descendance était désormais assurée avec deux fils pour prendre le flambeau celui-ci écartant toujours derechef son ainé. Asmodée décida suite à cette grossesse de s'occuper personnellement de l'éducation de Gabriel afin de le faire persévérer dans cette voie si éloignée de l'ancestrale brutalité des de Lastresang. Cherchant à en faire un courtisan raffiné qui ne dépareillerait point dans une cour autrement plus noble. Tandis que Rohan souleva l'idée que le premier né intègre les ordres plutôt que le troisième comme le voulait la tradition.

Trois années s'écoulèrent au cours desquelles Gabriel fut soumis à deux perspectives contradictoires. D'un coté son père fit venir un percepteur religieux pour préparer son fils à entrer dans les ordres et enfin pouvoir se débarrasser du gêneur tandis que de l'autre sa mère s'escrimait à le transformer en parfait gentilhomme. Brouillé avec son géniteur depuis ses premiers pas et complètement indifférent à la question divine il fit tout son possible pour faire enrager le châtelain parfois à dessein et d'autres fois de manière tout à fait fortuite alors qu'en parallèle il se montra dévoué et docile vis à vis des leçons prodiguées dans le giron maternel notamment celles relatives à l'étiquette ainsi que le maniement d'un instrument de musique de même que la poésie. Le dernier fils de la fratrie Jehan naquit en l'an 1230 année au cours de laquelle se produisit l'impensable au sein de la chatellerie. En effet, ce fut par un matin brumeux que le garçon alors âgé de neuf printemps apparut sur le champ d'entrainement mal sanglé dans un équipement inadapté à sa taille une épée batarde à la main et un écu dans l'autre celui-ci aussi disproportionné que le reste. Le châtelain observa le spectacle de son fils s'entrainant seul au palestre d'un air interloqué d'abord puis méprisant ensuite et réprima ses chevaliers et son maitre d'arme qui proposèrent d'entrainer le gamin. Nul ne sait ce qui avait finalement décidé le de Lastresang à embraser finalement la tradition familiale. Fusse un livre ? Le refus d'entrer dans les ordres ? Quelque nébuleuse raison hantant l'esprit d'un jeune de neuf ans ? Un rêve soudain ? Les yeux de biches d'une petite servante de la maisonnée peut être ? Nul ne sut et ne le sait encore à ce jour.

Pour autant Gabriel s'entraina seul toute cette journée en comblant ses lacunes profondes par le cœur qu'il mettait à l'ouvrage. Il recommença le lendemain et toutes les suivantes jusqu'à ce que son père finalement conquis par cette force de caractère que mettait son sang des premières lueurs de l'aube aux premières du crépuscule ne confie son éducation martiale au plus rugueux de ses hommes d'armes. Cette décision put paraitre motivée par la haine et la rancœur qu'entretenaient père et fils mais il n'en était rien. L'ainé avait tant de retard dans la chose martiale que seule une impitoyable formation pouvait le muer en combattant efficace. Mais tandis que l'héritier du domaine apprenait à encaisser les coups et les rendre, à parer, feinter, frapper au cœur ainsi qu'à galoper et entretenir l'équipement du chevalier dont il était devenu l'écuyer Ser De Marche sa relation avec sa mère depuis toujours si aimante et compréhensive s'envenima du tout au tout. Celle ci n'apprécia pas du tout le revirement aussi soudain que brusque de son fils préféré. Celui qu'elle souhaitait voir s'épanouir au milieu d'une cour raffinée, celui qu'elle avait formée à son image d'intrigante, celui en lequel elle fondait des espoirs bien éloignés de l'âpre situation d'une forteresse frontalière. Ce fut dans la douleur et le déchirement que naquit Cassandre première fille du châtelain qui contrairement à ce que l'on aurait pu imaginé fut absolument ravi de l'arrivée d'une fille dans la maisonnée et la couva de tout l'amour dont un rustre comme lui était capable.

Le fils rebelle n'avait jamais été proche de ses frères cadets en partie eu égard à la différence d'âge, en partie en raison de l'animosité que le châtelain avait poussé ces derniers à entretenir vis à vis de leur ainé. La rivalité entre Gabriel et Achille était d'ailleurs retentissante et se fit plus virulente sur la lice ou elle put éclater pleinement. Cependant, ce dernier finit par parvenir à partager quelque chose avec son ombrageux pater. L'affection et le sentiment de protection vis à vis de Cassandre. Et tandis que les relations entre le père et le fils s'aplanissaient peu à peu passant de l'animosité naturelle à une certaine indifférence larvée celle entre l'héritier et Asmodée continua de se détériorer et l'on pouvait désormais les voir s'affronter comme ce fut depuis toujours le cas entre Rohan et Gabriel.  Ce dernier fut fait chevalier suite à un fait d'armes fort commun dans les montagnes et ce à l'âge de seize ans puisqu'il participa à une expédition punitive contre des bandits frontaliers ayant une litanie de méfaits à leur actif. La justice du châtelain était sommaire à l'image de celle du comté. Il s'illustra en abattant quelques ruffians de sa lame déchainée. Et le chevalier qui se releva de l'escarmouche n'avait physiquement plus grand chose à voir avec la petite teigne qui avait hantée les couloirs du castel une décennie plus tôt. Quelques semaines après l'acquisition de ses éperons Gabriel quittait la chatellerie sans prévenir. Durant les années qui suivraient il manquerait la naissance de sa dernière sœur Manille et bien d'autres choses cependant fidèle à sa nature il s'était éloigné du volcan pour aller découvrir et apprendre.

Durant un an et demi, il vécut comme un chevalier errant parcourant le duché de Volg. Vendant tantôt sa lame à un petit noble pour quelques semaines ou quelques mois, aidant parfois la veuve et l'orphelin afin de tenter d'épouser parfaitement le modèle prôné par son nouveau rang et prenant également gout au jeu de la séduction du haut de ses jeunes années. Cependant, cette période bien agréable prit fin lorsqu'il se rendit brutalement compte qu'il ne souhaitait pas continuer de vivre ainsi et ce fut sans hésitation qu'il signa dans une compagnie mercenaire connue sous le nom des Dragons d'airain.  Signant pour un contrat de deux ans au poste de caporal au vu de son sang de noble il y passera un peu plus du triple. Le premier contrat de la compagnie fut celui d'un baron souhaitant s'arroger les services de professionnels afin de lutter contre le fléau représenté par la bande criminelle des Joyeux Compagnons. La compagnie des dragons d'airain était composée de cent lances soit environ cinq cents hommes comptant chevaliers, hommes d'armes, archers, pages et écuyers. Celle-ci s'illustra contre les sbires de Taram l'insaisissable à de nombreuses reprises jusqu'à la fin de leur contrat. Puis, elle arpenta et remplit de nombreux contrats surtout dans les régions frontalières de l'empire près desquelles les tensions naturelles amenaient souvent à des échauffourées. L'histoire sanglante de la compagnie fut également marquée par un face à face mémorable avec la corporation des loups qui restera à jamais gravé dans les mémoires de tous les survivants des Dragons. Entré au sein de la troupe au rang de caporal, celui ci gravit les galons au fur et à mesure en raison de sa volonté, de ses efforts, de son intelligence mise au service de la chose martiale et finit officier supérieur lorsqu'il la quitta finalement en l'an 1242 pour rentrer au sein de sa maisonnée.

Cette existence martiale indépendante lui permit de gagner de l'expérience tant dans le métier des armes, que la tactique ainsi que l'administration militaire. Pourquoi abandonna t'il cette vie de combattant vagabond au faite de ses possibilités plutôt que de continuer à savourer cette liberté qu'il aimait tant ? Aucun de ses amis proches au sein des Dragons ne le sut. La vérité c'est qu'il ne le savait point lui même. Mélancolie du pays ? Du volcan familial ? Envie de se poser ? D'assumer les obligations de son rang ? Il arrive que parfois un homme se sente irrémédiablement attiré par quelque chose sans en connaitre les raisons. Mais c'est à la fin de l'année de ses vingt deux ans qu'il apparut devant les lourdes portes de la forteresse familiale. Les vétérans de la maisonnée lui firent un accueil chaleureux mis au fait de son ascension guerrière par le châtelain qui avait dans un premier temps fortement hésité à déshériter Gabriel avant de se raviser en apprenant son engagement et sa bonne fortune dans la voie des armes celle là même qu'il avait méprisé durant toute son enfance. Quant à Asmodée, celle-ci accueillit son fils avec félicité bien heureuse de le retrouver en vie malgré les tumultes de leur relation. Mais aussitôt de retour que les obligations fuies pesaient déjà lourd sur les épaules de l'ex mercenaire. Sommé de prendre épouse afin d'assurer la lignée fière mais modeste des de Lastresang, le jeune homme s'exécuta prouvant que la route lui avait également offert une certaine maturité.

Le châtelain chercha des partis avantageux pour son ainé mais se trouva fort dépité en constatant que l'absence de son héritier l'avait privé de possibilités nobiliaires. Il y eut bien une veuve de quelques années plus âgée que Gabriel qui n'avait pas donné d'enfants à son époux avant sa mort. Si celle ci n'avait pas été répudiée c'est qu'elle était d'une lignée fort ancienne et noble de châtelain du cœur de Terresang. Azalea de Blanchedague avait vingt six ans soit quatre de plus que le de Lastresang et était toujours d'une superbe beauté autant que d'un caractère brulant. La proposition de Gabriel lui permit de ne pas se retirer dans un couvent afin de cesser d'être considérée comme un poids inutile dans sa famille maritale. Pour cela elle lui fut rapidement reconnaissante. L'ainé de la maison de Lastresang s'était habitué aux douceurs des catins ainsi qu'à la débauche qu'accompagnait très souvent la vie de mercenaire aussi ce dernier fut le premier étonné de son acceptation d'une vie rangée au coté de la de Blanchedague mais il fallait dire que celle-ci avait des arguments convaincants d'une part et un caractère suffisant pour éclipser aux yeux de son flamboyant époux n'importe quelles rivales. Elle lui donna trois enfants en six ans de mariage passionné et plein de tendresse ainsi que de complémentarité. Raban l'ainé né en 1243, Sydonnie sa fille puinée née en 1245 et enfin Emery né en 1247. Les relations au sein de la famille s'apaisèrent quelque peu suite au retour de Gabriel puis son mariage sous la bénédiction du Timurti. L'animosité entre le père et le fils ne donnant lieu qu'à des échanges acerbes une fois de temps en temps dès que l'héritier n'hésitait pas à marquer sa différence de vision avec le vieux Rohan.

Les deux loups, le jeune et le vieux étaient bien trop butés pour renoncer à cette relation teintée de confrontation et de rancœur quand bien même ils avaient fini par s'apprécier. Rien ne le leur ferait jamais le reconnaitre publiquement. Quant à sa mère, elle finit par se résoudre à accepter que ce destin qu'elle avait tant désiré pour son premier né lui avait été ôté par celui là même qui avait finalement embrassé ce que son père avait toujours attendu de lui. Asmodée avait de toute manière reporté son attention sur ses deux filles qui elles incarneraient ce rêve de dépasser l'image de petits seigneurs rugueux et brutaux collant à la maisonnée. Avec ses frères, Gabriel laissa flotter une certaine distance et ces derniers firent de même comme si le poids du passé couplé à l'absence prolongé de ce dernier les empêchaient de se considérer comme ce qu'ils étaient. Si Cassandre se réjouit grandement du retour de son ainé et que leur lien se renforça énormément Manille quant à elle ne ressentait pas grand chose pour ce frère qu'elle avait découvert en chair et en os pour la première fois à ses six ans mais Gabriel faisait tout pour créer un lien peut être désolé par l'état de sa relation avec ses frères. Si, la vie de mercenaire avait apporté beaucoup au futur chatelain l'éloignement du domaine l'avait empêché d'apprendre à remplir le devoir lié à ce rang. Alors que Rohan se faisait vieillissant et qu'Asmodée s'en désintéressait préférant s'occuper de ses filles et de ses petits enfants ce fut Azalea qui avait acquis une solide expérience dans son ancienne famille maritale qui seconda son époux avec brio d'une main de fer.

Ce fut au cours de l'année 1248 tragique pour l'empire que Gabriel accéda au statut de châtelain car son père tomba en menant les troupes de la maison au cours de la guerre contre le royaume de Feynes. Les montagnes des de Lastresang furent le théâtre de quelques affrontements sanglants mais ce fut derrière les frontières ennemies que Rohan perdit la vie d'un coup de pique au défaut de l'armure. Cette première guerre de même que la chute glorieuse de leur père fut le déclic qui permit aux fils de Lastresang de briser la glace et le maléfice les ayant vu se tenir distants les uns des autres. Il fallait croire que le vieux avait raison et que rien ne pouvait plus souder des hommes que le fait de saigner cote à cote. L'ex chevalier mercenaire prit la tète des troupes de la chatellerie à peine deux cents hommes composées pour partie d'hallebardiers, d'archers et de cavaliers lourds pour moitié mais également de lanciers miliciens, d'hommes d'armes de la garnison et d'arbalétriers de la milice de Bourg en Lastre. Le clan se souda autour de Gabriel et la fin de la guerre arriva seulement si les frères pensaient pouvoir rentrer sur le domaine et pleurer leur père le destin de l'empire en décida autrement. A peine la guerre de Feynes achevée que se déclenchait celle de Durdinis et ces derniers durent mener leurs hommes à l'autre bout de l'empire pour un conflit encore plus sanglant au cours duquel ces derniers s'illustrèrent comme ils purent au vu de la violence de la campagne. Membres de l'avant garde ils prouvèrent que la sauvagerie des marches de Terresang n'était pas usurpée. La maison n'eut aucun mort noble à déplorer et rentra lasse de cette débâcle.

Même les hommes de guerre peuvent aspirer à la paix. Cependant si les de Lastresang s'attendaient à ce que le Trimurti leur accorde enfin un peu de repos et de joie il n'en fut rien. La peste qui s'abattit sur le continent n'épargna guère la chatellerie et après le vieux patriarche ce fut Asmodée qui s'en alla rejoindre son époux foudroyé par le mal, Desmond le second fils d'Achille succomba également de même qu'Azalea enceinte. Tout ces évènements mirent à l'épreuve la maigre foi dans le cœur de Gabriel et ce dernier perdit la maigre dévotion qu'il plaçait en ces derniers mais ne l'avouerait jamais bien que trop conscient de la domination du culte sur tout mortel. Le flamboyant chevalier érudit se fit morose, sombre et aigre. Le châtelain en apprentissage au parcours atypique se fit ombrageux, solitaire et taciturne. Seuls ses enfants parvenaient à le tirer de la noirceur tumultueuse de ses pensées. Le clan s'inquiétait énormément pour son chef mais ce dernier parvint à surmonter le drame enfin il en donnait l'apparence tandis qu'en son for intérieur il hurlait de toutes ses forces et continuait de maudire en silence. On le trouvait souvent seul dans les ténèbres une coupe de vin à la main et la harpe sous les doigts se laissant bercer par la nostalgie et la mélodie. Ou, sur un rempart en train de fixer la cime des montagnes comme s'il y cherchait quelque chose de précis. Une réponse à cette unique question peut être. Pourquoi ? Il arriva que la fureur du châtelain put trouver une échappatoire puisque le comte de Terresang soulevait la colère des nobles de moindre importance...


Compétences



  • Armes blanches (Epée) - Niveau 3

  • Sport (Equitation) - Niveau 2

  • Erudition (Histoire) - Niveau 2

  • Etiquette - Niveau 2

  • Administration (Militaire) - Niveau 2

  • Politique - Niveau 1

  • Persuasion - Niveau 1


  • Derrière l'écran



    Êtes-vous majeur ? En effet.
    Avez-vous lu le règlement ? Validé
    Comment-êtes vous arrivé sur Les Serments d'Eurate ? Un peu par hasard en fait.
    Une suggestion ? Le forum a l'air extraordinaire.
    Ce personnage est-il un DC ? Si oui, de qui ? Non.




    Re: Gabriel de Lastresang - Sombre sire [TERMINE] ─ Mer 5 Sep - 18:36
    avatar
    Bienvenue !


    Re: Gabriel de Lastresang - Sombre sire [TERMINE] ─ Jeu 6 Sep - 5:47
    avatar
    Bienvenue à toi

    Très bon choix d'avatar. ^^
    Re: Gabriel de Lastresang - Sombre sire [TERMINE] ─ Jeu 6 Sep - 8:21
    avatar
    Bienvenue, camarade o/


    Re: Gabriel de Lastresang - Sombre sire [TERMINE] ─ Jeu 6 Sep - 18:44
    avatar
    Merci beaucoup à vous trois pour l'accueil ! Content que l'avatar te plaise Courage.


    Re: Gabriel de Lastresang - Sombre sire [TERMINE] ─ Lun 10 Sep - 12:04
    avatar
    Bienvenue !
    Re: Gabriel de Lastresang - Sombre sire [TERMINE] ─ Lun 10 Sep - 17:22
    avatar
    Ce Charlie Hunnam absolument prodigieux  Shocked

    Bienvenue à toi !




    Fiche d'Agile       |       Ordre de la Rose       |       Grand registre       |       Colombier

    Re: Gabriel de Lastresang - Sombre sire [TERMINE] ─ Mer 12 Sep - 20:24
    avatar
    Merci beaucoup Zael et Agile ! 

    Je pense finir ma fiche d'ici vendredi samedi grand maximum. 

    Par contre, j'ai un gros problème avec le codage des compétences.


    Re: Gabriel de Lastresang - Sombre sire [TERMINE] ─ Jeu 20 Sep - 11:55
    avatar
      Isabelle Menescalcir
      Palefrenière
      Une fiche fort complète et détaillée, mon sire. Les liens sont très bien explicités et le style riche et travaillé. Pas déçue du détour, pour sûr ! Au plaisir de te croiser plus au Sud. Very Happy



      fuente-goudy-medieval
      Re: Gabriel de Lastresang - Sombre sire [TERMINE] ─ Jeu 20 Sep - 17:19
      avatar
      Bonjour Gabriel, nous allons voir à valider ta fiche désolée pour le temps pris.
      Re: Gabriel de Lastresang - Sombre sire [TERMINE] ─ Sam 22 Sep - 19:51
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      Vos compliments me flattent particulièrement ma chère Isabelle. Nous nous croiserons c'est une certitude.


      D'accord Courage. Merci beaucoup.


      Re: Gabriel de Lastresang - Sombre sire [TERMINE] ─ Sam 29 Sep - 0:13
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      Nous ne sommes définitivement pas des enfants sages mon ami. C'est drôle, j'avais pas lu ta fiche, juste quelques bribes, donc je viens de voir que mon père s'appelle Ronan et est un peu comme le tien.
      On aurait pu se rencontrer durant la guerre de Durdinis si tu veux un prélien. Et aussi contre les Joyeux Compagnons quand j'étais ecuyère. Mais on peut aussi envisager de se croiser par la suite.
      Re: Gabriel de Lastresang - Sombre sire [TERMINE] ─ Dim 21 Oct - 21:20
      avatar
      Bienvenu Gabriel !
      Re: Gabriel de Lastresang - Sombre sire [TERMINE] ─ Dim 21 Oct - 22:17
      avatar
      Bienvenu brave homme !
      Re: Gabriel de Lastresang - Sombre sire [TERMINE] ─
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