Helios Deravel
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Helios Deravel ─ Mer 7 Nov - 16:21
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Helios Deravel


“Une escroquerie ? C’est une bonne affaire qui a rencontré une mauvaise loi !”



25 ans
Originaire du Golfe d’Aurore
Vassalité : Aucune
Statut social : Pègre
Son métier : Escroc


Caractère


En construction...


Physique


Helios, c’est un mètre soixante-dix de haut pour soixante-sept kilos. Il a une silhouette musclée, davantage au niveau des bras, forgés par des années d’efforts en pleine mer dès son plus jeune âge. Ses cheveux sont bruns et à hauteur de nuque, jamais coiffés, mais plutôt placés au gré du vent. Il attache souvent des bandeaux couvrant son front et noués à l’arrière de sa tête, ce qui permet de mieux stabiliser ses mèches rebelles. Mais, les bandes de tissu permettent également de dissimuler une cicatrice boursoufflée sur son front large, en forme de X dont on aurait prolongé et barré en diagonale la pointe en bas à droite, symbole de sa guilde. Des yeux bleus gris viennent contraster avec la noirceur de ses sourcils et de ses longs cils, ainsi que de sa barbe de trois jours qu’il entretient régulièrement. Un anneau est accroché à la base de son nez arrondi, et deux autres piercings ornent les coins inférieurs de ses lèvres galbées.
Il a deux tatouages. L’un à l’avant du cou, représentant un soleil, un autre descendant en pointe sur sa poitrine, en motifs tribaux. Il a également une tâche de naissance en forme de haricot vert sur la hanche gauche. Il a la peau colorée d’un marin, et les mains calleuses dues à la manipulation quotidienne des cordages.
Helios a conscience qu’il plaît, mais ne se considère pas pour autant comme un homme excessivement beau, plutôt doté de charme. Il sait manier les expressions de son visage pour inspirer la confiance ou la crainte. Il a l’air contrarié quand il est concentré sur quelque chose, mais a en revanche le sourire facile et enjôleur.

Il aime les vêtements qui ne collent pas à la peau et porte des pantalons plutôt amples ainsi que des hauts à manches longues, jamais cintrés. Ses couleurs fétiches sont le rouge nacré et le vert caraïbe pour le haut, le noir et le marron chocolat pour le bas. Il n’affectionne pas particulièrement les chaussures, et préfère marcher la plupart du temps pieds nus, ce qui lui a valu la perte de son petit orteil droit.
Il noue une large bande de tissu à sa taille, qui permet de retenir la plupart du temps des couteaux ou une flasque d’alcool (et accessoirement qui empêche son pantalon de lui glisser littéralement sous les fesses).
Il a la voix grave, mais douce, presque engageante la plupart du temps. Lorsqu’il l’élève pour parler trop fort ou crier, sa voix se casse, comme s’il était enrhumé. Lorsque son attention est focalisée ailleurs que sur ses pieds, il lui arrive d’avoir la démarche houleuse, ce qui peut faire penser qu’il est ivre. Autrement, il marche normalement.


Histoire


Chronologie
1205 : Naissance de la Confrérie du Sillon
1219 : Alceste Bregor prend le titre de Capitaine du Sillon
1222 : Enlèvement d’Héloïse Deravel
1224 : Naissance d’Helios
1224-1228 : Les années « calmes », Helios passe pas mal de temps avec sa mère dans le cachot du navire.
1229 : Assassinat d’Héloïse.
1233 : Helios devient le plus jeune moussaillon du Sillon. Pierrick devient son précepteur.
1238 : Première escroquerie.
1242 : Helios multiplie les succès. La relation avec son père s’améliore.
1246 : La renommée de la Confrérie explose suite à leur participation aux raids.
1248 : L’équipage est touché par la peste. Alceste lègue la Croix du Sillon à son fils avant de mourir. Pierrick prend la régence temporaire du Sillon. Tentative d’assassinat sur Helios.
1249 : Mutinerie causant la mort de Pierrick, toujours en régence. Helios fuit le navire et prend le nom de jeune fille de sa mère.



« Approchez mes chers, approchez. Mais avant de vous conter les récits du jeune Helios, laissez-moi d’abord vous parler de ses origines…
Tout commença probablement au cours de l’année 1205… Alors que la peste frappait à l’est, un brigand détenteur d’un navire mouilla sur la côte. Profitant du désarroi et des morts journalières, il dépouillait les plus affaiblis. En deux semaines, il avait amassé assez de bricoles et de trésors à refourguer et décida de lever l’ancre. Seulement, les trois hommes qui l’accompagnaient avaient eux aussi succombé à la maladie, seul, il lui était impossible de prendre le large. Il partit alors en quête de braves et rebelles désireux de fuir le sillon infectieux.
Le Sillon, c’est ainsi qu’il avait renommé son navire, car il avait échappé au sillon de la peste et emporté avec lui sept personnes. Qui n’avaient plus rien, qui avaient tout laissé à l’est. L’offre qu’il leur fit alors ne pouvait être refusée que par des cœurs trop nobles, ce dont n’étaient pas dotés les rescapés. Il jura de partager ses trésors avec eux, leur promit la gloire des eaux salées. L’une d’elles se risqua à refuser, et fut jetée par-dessus le pont avant qu’il ne déverse un sac rempli de bijoux et d’objets brillants.
C’est l’avenir que je vous réserve si vous jurez allégeance à ma barre ! avait-il clamé.
En gage de soumission, les six membres restants, ainsi que le brigand chanceux, scellèrent leur pacte dans le sang. Chacun tailla la peau de son bras, gravant une forme de X dont l’une des branches était barrée en travers. Ainsi naquit la Confrérie du Sillon…

Evidemment, on n’acquiert pas la richesse du jour au lendemain sans utiliser de méthodes peu conventionnelles. C’est sans doute pour cela que l’équipage put s’enrichir, qu’il s’agisse d’hommes ou d’objets de valeur, les gains étaient aussi bien corporels que matériels. Ils pillaient les petites îles, pour mieux revendre dans les ports. Il n’y a pas de mal à voler les petites proies quand on sait revendre aux plus grands. Las, cette malfaisante affaire ne pouvait durer trop ! Si la richesse séduit, elle avilie aussi les âmes les plus sombres…
Meurtre fomenté lâchement, le Capitaine du Sillon fut poignardé en pleine nuit. Il ne succomba pas cependant, et résista à la caresse de l’éternelle obscurité autant qu’il put. Assez pour que l’un de ses plus fidèles moussaillons, Alceste Bregor, démasque les deux coupables. Assez pour admirer la punition sanglante qui leur fut infligée. L’un fut égorgé net, et l’autre fut attaché au mat du navire avec des appâts, jusqu’à ce que les mouettes l’aient assez dévoré. Satisfait d’avoir été vengé, le Capitaine savait pourtant qu’il ne survivrait plus très longtemps. Sa plaie s’était infectée, et son torse se gangrenait au fil des jours. Aux portes des deux mondes, il convoqua Alceste.
Je te confie la Croix du Sillon, avait-il murmuré alors qu’il crachait le sang qui lui obstruait la gorge. Et Alceste savait très bien ce que cela voulait dire.
À la barre, moussaillon, te voilà capitaine. Hisse les voiles et fier devant. J’ai longtemps sillonné la mer, cette nuit, je m’y abandonne.
Ainsi mourut le brigand chanceux, et ainsi le Sillon eut un nouveau capitaine.

Cet Alceste avait l’intelligence que la plupart des hommes des mers n’ont pas, une certaine lucidité qui lui avait soufflé de mettre à jour chaque traître de la Confrérie. Tout bon règne doit commencer par une purge, tout seigneur doit s’armer de fidèles conseillers, toute quintessence doit faire naître de nouvelles règles. Une dizaine de moussaillons furent abandonnés dans la saline, quand Alceste nomma Pierrick comme son second, tout frère de sang qu’il était. Ils étaient arrivés ensemble, et ensemble ils prospèreraient. De nouvelles mesures furent mises en place, Alceste n’aspirait pas à n’être qu’un petit pirate, mais un véritable baron des mers. Le pillage continuerait, mais serait pratiqué intelligemment. Priorité aux accords illégaux avec la noblesse, aux trafics et à la contrebande. Se diversifier pour mieux régner, voilà le credo du Capitaine du Sillon. Et gare à ceux qui s’avisaient de le contrarier. Vous vous en doutez, il fallut bien que quelqu’un s’y essaye un jour !

C’est l’erreur qui fut commise par une famille de tisserands de petite noblesse du duché de Néra. Le père Deravel, avec qui Alceste était en affaires, crut bon de le rouler en lui important des étoffes de qualité bien médiocre comparée à celle qui avait été marchandée. En représailles, Alceste envoya trois hommes dérober le plus précieux trésor de leur famille : leur fille de dix-neuf ans, Héloïse. Il réclama le triple de l’accord prévu en échange de la libération de la jeune femme. Offre terriblement vite acceptée. Mais alors que le navire avait jeté l’ancre dans une crique de trafic, le père Deravel lui offrit trois mercenaires à la place des étoffes prévues. Après une lutte acharnée, et Héloïse toujours à son bord, emprisonnée dans la cale, le Sillon put prendre le large, mais cinq membres de son équipage furent appréhendés puis pendus. Alceste jura de se venger pour cette trahison, et promit maintes souffrances à la malheureuse. Monnaie d’échange elle était, prisonnière elle serait.

Livrée aux hommes les plus affamés de l’équipage, Héloïse subit nombreux viols avant d’être consommée par le Capitaine lui-même. Si bien qu’en prenant goût à sa peau de lait, il fit l’exploit de la mettre enceinte. Bien agacé et horrifié à l’idée d’être père, son fidèle Pierrick le convainquit de ne pas tuer la femme et l’enfant qu’elle portait, y voyant l’occasion d’offrir un héritier légitime au Sillon. Alceste y concéda, ordonnant toutefois qu’Héloïse et ce qui sortirait de son ventre restent à fond de cale, dans le cachot.
La nuit regorgeait d’étoiles lorsque le petit Helios poussa son premier cri, en plein milieu du Golfe d’Aurore. Ce fut sa mère qui l’éleva, en le galvanisant d’amour à défaut de pouvoir lui offrir la liberté. Pierrick tâchait toutefois de le faire sortir du cachot de temps en temps, en prenant garde que jamais il ne croise le regard dur du Capitaine. Cet enfant n’existait pas pour lui, il était encore trop insignifiant.

Enfermée avec son fils, Héloïse eu tout le temps d’endoctriner son fils. Tous les jours, elle lui répétait de ne jamais oublier le nom Deravel. Un jour, il aurait une occasion de s’échapper, elle en était persuadée, et ce jour-là, il faudrait qu’il court et qu’il retrouve sa famille, qu’il demande l’aide d’un seigneur pour la faire libérée et abattre une bonne fois pour toutes la Confrérie du Sillon. Helios venait d’avoir cinq ans quand Pierrick découvrit toutes les néfastes suggestions que sa mère lui faisait. Sa fidélité inébranlable envers Alceste le contraignit à tout dévoiler au Capitaine, qui grava le symbole de la Confrérie sur le front du bambin.
Il sera le fruit de ma seule vengeance, seulement, tu ne seras plus là pour le constater.
Il la fit jeter par-dessus bord devant les yeux d’Helios. Et ce fut la première fois qu’il daigna poser son regard sur lui. Il confia son apprentissage à Pierrick.

Quatre ans plus tard, Helios devint officiellement un moussaillon du Sillon. Pierrick prit soin de lui apprendre les rudiments élémentaires au travail de mousse, lui inculquant leurs règles et le prévenant des sentences qui pouvaient tomber. Il avait beau n’être encore qu’un enfant et être le fils du Capitaine, celui-ci ne ferait aucune exception.

Les années passèrent encore, et le jeune pirate apprit le maniement du couteau. Son corps se forgeait déjà à force de dur labeur à hisser les voiles ou à récurer le pont. Il développa aussi une étrange faculté dans l’art de tromper son prochain, s’exerçant d’abord sur les plus idiots de l’équipage, jusqu’à duper Pierrick lui-même. Alors qu’ils avaient mis pieds sur l’Archipel d’Uzé, il réalisa son premier coup solitaire. Il avait réussi à se faire offrir un collier de perles de la part d’une bourgeoise, à qui il avait fait avaler que tous les malheurs du monde lui étaient tombés sur la tête. Pierrick fut fier de cette réussite, mais ce n’était pas encore suffisant pour attirer l’attention légitime d’Alceste. Sentant pourtant qu’Helios pourrait réussir dans cette voie d’escroc, Pierrick l’incita à continuer et à s’exercer sur toute gens chaque fois que le Sillon mouillerait dans un port.
Ainsi Helios se perfectionna dans l’art de la tromperie et de la manipulation.

Et ainsi put-il enfin obtenir la reconnaissance de son père qui l’avait trop longtemps ignoré. Il se souvenait très bien de la marque qu’il avait gravée dans sa chair, et de comment il avait envoyé sa mère nourrir les poissons par le fond, mais c’est ce qu’il en coûtait à ceux qui manquaient au règlement, et il avait tout fait pour gagner sa confiance depuis. Pour ne jamais le décevoir, et entrevoir un jour, ce regard d’acceptation de son existence.

Enfin il le prit à ses côtés. Son fils était prêt à recevoir ses propres enseignements. Il lui apprit à tenir la barre et à naviguer, à se repérer aux étoiles et à se positionner au vent. Il l’obligea à plonger dans les eaux profondes, et même s’il manqua de se noyer par deux fois, il finit par apprendre à nager. »

En construction...


Compétences



  • Science (navigation) – Niveau 2

  • Sport (natation) – Niveau 2

  • Persuasion – Niveau 2

  • Subterfuge – Niveau 2

  • Bagarre – Niveau 2

  • Armes blanches (couteau) – Niveau 2

  • Armes de jet (lancer de couteau) – Niveau 1

  • Étiquette – Niveau 1


  • Derrière l'écran



    Êtes-vous majeur ? Oui
    Avez-vous lu le règlement ? Hocus Pocus et flicitus
    Comment-êtes vous arrivé sur Les Serments d'Eurate ? Via un partenariat ^^
    Une suggestion ? Aucune, tout est, dans l’ensemble, très bien expliqué !
    Ce personnage est-il un DC ? Si oui, de qui ? Nope




    Re: Helios Deravel ─ Mer 7 Nov - 20:14
    avatar
    Ahhhh bienvenue à toi cher confrère, j'ai hâte de lire ta fiche. ^^


    Re: Helios Deravel ─ Mer 7 Nov - 20:54
    avatar
    Merci rouquine.

    Ma fiche s'allonge petit à petit (et je vais officiellement battre mon record de contenu d'histoire je crois xD).
    Re: Helios Deravel ─ Jeu 8 Nov - 9:01
    avatar
    Bienvenue parmi nous !
    Re: Helios Deravel ─ Jeu 8 Nov - 15:23
    avatar
    Bienvenue, petit aigrefin
    Re: Helios Deravel ─ Jeu 8 Nov - 18:30
    avatar
    Merci à tous les deux !
    Re: Helios Deravel ─ Dim 11 Nov - 12:24
    avatar
    Bienvenue ! ♥️


    Re: Helios Deravel ─ Mar 13 Nov - 18:24
    avatar
    Merci ^^
    Re: Helios Deravel ─
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