Duché de Mellila
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Duché de Mellila ─ Mer 26 Oct - 11:44
Chroniqueur Impérial
Duché de Mellila





Gentilée : Mellilien / Mellilienne
Seigneur : Magdalena de Corduba
Domaines rattachés : Comté de Mellila, Comté d'Aragon, Comté de Corduba



Description brève du domaine


Idéalement situé entre le duché de la Croix des Epines et de Néra, avec une frontière commune à la capitale d'Eurate, le duché de Mellila profite de sa situation favorable sur les routes commerciales et de son climat chaud propice à une agriculture diversifiée. La large ouverture du duché sur la mer, de l'Oloron à sa frontière ouest jusqu'au Golfe d'Aurore à l'est, en fait un carrefour d'influences et une place forte du commerce maritime. Les melliliens, lointains descendants de vagues de populations venues de Tassilie, ont su apprivoiser une terre parfois rude pour en faire, avec le duché de Néra, le second grenier d'Eurate et une terre de vergers, de champs et de riches pâturages. Le climat y est souvent très chaud, parfois aride, réputé pour ses étés brûlants et la douceur de ses hivers.

La situation Actuelle

Le pouvoir est actuellement en période de transition. Le duc Felipe est mort au retour de la guerre de Durdinis à l'été 1248 et sa veuve Ekaterina de Corduba a assuré une brève régence jusqu'à son décès et celui de son fils et héritier, fauchés par l'épidémie de l'hiver 1248.

Magdalena, comtesse de Corduba, a été choisie pour succéder au défunt duc en vertu de ses droits de succession à la couronne ducale.

Cette décision a été prise afin d'apaiser un climat plus que divisé. D'une part, l'édit de 1247 prononçant l'expulsion ou la conversion forcée des étrangers et la rupture des relations diplomatiques avec la Tassilie a provoqué une vive contestation parmi les seigneurs et les bourgeois. D'autre part, Ekaterina elle-même a été accusée d'avoir empoisonné son mari, décédé dans des circonstances troubles.  

La révolte gronde toujours parmi les guildes marchandes et le manque à gagner causé par l'interruption du commerce maritime ainsi que les conséquences de l'épidémie de l'hiver 1248 nourrissent un fort ressentiment.





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Domaines

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Comté de Mellila : Description ICI
[1] Baronnie d'Alcalà (Capitale)
[2] Baronnie à prendre
[3] Baronnie à prendre
[4] Baronnie d'Oviedo (PNJ)

Comté d'Aragon : description ICI
[1] Baronnie à prendre
[2] Baronnie de Gérone (PNJ)
[3] Baronnie d'Aragon (Capitale)
[4] Baronnie de Valacar (Description ICI)

Comté de Corduba: Description ICI
[1] Baronnie de Huesca (Capitale)
[2] Baronnie de Laïerdan (libre)
[3] Baronnie à prendre
[4] Baronnie de Teruel (PNJ)
Re: Duché de Mellila ─ Mer 26 Oct - 11:44
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Géographie

Idéalement situé entre le duché de la Croix des Epines et de Néra, avec une frontière commune à la capitale d'Eurate, le duché de Mellila profite de sa situation favorable sur les routes commerciales et de son climat chaud propice à une agriculture diversifiée. La large ouverture du duché sur la mer, de l'Oloron à sa frontière ouest jusqu'au Golfe d'Aurore à l'est, en fait un carrefour d'influences et une place forte du commerce maritime. Les melliliens, lointains descendants de vagues de populations venues de Tassilie, ont su apprivoiser une terre parfois rude pour en faire, avec le duché de Néra, le second grenier d'Eurate et une terre de vergers, de champs et de riches pâturages. Le climat y est souvent très chaud, parfois aride, réputé pour ses étés brûlants et la douceur de ses hivers.

Le duché de Mellila est un endroit où il fait bon vivre, pour peu que l'on supporte ses températures parfois caniculaires et les interminables étés dans les régions les plus arides du sud. Les riches terres agricoles du nord et du centre du duché suffisent à nourriture une population nombreuse, et dans les régions les plus arides, la proximité de la mer ainsi que l'élevage compensent les difficultés à mettre en culture une terre âpre et parfois peu clémente. Les techniques d'irrigation apportées par les tassiliens ont toutefois permis à de vastes populations de subsister dans des lieux qui auraient probablement été déserts.

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Les Paysages

Les climats de Mellila sont plutôt divers : la partie nord, depuis les rives fertiles de l'Oloron jusqu'aux contreforts du massif Corrodien à l'est sont des terres plus tempérées, souvent très boisées et propices à une agriculture céréalière florissante. Le centre jouit d'un climat plus sec et plus chaud qui ne cesse de s'aridifer à mesure que l'on descend vers le sud et les côtes de la mer de Reillem.


  • Forêts d'Agernac : elles s'étendent depuis le nord de l'Aragon jusqu'à Mellila, et ce sont des terres plutôt humides, dominées par le climat océanique. Cette terre boisée, faite de collines et de rivières abondantes profite des pluies fréquentes poussées par les vents marins et de la proximité, au nord, de régions plus tempérées. Les Mellilanais en prennent grand soin et y pratiquent l’élevage des cochons, la récolte de divers fruits (châtaignes, noix, noisettes, glands et faînes de hêtres) ainsi que la production de charbon. Réputé pour sa qualité, les bois de ces régions est utilisé dans la construction de navires, mais on y trouve aussi des essences réputées pour la confection de meubles, de marquetterie et d'objets de luxe. Quelques défrichements sucessifs ont laissé place par endroits à de vastes pâturages, notamment au bord de l'Oloron et autour d'Alcalà et d'Oviedo.

  • Collines d’Orcia : au nord, c'est une région partagées entre les duchés de Mellila et de Néra. Fortement boisées comme l'est en partie le nord de Mellila, le couvert forestier y est plus épars que dans les forêts d'Agernac. Ce sont des lieux de chasse prisés par la noblesse lorsque elles ne sont pas déboisés pour la culture de céréales et de fruits. On y trouve des résidences de chasses pour l'agrément de l'aristocratie, ainsi que plusieurs monastères datant de l'époque de la conquête de la région par l'Empire. C'est dans cette région que se trouve la capitale du duché, Alcalà. Siège du gouvernement, centre névralgique du duché, c'est là que se prennent toutes les grandes décisions, on y trouve le palais de l'archevêché ainsi que les places où se tiennent les grandes foires qui font la renommée de Mellila. Cette ancienne place forte édifiée du temps de la conquête par l'empire est depuis toujours un lien privilégié vers la capitale et le reste d'Eurate.

  • Plaines de la Hijra : la partie centrale de Mellila est occupée par de vastes plaines qui s'étendent en pente douce depuis le sud d'Alcalà jusqu'à la mer. Ce sont des terres basses autrefois couvertes par les eaux qui se sont retirées peu à peu à mesure que le territoire s'ensablait et que les cultivateurs drainaient les marais pour y implanter de nouvelles cultures. On y trouve de grands domaines agricoles qui cultivent les céréales (blé, orge, seigle, épeautre) et la vigne. La côte sud, très sablonneuse, est réputée pour son sel, ses coquillages élevés en bassins ou pêchés, ainsi que la récolte des roseaux et des joncs qui servent à la vannerie.

  • Causses de Borrode : à l'est, le fleuve Alicante se fraie un chemin à travers des plateaux arides et des gorges où les terres basses ont été mises en culture. Les crues fréquentes fertilisent et inondent régulièrement ces paysages contrastés où les champs et les vergers s'étagent sur les pentes, tandis que les hauteurs sont occupées par les villages déplacés hors d'atteinte des eaux printanières. C'est une terre d'élevage et de garrigue où paissent de vastes troupeaux de moutons et de chèvres élevés pour leur laine, leur lait et leur viande. On y trouve des plantations de chênes liège, quelques oliveraies et une abondance d'arbustes résineux. La ville de Teruel, ancienne capitale de l'éphémère royaume Tassilien de Mellila, a été bâtie à l'embouchure de l'estuaire, sur les collines.

  • Pays Laïerdan : à la frontière entre Corduba et Néra, le piémont du massif Corrodien est une région peu peuplée, historiquement très enclavée. Le climat y est plus doux et plus humide, et ses paysages vallonnés forment de vastes pâturages où l'on pratique l'élevage de vaches, de moutons et de chevaux semi-sauvages. De nombreux lacs et étangs servent à l'élevage de poissons et abritent de vastes populations d'oiseaux. Quelques filons d'argent et de cuivre sont exploités depuis fort longtemps et constituent la richesse principale de cette région convoitée par les seigneurs de Corduba.

  • Péninsule de la Ravieja : dominant à l'est la mer du haut de ses falaises, c'est une étendue de hautes plaines arides où l'on cultive des vergers d'oliviers, d'orangers et d'autres espèces acclimatés et importées de Tassilie (agrumes, safran, amandes, abricots). La région est réputée pour ses fruits, son huile et ses cultures de fleurs (principalement les roses, les lavandes et le néroli) qui servent à la réalisation de parfums et d'onguents fort prisés dans tout l'empire. La ville de Huesca y domine un golfe encaissé, délimité au nord par le massif Corrodien. C'est une campagne sèche où l'irrigation dépend essentiellement de la gestion minutieuse des pluies et des quelques rares cours d'eau alimentés par la fonte des neige dans les montagnes au nord, et qui doit sa richesse agricole aux techniques apportées avec eux par les cultivateurs venus de Tassilie et des régions plus chaudes qui avaient déjà fait reverdir leurs propres déserts autrefois.

  • Enfin, les côtes de Mellila ouvrent l’horizon du duché sur la mer Reillem et le golfe d’Aurore. Le littoral montagneux de l'est de Corduba cède la place à des étendues rocheuses le long du Golfe d'Aurore, puis à des plages et à des terres basses tout le long du rivage, jusqu'à l'embouchure de l'Oloron. L'archipel rocheux d'Alhucemas domine la mer à la pointe sud du duché.


Les îles de Mellila

Le duché de Mellila possède aussi un ensemble de petites îles au large des côtes, l'archipel d'Alhucemas, dont seules deux îles sont suffisamment grandes pour accueillir des villes  :


  • Isla Valacar : la plus grande île de l'archipel abrite des cultures mûriers et un florissant artisanat de tisserands ainsi que la citadelle d'Aquila, sa capitale.
  • Isla Soliera : petite île très fertile malgré sa taille, elle est rattachée à la baronnie de Valacar.

L'archipel rassemble d'autres îles et îlots de moindre importance qui servent de lieu de villégiature pour l'aristocratie et sont principalement habitées par des pêcheurs et les garnisons des forts qui servent d'avant poste à Mellila. On y trouve également le monastère d'isla Segura, dédié à Rajas.



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Politique, administation, justice


Politique

Intrigues et luttes de pouvoir

La lignée historiquement régnante est la famille d'Astiel, lointains descendants des premiers ducs de Mellila nommés par l'empereur après la conquête du Sultanat. Leurs principaux adversaires politiques sont, depuis plus d'un siècle, les comtes de Corduba, descendants de Sinan de Tejada : depuis les années 1210, ils ont acquis une influence grandissante au détriment des Astiel en grappillant peu à peu les postes clef du gouvernement pour appuyer une politique d'ouverture envers Noxa, à laquelle les ducs étaient généralement moins favorables.

De fait, les Astiel et les Tejada cristallisent dans leur rivalité politique la fracture culturelle qui s'observe entre le sud baigné d'influences tassiliennes, ouvert vers l'outre-mer et les pays étrangers, et le nord plus traditionnaliste et de culture euratienne. La fidélité du clan Astiel à l'empereur lui a généralement garanti l'appui du dirigeant en titre, mais la montée en puissance des comtes de Corduba a pu permettre au comte Jofre d'évincer son rival Felipe en 1232. Au milieu des deux camps qui s'affrontent, les comtes d'Aragon ont joué tour à tour les rôles d'arbitres, de tierce partie neutre ou d'atout militaire grâce à leurs troupes et à leur importante flotte. L'adhésion des aragonnais à l'un ou l'autre des camps a souvent fait la différence, et ils ont souvent su tirer leur épingle du jeu pour garantir leur position à l'intérieur du duché.



Les relations diplomatiques

Duché de Néra
Les anciennes rivalités qui ont opposé les deux duchés pour le contrôle de certains territoires sont aujourd'hui de l'histoire ancienne. Les melliliens apprécient généralement leurs voisins avec qui ils partagent une certaine indolence heureuse qui leur fait porter une même affection aux choses du commerce, de l'art et de l'agriculture. Un commerce florissant perdure de part et d'autre du massif Corrodien, mais la rumeur prétend qu'un incident aurait opposé Courage de Néra et Cristobàl de Corduba, principal conseiller de la duchesse Ekaterina.

Le duc Courage avait notoirement désapprouvé l'accession au pouvoir de cette dernière et il semble que Cristobàl, venu négocier l'appui de Néra envers la duchesse, n'ait fait que jeter de l'huile sur le feu. Depuis, le conseiller a trouvé la mort dans des circonstances tragiques, emportant avec lui son secret dans la tombe.



Duché de La Croix des Espines
Adversaires historiques des melliliens pour le contrôle du bassin de l'Oloron, les crespiniens sont devenus des partenaires commerciaux, quoique l'entente ne soit pas toujours de mise sur les deux rives du fleuve. Le commerce perdure malgré des discordes sporadiques sur les droits de douane et la circulation des marchandises. De façon générale, les melliliens portent peu d'estime à leurs voisins qu'ils trouvent mal dégrossis et aux mœurs brutales ; ceux-ci le leur rendent bien et considèrent les melliliens comme d'aimables poltrons, ce qui n'est pas sans dégénérer fréquemment en esclandres de plus ou moins grande ampleur.



Duché de Volg
Le territoire n'étant pas en contact direct avec Mellila les échanges sont rares, étant essentiellement basés sur un commerce relativement stable entre les deux duchés.



Les relations diplomatiques et commerciales avec Noxa et la Tassilie sont pour le moment rompues depuis l'attaque d'un corps diplomatique mellilien par des pirates. Les décisions récentes de Felipe de Mellila ont engendré un mécontentement certain parmi les marchands d'outre-mer, de même que l'accusation ouvertement portée contre la sultane de Noxa d'avoir armé une partie des pirates qui sévissent en mer de Reillem.



Administration

Le duché est gouverné par les deux conseils qui siègent autour du duc en titre. Le petit conseil est composé du chancelier, du sénéchal et de l'intendant auxquels peut se joindre, au besoin, l'évêque. Le grand conseil rassemble différents ministres, secrétaires et officiers de cour, ainsi que les représentants des guildes et des corps de métiers lorsque les circonstances l'exigent. Le duc délègue une part de son autorité aux comtes qui disposent du droit de lever des armées, édicter des lois et d'exercer la justice dans leurs domaines, mais la tradition veut que le duc et son conseil aient un droit de regard sur la politique locale et disposent d'officiers relevant directement de leur autorité dans les capitales des comtés.



Gouvernement

La politique mellilienne dépend de l'équilibre précaire entre pouvoirs et contre-pouvoirs : le duc et son administration cloisonnent l'entièreté du territoire, mais sont contrebalancés par les droits légitimes des comtes à exercer un certain nombre de prérogatives. L'aristocratie doit également compter avec la bourgeoisie urbaine qui a pris un essor considérable dans les grandes villes, et un clergé parfois traditionaliste qui a par le passé montré son pouvoir d'influence sur l'échiquier politique.


La maison ducale se divise en trois ministères principaux dont les dépositaires sont nommés (et révocables) par le duc :


Chancellerie : responsable de la rédaction, l'enregistrement et l'application des lois promulguées par le duc. Toutes les questions de droit public ou privé sont du ressort des officiers de chancellerie qui peuvent être juristes, scribes et secrétaires, notaires, avocats, juges, etc.

De nombreux corps de métiers y sont rattachés et garantissent l'application et le respect des lois à l'échelle du duché, et peuvent avoir un droit de regard sur la politique législative des vassaux. En effet, il est d'usage qu'un officier de la chancellerie ducale puisse avoir voix au chapitre dans les conseils des comtes et les tribunaux.

La cour de justice d'Alcalà dépend directement du chancelier, qui délègue aux comtes et aux barons l'exercice de la justice dans leurs domaines.



Sénéchaussée : le sénéchal de Mellila fait office de général en chef des troupes mais est également chargé de la sécurité et de l'application des peines édictées par les tribunaux.

Sa juridiction directe s'étend sur tout le comté de Mellila, tout en étant limitée par l'autorité des comtes à Corduba et en Aragon. Il dirige les troupes régulières entretenues par les ducs, constituées de corps d'armée qui stationnent principalement à Alcalà, dans les capitales et sur les zones frontalières. Des garnisons qui relèvent de son autorité directe y sont postées en permanence.


Intendance : de ce ministère dépendent les finances du duché. L'intendant, outre la gestion directe du palais ducal, s'assure de la  levée des taxes directes ou indirectes, qu'elles soient en nature ou en espèces sonnantes et trébuchantes. Il est également chargé de la perception des droits de douane, du maintien et de l'entretien des voies commerciales et de la circulation des biens dans le duché.

Comme les autres ministères, il dispose d'officiers qui dépendent directement dans son autorité et siègent dans les capitales : ce sont eux qui perçoivent les impôts, veillent au bon déroulement des foires ou siègent aux conseils des guildes et des corporations dont ils rédigent en partie les statuts et les règlements.

La corporation des usuriers, changeurs et prêteurs est directement placée sous l'autorité de l'intendance ducale.


L'évêque siège au conseil en guise de caution morale et éthique à la politique ducale, en veillant à ce qu'elle s'élabore et s'exerce dans le cadre des lois religieuses. De lui dépendent directement les recteurs des universités, écoles et académies dans tout le duché.



Jurandes, guildes et bourgeois

A l'échelle locale, la plupart des grandes villes sont constituées en jurandes qui élisent un maire pour les représenter. Les jurats sont des citoyens melliliens ayant le statut de bourgeois, lequel dépend de règles qui diffèrent d'une ville à l'autre mais qui exigent généralement :


  • Être de religion trimurtiste
  • Pouvoir attester, par témoignage ou par preuve écrite, d'une certaine ancienneté de lignage euratien
  • Être habitant de la cité et y posséder des biens immeubles correspondant à un montant assez élevé, fixé par les statuts de la ville.

L'essentiel de la bourgeoisie des grandes villes comme Huesca, Myrrhe ou Alcalà est constituée d'artisans qualifiés, d'intellectuels et de marchands. Certains d'entre eux sont également patrons des innombrables guildes et corporations qui rassemblent les métiers les plus divers, des drapiers aux scribes en passant par les changeurs et les charpentiers.

Les guildes et les corporations sont très nombreuses à Mellila où elles participent au contre-pouvoir civil que constitue la bourgeoisie. La guilde des marchands est l'une des plus puissantes, car très fortunée, et entretient notamment un système de relais de poste qui permettent la circulation des biens et des informations partout dans le duché. Certaines jurandes entretiennent également des corps de guet et des milices destinées à défendre leur ville, empiétant parfois sur la juridiction du sénéchal. Les confréries conservent les registres qui répertorient les membres selon leur statut (maître ou apprenti) ainsi que les statuts qui régissent les règlements auxquels ils obéissent (salaires, temps de travail, jours chômés...).



Droit et législation

Le droit mellilien est régi par les officiers de la chancellerie et s'appuie sur un ensemble de textes législatifs dont certains remontent aux premiers temps de la conquête et du rattachement à l'empire d'Eurate. Différentes strates cohabitent, et les juristes s'accordent généralement pour faire cohabiter les édits des comtes avec la politique générale du duc, avec plus ou moins réussite. Quelques variations peuvent s'observer ça et là, notamment dans les statuts des étrangers, suivant des usages locaux et des volontés particulières de la part des dirigeants.

Dans les régions les plus reculées, c'est le droit coutumier qui prévaut : essentiellement oral, il repose sur des traditions souvent anciennes et propres aux usages de certaines régions. Il est particulièrement observé en pays Laïerdan et dans le sud de la Hijra. C'est celui auquel on se réfère généralement faute de pouvoir faire appel aux instances officielles, même si les pouvoirs en place ont toujours âprement lutté contre cette tendance à faire justice soi-même.



Le statut des étrangers

Compte tenu de son contexte culturel, des lois particulières s'appliquent aux citoyens tassiliens et aux descendants de mariages entre euratiens et étrangers. Ces lois ont souvent varié au cours des siècles et selon les orientations politiques des ducs, vers plus ou moins d'ouverture en période faste et vers plus de répression dans les temps plus difficiles. Suite à l'édit de Teruel, les règlements concernant les étrangers se sont fortement durcis, ce qui les a rendus très impopulaires aux yeux d'une bonne part de la population favorable à plus de souplesse. Des arrangements ponctuels permettent quelques exceptions, mais des constantes perdurent :


  • Les mariages avec des personnes de confession différente ne sont pas autorisés : pour prétendre à se marier à un sujet d'Eurate, tout sujet d'un autre royaume doit auparavant prêter allégeance à l'empire et se convertir.
  • L'accès aux postes de pouvoir dans l'administration, les jurandes ou les guildes ne sont accessibles qu'à condition de pouvoir prouver une ascendance euratienne sur au moins deux, voir trois générations.
  • Si autrefois l'exercice du culte était autorisé dans le cadre privé, il est aujourd'hui interdit, avec plus ou moins de sévérité selon les régions.
  • Les étrangers doivent porter un vêtement reconnaissable et sont soumis à des lois somptuaires leur interdisant le port de certaines couleurs ou matières réservées aux euratiens.
  • Ils doivent payer un impôt spécifique s'ils veulent demeurer à long terme sur le sol mellilien sans se convertir ni devenir sujets de l'empire, et ne peuvent posséder, vendre ou acquérir des terres ou des biens immeubles.
  • Leurs déplacements sont strictement surveillés, et ils sont soumis à un couvre-feu dans certaines villes. La délivrance de sauf-conduits est très encadrée.

De fait, les convertis de fraîche date sont souvent cantonnés à certaines professions, et la plupart des villes compte aujourd'hui encore des quartiers et des enclaves où ils vivent entre eux. Ces disparités ont tendance à s'atténuer avec le temps, et on les incite, par la force ou la persuasion, à se fondre dans la population mellilienne et à abandonner leurs usages propres.

Le balancement constant entre l'assimilation et la répression se distingue encore dans l'accumulation parfois incohérente de règlements et de lois qui régissent la vie des ressortissants étrangers et de leurs descendants directs.



Les esclaves

Un ensemble de lois régit également le statut des esclaves. Bien que l'esclavage ait fortement reculé durant le dernier siècle au profit du servage, surtout dans les régions agricoles, de nombreux esclaves font encore partie des maisonnées aristocratiques où ils constituent l'essentiel de la domesticité de basse catégorie. Certains seigneurs bannissent l'usage, la vente et la possession d'esclaves, mais il est courant d'en posséder un ou deux qui demeurent rattachés au service d'une famille.

Leurs statuts sont en réalité très divers : ils sont domestiques dans la plupart des cas, mais certains sont éduqués à des fins d'agrément quand ils montrent des prédisposition pour la musique, la danse ou même la poésie. Les esclaves tassiliens formés dans les cours aristocratiques de Noxa et des sultats étrangers ont longtemps joué un rôle important dans les transferts culturels qui ont imprégné Mellila au fil du temps. D'autres servent de garde du corps ou de mercenaires, en particulier les prisonniers de guerre. Enfin, on les retrouve fréquemment dans les maisons closes.


  • Les esclaves sont considérés, au même titre que les bien meubles et les animaux, comme la propriété de leur maître qui en dispose à sa guise. C'est au propriétaire de décider des droits qui leurs sont accordés. Au même titre que les animaux, ils sont marqués au fer d'un signe reconnaissable, souvent sur l'avant-bras. Leur vente est réglementée et soumise à des impôts particuliers, mais ils peuvent également être librement donnés ou légués.
  • Un esclave ne constitue pas une personne juridique au sens propre : ils ne peuvent prêter serment, ni être témoins, ni posséder ou vendre des biens. Lorsqu'ils sont autorisés à contracter une union maritale, elle doit être autorisée par leur propriétaire et ne peut se faire qu'entre personnes de même statut (tout mariage entre une personne libre et un esclave est prohibé). Les enfants nés de ces unions appartiennent au propriétaire de la mère et il n'existe officiellement pas de reconnaissance de la paternité.
  • Leur liberté de circulation se limite généralement à l'enceinte de la ville ou de la baronnie où réside leur maître. Tout esclave en fuite peut être capturé et ramené à son propriétaire, de gré ou de force. Il est en revanche interdit de tuer ou de blesser un esclave sans la permission de son maître qui est le seul à pouvoir décider de son sort. Dans la pratique, ces dispositions dépendent surtout de la valeur monétaire et de la place de l'esclave au sein de la maisonnée.
  • Les jurandes tiennent des registres où les propriétaires d'esclaves sont tenus de les déclarer par leur nom, leur origine et leur date d'acquisition : des taxes s'appliquent en effet sur les ventes et la possession d'esclaves, et les contrevenants peuvent être punis d'amendes parfois élevées.  
  • Les esclaves sont généralement nommés par leur maître, et n'ont pas de nom de famille.
  • Les propriétaires peuvent affranchir leurs esclaves à leur gré. A titre exceptionnel, le duc et l'évêque d'Alcalà le peuvent également à certaines occasions. Leur marque est alors barrée et il sont libre de conserver leur prénom, ou d'en choisir un autre. Ils reçoivent également un nom de famille, parfois celui de leur maître. Une mention est ajoutée au registre communal.

 

A Mellila, les esclaves sont d'origines parfois très diverses : on trouve beaucoup de tassiliens venus des différentes régions au-delà de la mer de Reillem, mais aussi des prisonniers de guerre khöz ou thoréens capturés par les seigneurs melliliens au cours des guerres successives ou acquis dans d'autres duchés. Il est également possible, dans certains cas particuliers, de déchoir un sujet mellilien de son statut de citoyen : c'est une solution parfois considérée lors de certains litiges financiers, où des personnes endettées se vendent à leur créancier en échange de l'effacement de leur dette ou bien en guise de réparation pour une offense particulièrement grave.

 

Justice

Cours de justice

Chaque ville d'importance (capitale de baronnie ou de comté) abrite une cour de justice, qui peut être présidée par un juge relevant de la chancellerie ducale ou par le seigneur des lieux, assisté par un ou plusieurs officiers.

On distingue le droit de basse justice (détenu par les barons et châtelains), qui concerne les litiges entre citoyens, les affaires financières, les cas de vols, d'injure ou de blessure, et le droit de haute justice (prérogative des comtes et du duc) qui régit les crimes de sang, les atteintes aux clergé et aux dépositaires de l'autorité, et tous les délits passibles de la peine capitale.

Dans un souci d'équité, lorsqu'une affaire oppose un sujet à son seigneur, quel que soit son rang, l'affaire doit être portée auprès de la cour de justice supérieure : auprès du baron dans le cas d'un châtelain, du comte pour un baron, et ainsi de suite. La justice ducale peut être exceptionnellement saisie dans les cas les plus graves, soit des atteintes à l'honneur d'une personne, soit dans les litiges liés à une succession ou à un abus de pouvoir de la part d'un seigneur. La hiérarchie des cours de justice respecte celle de la société, mais des recours sont possibles pour pallier aux lenteurs et aux lourdeurs d'un système parfois extrêmement lent et faillible. Ainsi, tout seigneur territorial ayant droit de justice sur son domaine, il arrive que des conflits d'intérêt les oppose aux dépositaires de l'autorité du chancelier et fasse pencher la balance en faveur de l'une ou l'autre des parties. Il est possible, si les moyens le permettent, de faire appel à un ou plusieurs avocats.

 

Châtiments et peines encourues

La loi mellilienne prévoit généralement des châtiments proportionnels à la faute : la plupart des délits mineurs sont sanctionnés par des amendes ou des châtiments corporels (notamment lorsque le coupable est dans l'incapacité de payer), rarement par des peines d'emprisonnement, auxquelles on préfère l'exil.

Des accords peuvent être passés pour dédommager le plaignant à la hauteur du préjudice subi, qu'il s'agisse d'une compensation financière ou sous d'autres formes. Les melliliens, fins négociateurs, règlent fréquemment leurs litiges par des arrangements à l'amiable, ce qui peut amener certaines affaires à traîner en longueur. Cette règle de proportion, en plus de cette propension à privilégier la discussion, régit l'application des peines à tous les niveaux : si en théorie les crimes les plus graves sont passibles de la peine de mort (par pendaison pour par décapitation), ces peines peuvent être commuées en exil à perpétuité, en esclavage ou tout simplement par des dédommagements financiers ou des arrangements divers qui dépendent de l'habileté des avocats et de la nature du délit. Seul le blasphème, la trahison et les crimes de lèse majesté (atteinte à la personne d'un seigneur, d'un clerc, ou d'un officier ducal ou impérial) font systématiquement l'objet de sanctions exemplaires.

On reconnaît la pratique du duel judiciaire comme une solution pour régler des litiges ayant trait à des questions d'honneur personnel ou familial, ou bien en dernier recours. Il est sévèrement encadré et régi par une stricte codification incluant la publicité du duel, la présence de témoins et d'un officier de justice, et l'entente préalable sur les circonstances du combat. Il est rarement à mort, souvent au premier sang, et a parfois été le prétexte à des assassinats politiques déguisés. La pratique de ce type de duel a permis la constitution d'une catégorie de mercenaires qui offrent leur services à ceux qui ne peuvent ou ne veulent se battre dans de telles circonstances.

 

Grâce et recours

Le duc et l'évêque, à l'occasion de certaines fêtes et d’événements particuliers, sont libres de gracier toute personne accusée, selon leur bon vouloir. Cette décision est irrévocable et incontestable. La cour de justice d'Alcalà peut également émettre des lettres de rémission, précieux sésame qui permet de lever des sanctions prononcées sur le long terme, telles l'exil, ou de casser un jugement antérieur.

Si en théorie tous les sujets de Mellila sont égaux face à la justice, dans les faits, la sévérité des verdicts dépend beaucoup du rang social du plaignant et de l'accusé. Une certaine souplesse est de mise et la tradition oratoire très vivace contrebalance souvent la prétention de la justice à s'exercer de façon identique pour tous, qu'ils soient seigneurs ou paysans. On accorde toutefois une grande importance à la réputation des personnes, à la valeur d'une parole, d'un serment ou d'un témoignage émanant d'une autorité respectée. De fait, les injures, le mensonge et la diffamation sont sévèrement punis, de même que le faux témoignage, et il en coûte parfois plus cher de porter atteinte à l'honneur d'une personne qu'à son intégrité physique.

 

Des circonstances aggravantes peuvent s'appliquer si le crime ou le délit concerne une personne mineure (la majorité étant fixée à 20 ans), une personne ayant un statut particulier (clerc, officier ducal ou impérial, suzerain), un membre de sa famille, une personne en position de faiblesse (diminuée physiquement ou mentalement) ou en cas de récidive, de rupture d'un contrat ou d'un serment.

 

Re: Duché de Mellila ─ Mer 26 Oct - 11:45
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Economie et commerce


Ressources

Le duché dispose de ressources naturelles (principalement le bois et les quelques métaux précieux extraits dans le massif Corrodien) et agricoles abondantes qui ont motivé depuis longtemps une ouverture commerciale vers l'empire et ses voisins. Le duché est presque auto-suffisant en matière de nourriture, produite en grandes quantités dans ses terroirs les plus fertiles dans le centre et l'ouest du duché. Les revenus tirés de l'exportation des denrées plus rares et des produits de luxe offrent l'appui financier nécessaire pour pallier aux manques de matières premières (tout particulièrement le fer et la pierre à bâtir).



Agriculture



  • Céréales : blé, épeautre, orge
  • Légumineuses : lentilles, fèves, pois chiches, lupin
  • Fruits : pommes, fruits à noyaux, figues, amandes, agrumes
  • Olives
  • Fruits sauvages : noix, châtaignes
  • Plantes tinctoriales : pastel, garance, genêt des teinturiers
  • Épices : safran, plantes aromatiques, sésame
  • Horticulture : roses, jasmin, lavande
  • Lin



Elevage et produits animaux



  • Moutons (laine et viande)
  • Chèvres (lait et viande)
  • Bovins (lait et viande)
  • Chevaux (pur sangs namarréens et chevaux de la Hijra)
  • Poissons de mer
  • Coquillages
  • Miel, cire
  • Cuirs et peaux
  • Soie
  • Salaisons



Ressources naturelles



  • Cuivre
  • Argent
  • Bois
  • Sel
  • Joncs et roseaux
  • Charbon de bois
  • Résines



Artisanat



  • Vannerie
  • Orfèvrerie
  • Distillerie, parfums
  • Tissage (étoffes de laine, de lin et de soie)
  • Teinturerie
  • Lutherie
  • Poterie et céramique
  • Ébénisterie



Economie

Modes de production

L'économie villageoise reste la norme dans la plus grande partie du territoire. Les paysans exploitent les terres agricoles pour le compte d'un châtelain ou d'un seigneur qui prélève des rentes directes sur les récoltes et la production ; certains sont propriétaires de leur terre mais une grande majorité d'entre eux sont des serfs.

Dans le nord, les bourgs sont groupés autour de l'habitat seigneurial et les familles disposent de jardins destinés à une agriculture vivrière qui complète les récoltes de leurs champs. Les forêts, les garrigues et les pâturages sont des possessions communes appartenant en titre au seigneur qui en délègue la disposition aux habitants en échange de périodes dédiées aux travaux d'entretien nécessaire : ils sont autorisés à y chasser les petits gibiers, à y prélever du bois ou d'autres ressources et à y faire paître leurs animaux.

Dans le sud des comtés de Mellila et de Corduba, de grands domaines agricoles structurent le paysage. Les châtelains possèdent généralement des villas très étendues qui abritent les métayers et les paysans travaillant sur les terres et les fermes constituent des villages en miniature où se côtoient les propriétaires terriens et les serfs, domestiques et esclaves. Ces régions sont moins urbanisées et la plupart des villages se trouvent sur la côte où l'on pratique très peu d'agriculture : les villageois y cultivent des parcelles réduites destinées à l'alimentation quotidienne et l'essentielle des rentes se prélève sur les produits de la pêche.

Les nombreux établissements monastiques du duché possèdent également des terres mises en oeuvre par les moines ou bien par des serfs affiliés à l'abbaye.



Corporations et guildes  

Quoique n'étant pas une pratique typique de Mellila, les guildes sont particulièrement actives dans un duché où l'artisanat occupe une place très importante et où la bourgeoisie d'affaire a acquis au fil des décennies un statut et un pouvoir politique conséquent. Elles forment l'ossature de la société civile dans les grandes villes et constituent des réseaux de relation et de solidarité qui unissent les corps de métiers.

La plupart des professions, surtout en ville, sont organisées en corporations régies par élection d'un prévôt, ou de façon collégiale par un conseil composé des maîtres confirmés. Les plus importantes disposent de locaux qui leurs sont propres et abritent la trésorerie et les archives de la corporation. Il est de coutume qu'un représentant de l'Intendant soit présent aux réunions, et participe à la rédaction des statuts et des règlements de la profession.

Il est possible d'exercer un métier sans faire partie de la guilde affiliée, mais c'est relativement rare en-dehors des campagnes. Elles ne sont toutefois ouvertes qu'aux citoyens de l'empire de confession trimurtiste. Pour y entrer, il est nécessaire de se présenter auprès du conseil de guilde qui valide ou non l'adhésion du candidat, raison pour laquelle la plupart des artisans et des marchands héritent leur affaire d'un parent ou de leur maître. Il faut généralement l'appui d'un membre de la guilde qui se porte garant du prétendant, mais les conditions d'entrée, qui se basent sur l'âge, la réputation et l'aptitude, dépendent des statuts et varient d'une corporation à une autre : certaines, comme celle des marchands d'Alcalà, sont réputées particulièrement sévères et seuls les enfants de riches négociants peuvent espérer y entrer, les autres devant se rabattre sur des confréries moins prestigieuses ou aller exercer dans une autre ville.

Les membres statutaires de la guilde paient chaque année un impôt, dépendant de leurs revenus, qui sert de caisse commune pour l'entretien de la maison de guilde, venir en aide aux familles en cas de décès ou assurer une pension en cas d'infirmité ou de maladie. Ces trésoreries parfois considérables permettent également aux guildes de financer des réseaux de comptoirs et de relais à travers le duché (notamment les guildes de marchands), d'acquérir des entrepôts et des locaux pour leurs membres ou de participer au financement d'édifics publics, de guets municipaux, de foires ou de célébrations. Il n'est pas rare que certaines guildes soient patronnées par l'aristocratie qui cherche à favoriser certaines professions, en leur versant des rentes ou en leur accordant des privilèges.

Les maîtres peuvent engager des apprentis, généralement dès l'âge de dix ans, qui feront partie de leur maisonnée et seront pris en charge jusqu'à leur majorité. Ils peuvent alors hériter du commerce ou de l'atelier du maître et prétendre à accéder à ce titre en réalisant un chef d'oeuvre ; la plupart font cependant carrière comme ouvriers salariés, plus ou moins qualifiés. Le statut de bourgeois, dans les villes constituées en jurandes, n'est accessibles qu'aux maîtres.

Les artisans se réunissent souvent par quartiers au sein des grandes villes et il n'est pas rare d'en voir plusieurs partager la même échoppe située en rez de chaussée, ouverte sur la rue, et qui sert autant de boutique que d'atelier.

Chaque confrérie est tenue de conserver un registre de ses membres, qui sert souvent de base au prélèvement de divers impôts, et de conserver une copie écrite de leurs statuts qui régissent le temps de travail (généralement du lever au coucher du soleil, selon les métiers), le montant et la nature du salaire (en nature pour les ouvriers et les apprentis, il s'agit généralement de leur ration quotidienne, plus rarement de monnaie), les jours chômés (fêtes religieuses, jours de réunion) et les droits et devoirs de chacun des membres, ainsi que les conditions d'entrée dans la guilde et d'accession au titre de maître.

Il est à noter que toutes les professions peuvent se constituer en guildes ou en confréries, dès lors qu'elle est pratiquée par des citoyens melliliens : de fait, les prostitués de la majorité des grandes villes ont leurs propres corporations, de même que les bourreaux.



Commerce

Les melliliens ont toujours été des commerçants et aujourd'hui encore, l'exportation des denrées précieuses produites dans le duché génère un revenu considérable qui fait des guildes marchandes des confréries puissantes et respectées qui jouent un rôle important dans la politique des cités.



Monnaie

Les melliliens utilisent la monnaie impériale, mais l'intensité des échanges avec l'étranger a toujours nourri une tradition importante de prêteurs et de changeurs dans les villes portuaires. Il n'est pas rare de voir circuler des devises étrangères refaçonnées pour s'adapter au système euratien, quoique cette pratique soit réprimée. Afin de limiter la circulation de grosses sommes d'argent, il est possible d'avoir recours à des lettres de change dans les comptoirs et les officines de changeurs. Le privilège de battre monnaie est réservé aux ducs.

Au quotidien, la population utilise relativement peu de monnaie et beaucoup d'échanges se font par le troc. Les salaires sont souvent payés en nature (nourriture, vêtements, objets précieux) de même que la plupart des impôts directs.



Commerce terrestre

Mellila commerce abondamment avec le reste de l'empire, notamment à l'occasion des grandes foires annuelles d'Alcalà et des autres cités où l'on vend tissus, objets précieux et produits de luxe. Le gros des échanges s'effectue avec Evalon, où les guildes marchandes possèdent des comptoirs, ainsi qu'avec Néra et la Croix des Epines avec qui les melliliens échangent des denrées alimentaires contre du fer, de l'armement, de la pierre, des fourrures et du vin.



Commerce maritime

Pendant longtemps, les échanges avec les pays étrangers ont constitué l'essentiel des revenus commerciaux. Les melliliens ont exporté leurs surplus agricoles avec la Tassilie, et ont également servi d'intermédiaire pour les productions euratiennes vendues outre-mer (notamment le vin de Néra). Des routes commerciales, au départ de Myrrhe, Huesca ou Teruel, ont longtemps relié les côtes de la mer de Reillem pour y ramener des épices, des bois exotiques, des produits manufacturés ou des esclaves.


Re: Duché de Mellila ─ Mer 26 Oct - 11:45
Chroniqueur Impérial
Population, arts, culture


Population

De l'avis général, les melliliens sont à la semblance de leur pays : hauts en couleurs, contrastés, parfois très différents, fruits d'unions contraires entre des climats différents. De se tenir aux marges d'un monde mêlé, ouvert sur la mer et ses confins les plus lointains, ils tiennent leurs particularités d'influences multiples dont le mélange a donné naissance à une culture métissée et propre à leur région.

Mellila est un duché où cette culture est l'objet de tensions vives : les façons, les mœurs, les arts ont une charge politique et identitaire forte qui se rattache à des traditions, une identité variable d'une région à l'autre et qui cristallise parfois des tensions entre des populations d'origines diverses. Des hostilités entre familles, entre communautés peuvent s'exprimer par des façons ou des attachements particuliers à des identités culturelles fortes.



Ethnies

Trois souches de population ont donné celle qui constitue aujourd'hui le duché :


  • Tout d'abord, les premiers habitants de la région, peu nombreux et éparpillés dans le nord du territoire. Dans la majeure partie de Mellila, ils ont progressivement perdu leurs spécificités mais on retrouve encore leurs traits distinctifs dans une partie de la population : souvent grands et solidement charpentés, ils ont le teint pâle, la mine sévère et les yeux clairs. On les reconnaît à leur costume distinctif et au fait que les hommes, plus qu'ailleurs, portent les cheveux et la barbe fort longs. Il n'y a guère qu'en pays Laïerdan et dans quelques régions reculées dans les forêts d'Agernac et dans la Namarre où ils ont conservé tout ou partie de leurs particularités culturelles, plus ou moins prégnantes et visibles. C'est un peuple de bergers et de montagnards, chez qui l'on retrouve quelques-unes des plus anciennes lignées nobles de Mellila.

  • Dès le VIe siècle, les tassiliens venus de Noxa et de ses sultanats limitrophes se sont installés sur les côtes sud de Mellila. Les afflux de populations se sont fait plus intenses dans les années 640, lors du rattachement de la région à la couronne noxienne, avant de cesser peu après la proclamation de l'indépendance du sultanat de Mellila. Leurs descendants, mêlés aux populations préexistantes, constituent la majeure partie de la population mellilienne qui lui doit une carnation plus sombre que dans les autres régions de l'empire. On distingue aisément les melliliens à leur teint mat, leurs cheveux noirs et leur silhouette trapue. Toutefois, la diversité des peuplements successifs se perçoit encore à travers les innombrables métissages. D'autres apports de populations venues du sud se sont produits par la suite, par vagues successives, et les revirements de la politique ducale envers les étrangers a permis l'installation parfois éphémère de communautés tassiliennes dans les villes marchandes.

  • Enfin, avec la reconquête du sultanat de Mellila par l'empire, des mouvements de populations qui ont longtemps constitué le plus gros des élites militaires et religieuses sont venus du nord. Ils sont majoritairement originaires de la Croix des Epines et de Néra, frontaliers du duché. D'autres sont venus par la suite, en plus faible nombre et le plus souvent dans le nord de Mellila où l'on retrouve plus fréquemment la blondeur néréenne et le physique typique des paysans du sud de la Croix des Epines.


De façon générale, le nord du duché est plutôt imprégné de culture euratienne, de par sa proximité avec les autres régions de l'empire, tandis que les populations du sud sont plus anciennement marquées par les traditions et la culture tassilienne. Toutefois, si on le leur demande, les melliliens restent melliliens avant tout, et si des dissenssions parfois fortes peuvent les opposer au sein de leur duché, ils savent faire front contre l'extérieur pour défendre leur honneur et leur attachement farouche à une identité commune.



Langue

Les melliliens sont un peuple de diplomates, de commerçants, de voyageurs. Ils parlent, beaucoup, si possible en plusieurs langues et avec force expressivité et démesure. Une plaisanterie courante consiste à prétendre qu'il est inutile de couper la langue d'un mellilien pour le réduire au mutisme, il suffit simplement de lui lier les mains.

Les melliliens ont un accent bien à eux qui diffère légèrement des autres parlers de l'empire. Les influences du tassilien et les nombreux apports de langues étrangères qui ont enrichi leur vocabulaire donnent une coloration propre à la langue du cru, qui se nuance en patois et en variations nombreuses et subtiles selon les régions où l'on se trouve. Les laïerdans ont conservé leur propre langue, dont les racines sont communes avec la langue d'Eurate mais qui demeure difficilement compréhensible à une oreille néophyte en raison de son archaïsme.

D'ordinaire, on privilégie une variante plus courante de l'euratien. Ce parler plus lisse et moins riche en régionalismes et en tournures locales est considéré comme un niveau de langage plus élevé et c'est souvent celui de la noblesse et des classes les plus éduquées. L'utilisation des dialectes, quoique fréquente en poésie et en musique pour exploiter ses sonorités et ses variations, est plutôt réservé au cadre privé, ou bien l'apanage des classes plus populaires. Un mellilien reconnaît souvent la région d'origine et la classe sociale d'une personne à sa façon de s'exprimer.

Les melliliens sont très attachés aux noms, du fait des tensions parfois vives entre les communautés et de l'importance accordée aux lignées euratiennes ou tassiliennes dans certaines régions. De fait, il n'est pas rare que les personnes, surtout de haut rang, se présentent selon un usage hérité des tassiliens en déclinant prénom et patronyme, puis en mentionnant les diverses appartenances familiales de la lignée, qu'elle soit paternelle ou maternelle en fonction des usages de successions. Une autre plaisanterie courante sur les melliliens consiste à prétendre qu'on a le temps de le tuer à coups de figues molles avant qu'il ait fini de se présenter.



Religion et croyances

Très religieux, quoique parfois un peu en-dehors des clous, les melliliens conservent de nombreuses traditions propitiatoires destinées à s'attirer les bonnes grâces du Trimurti à travers des processions et des prières publiques.

L'évêque d'Alcalà a un statut particulier et possède des prérogatives importantes qui l'amènent souvent à prendre activement part dans la politique du duché. Le clergé est très respecté et toute atteinte verbale ou physique est sévèrement punie.

La lune occupe une place importante dans les superstitions locales : on évite de la regarder en face quand elle est pleine, ce qui serait un signe d'orgueil, et on salue par des réjouissances la première lune croissante de l'été. L'évangélisation qui suivit l'annexion du sultanat de Mellila aurait été accomplie par un frère prêcheur venu de Nacre, et qui aurait utilisé les cycles de la Lune en guise d'exemple pour expliquer les cycles de croissance et de décroissance du monde : de fait, de nombreux temples contiennent encore des effigies du Trimurti où chaque astika est associée à une phase de la lune. La nouvelle lune est associée à Tamas, la lune montante à Sattva et la pleine lune à Rajas.



Légendes et folklore

Les melliliens entretiennent un rapport ambigu avec leur folklore et leurs nombreuses légendes : on les tient parfois pour fausses, de peur de leur accorder trop d'importance et pour leur nier tout pouvoir, mais plus d'un promeneur attardé évite certains lieux, les croisements de route, les lavoirs déserts, de peur de croiser l'une ou l'autre créature qui peuplent les contes à la veillée. Les périodes de mauvaises récoltes, d'épidémie ou de sécheresse sont propices aux dénonciations des sorgin et sorgiñas, ceux et celles que l'on soupçonne de s'adonner à la sorcellerie et de dévier des enseignements du Trimurti, et par là même, d'attirer sur leur communauté la colère des dieux.

Toutefois, il est courant, quoique réprimé par le clergé et souvent interdit de façon officielle, qu'on les consulte pour des maux du quotidien ou pour régler des problèmes qui réclament un savoir particulier. Dans les villages reculés où les clercs constituent la seule source de savoir médical et scientifique, on se tourne souvent en dernier recours vers des moyens détournés.

Peuplés d'orateurs et de conteurs, les pays de Mellila sont riches en légendes de toutes sortes et en superstitions parfois très bien ancrées. On craint les lavanderas, ces fées qui hantent les lavoirs et les cours d'eau à la nuit tombée pour y laver des linges souillés de sang, les follets et les mauvais génies des marais de la Hijra, et toute une multitude d'esprits et de créatures tour à tour bienveillantes ou dangeureuses.

Dans les montagnes, les hommes sauvages et le Basajaun sont réputés habiter les bois reculés et les bergers s'attirent leurs bonnes grâces en laissant des offrandes du lait de leurs brebis. La Madera Madela, mauvaise fée qui rôde dans l'ombre des pouponnières et au seuil des chaumières est invoquée par les parents qui peinent à calmer leur progéniture.

Dans les forêts d'Agernac, on se raconte des histoires de loups, d'arbres marcheurs et l'on redoute les saules enfaytés qui emprisonnent les dormeurs dans leurs racines. Les Majas et les Laminas hantent les lieux déserts et abandonnés du sud de la Hijra et de la Ravieja, où on les entend chanter la nuit. Les tassiliens ont aussi apporté dans leurs bagages des histoires de djinns, de génies et de follets qui désorientent les voyageurs, perdent les moutons dans les crevasses ou susurrent des secrets cachés à ceux qui savent tendre l'oreille à leurs murmures.



Traditions et coutumes

Beaucoup de melliliens sont des marchands, des voyageurs, des explorateurs : ils ont ramené de Tassilie et d'ailleurs des récits de voyage et des curiosités dont l'aristocratie est friande et qui entretient le goût de chacun pour la nouveauté et l'exotisme. Nombre de grands seigneurs entretiennent des cabinets de curiosités et on goûte la présence de plantes ou d'animaux ramenés de régions inconnues, qu'ils soient vivants ou empaillés. Les oiseaux sont particulièrement appréciés pour leurs chants et il n'est pas rare d'en voir en liberté ou dans des volières pour agrémenter les jardins de l'aristocratie : le marché des oiseleurs de Teruel est ainsi une curiosité notable dans tout le duché.



La famille, qu'elle soit de sang ou d'alliance (liens considérés comme d'égale importance), occupe une place très importante et les liens de solidarité qui unissent les membres d'un clan, d'une corporation ou d'une maisonnée aristocratique permettent souvent aux orphelins, aux veuves ou aux veufs d'être pris en charge. On encourage la charité, l'entraide et l'hospitalité, particulièrement dans l'aristocratie qui se doit d'être exemplaire. Si la place de chacun dans la société dépend de son karma, il est du devoir des classes dirigeantes de se conduire de façon vertueuse et honorable, en régnant par l'exemple pour inciter les plus humbles à les suivre.



Festivités et joutes

Mellila a une longue tradition de fêtes annuelles et de foires qui donnent lieu à des concours sportifs, des épreuves d'adresse ou des tournois pour les nobles. Les régions ont parfois leurs spécificités jalousement défendues : on joue plus volontiers au calcio mellilien à Alcalà et dans le nord de Corduba, l'Aragon et le sud de Mellila sont plutôt réputés pour leurs joutes équestres et leurs courses de chevaux tandis que les pays d'élevage bovin entretiennent une tradition très vivace de tauromachie. Partout on goûte également les concours de lutte, de musique, de poésie et d'éloquence où l'on s'affronte entre village, entre quartiers ou entre confréries d'une même ville pour des titres, des récompenses en nourriture, ou plus précieuse encore, la gloire d'être partout renommé comme champion.

Chaque ville et chaque village possède au moins une arène destinée à accueillir ces activités et ces bâtiments communautaires sont aussi des lieux de rassemblement qui se dressent souvent au milieu des places de marché. Les célébrations annuelles ont lieu pendant les grandes foires, à la fin de l'été pour la fin des moissons, à l'occasion des transhumances dans les pays d'élevage, et pendant l'hiver : aux cinq jours de Tamas, les melliliens ajoutent la tradition des douze premiers jours de janvier qui sont également chômés et jours de fête. Des parades aux flambeaux sont organisées dans les villes où défilent les corps de métier, les jurandes et les guildes.



Culture orale

Parce qu'ils accordent une importance toute particulière au verbe, la parole est primordiale chez les melliliens. Le témoignage autant que la promesse ont autant, sinon plus de valeur que l'écrit, relativement rare dans une société essentiellement orale ; pour autant, quoiqu'on leur prête l'habitude d'avoir le mensonge en horreur, ils restent les meilleurs affabulateurs de tout l'empire, parce qu'ils ont toujours l'art d'arranger la vérité à leur avantage, d'omettre les détails ou de déguiser les choses.

Néanmoins, il est très mal vu de mettre en doute la parole de quelqu'un sans avoir de solides arguments en poche : celui qui parle le mieux est souvent celui qui a raison. Ce qui est dit est vrai, d'une certaine façon, si bien qu'ils maîtrisent à merveille les subtilités de la périphrase et de la métaphore pour éviter de mentionner certains noms ou certains sujets, par superstition ou pour se garder de prononcer des paroles malheureuses. Ils prêtent au verbe une efficacité dont on mesure mal l'étendue, et qui peut parfois dérouter.



Arts et sciences

Les melliliens sont un peuple d'orateurs qui s'expriment souvent en différentes nuances en patois variés dont ils exploitent avec verve toutes les possibilités langagières, autant dans la louange que dans l'insulte. Tout bon mellilien doit être capable de battre son prochain par la seule force du juron, et les occasions de s'exercer à cet art délicat ne manquent pas : on marchande, on débat, parfois juste pour le plaisir, et l'on s'affronte dans des compétitions courues par les poètes et les orateurs pour trouver des mécènes et des subsides. Les melliliens accordent une grande place à l'éducation et au savoir, valeurs qui imprègnent la bourgeoisie marchande qui cherche à la fois à imiter la vie nobiliaire autant qu'à constituer une identité propre à leur milieu social.



Education

Les universités de Myrrhe (qui forme des officiers de marine, des médecins, des ingénieurs et des architectes militaires) et de Teruel (consacrée aux arts libéraux : grammaire, dialectique, rhétorique, arithmétique, musique, géométrie, astronomie) sont financées et entretenues avec soin par les généreux mécènes qui y envoient leurs cadets et cadettes, que ce soit pour en faire de bon partis éduqués aux arts libéraux ou pour ensuite en faire de futurs officiers dans l'administration ducale ou dans les cours seigneuriales. Chaque université est sous la tutelle directe du duc et de l'évêque d'Alcalà, ce qui leur garantit une relative autonomie tout en demeurant sous surveillance de la part du clergé. Par le passé, il est arrivé plusieurs fois que l'on y fasse venir des maîtres tassiliens pour y enseigner la philosophie ou les sciences. Certains s'y sont établis pour y enseigner durablement et ont beaucoup influencé la pensée des milieux intellectuels melliliens.



Des écoles monastiques et des classes tenues par les clercs accueillent les enfants des bourgeois, artisans et des citadins. Elles sont plus rares dans les campagnes, moins éduquées, mais il est néanmoins de coutume d'envoyer ses enfants recevoir un minimum de savoir auprès du clerc local. On apprend le plus souvent la lecture, des rudiments d'écriture pour la tenue des livres de comptes et le calcul, ainsi que la récitation des textes sacrés et d'autres menus savoir, en fonction du bagage de connaissances accessibles par l'entremise du clergé.

Le plus souvent, l'éducation se passe de support écrit : on apprend par la répétition, le chant ou la psalmodie. La mémoire orale est particulièrement valorisée dans les campagnes, un peu moins dans les villes où la culture écrite occupe une plus grande place.



Arts

Les tassiliens ont apporté nombre d'usages à Mellila : celui des jardins et de la maîtrise des ressources hydrauliques est parmi l'un des plus évidents dans les régions quasi désertiques du sud, autrefois vides de population. Chaque maison noble et chaque villa y possède son propre jardin autour duquel s'organisent les corps de bâtiment, et disposent de bassins et de fontaines. La poésie et la musique sont également fortement influencés par les formes pratiquées outre-mer, de même que la pratique de la calligraphie et de la miniature.

L'architecture est également très marquée par celle de Noxa et de la Tassilie : faute de pierre à bâtir, les habitants du duché construisent beaucoup en bois et en terre, que l'on décore de peintures et de sculptures élaborées qui reprennent des motifs venus du nord d'Eurate, en les mélangeant aux éléments traditionnels tassiliens. La rareté, voir la quasi absence de marbres ou de matériaux de construction de ce type a amené le développement d'un art du stuc et des enduits décoratifs qui reproduisent des parements précieux et des reliefs élaborés. Les régions du nord de Mellila profitent de la proximité des voies commerciales pour s'approvisionner en pierre, mais elle a longtemps été réservée à la construction militaire. Seuls les châteaux et citadelles, et de rares demeures aristocratiques, comme le palais d'Alcalà, ont utilisé ce matériau rare et cher, les autres devant se contenter de briques et de moellons recouverts d'enduits.

Dans le sud, les villas agricoles et les palais reprennent le plan centré des maisons tassiliennes : une cour centrale, souvent occupée par un jardin, dessert des galeries de circulation sur lesquelles s'ouvrent les pièces à vivre et les différentes ailes.



Costume

Comme le reste, l'habillement est un marqueur culturel important. Les melliliens ont le goût des belles étoffes, des couleurs vives (les gammes de rouge et d'ocre sont particulièrement prisées, ainsi que les bleus intenses) et ont très vite adopté le costume ample de leurs voisins tassiliens. Hommes et femmes portent des superpositions de robes et de tuniques plus ou moins richement ornées et font grand usage des soieries produites dans le sud de l'Aragon. Chaque région a son costume traditionnel et il trahit, autant que l'accent et la langue, l'origine sociale et géographique de son porteur.

Généralement, les jeunes filles portent des couleurs claires ou des étoffes non teintes qu'elle enrichissent par la suite de broderies élaborées et il est d'usage pour leurs époux de porter des pièces de vêtements ornées des mêmes motifs. On se voile les cheveux dans les régions les plus chaudes, ou on les couvre de turbans ou de chaperons noués avec coquetterie : les melliliens n'usurpent pas leur réputation de peuple très attaché à leur apparence, et les plus aisés y accordent beaucoup de soin en allant quotidiennement aux bains ou chez le barbier. Tout bon aristocrate se doit de se présenter sous son meilleur jour : la barbe est taillée avec soin, les parfums et les substances odorantes sont très prisées, tout comme l'usage des fards et des cosmétiques, quoique cette pratique soit fermement désapprouvée par le clergé.


Re: Duché de Mellila ─ Jeu 20 Déc - 17:32
Ménestrel
Historique



L'ÂGE IV (de 520 à 1011)

A cette époque, Mellila est encore constituée d'une mosaïque de seigneuries et de domaines féodaux mal organisés, de petites entitées castrales disséminées sur le territoire de l'actuel duché. C'est à cette époque que remontent quelques-uns des plus anciens lignages nobles de la région, particulièrement dans le massif Corrodien : les noms de certaines familles portent encore le souvenir de ces premiers seigneurs qui édifièrent des mottes castrales qui allaient devenir certaines des villes que l'on connaît aujourd'hui.

Un afflux constant de population tassilienne franchit déjà la mer de Reillem, sans guère d'organisation préalable, pour s'établir sur les côtes sud de Mellila, encore peu habitée en raison du climat désertique. Il s'agit principalement de pêcheurs et de cultivateurs pauvres qui y trouvent des lieux propices à l'installation de villages et de petites communautés éparses qui cohabitent parfois difficilement avec les seigneuries du Nord. Certaines régions commencent à être cultivées à cette époque et les échanges commerciaux et culturels se développent entre les tassiliens et les premiers euratiens.



639


Venus d’au-delà de la mer Reillem, des hordes de Tassiliens prennent possession des côtes sud d’Eurate.

Ce territoire morcelé, miné par les dissensions et les guerres nobiliaires ne résiste guère à la conquête lancée par les tassiliens venus du sud, sous l'impulsion du sultan de Noxa qui accroît largement son influence sur les territoires alentours et sur l'outre-mer.
Les années 640 voient une forte implantation tassilienne qui s'installe de préférence dans le sud du duché. Quelques grands travaux sont entrepris par des seigneurs qui se taillent de vastes domaines dans des terres encore incultes et sont progressivement aménagées. Les tassiliens fondent les ports de Myrrhe et de Teruel qui devient leur capitale. Quelques poches de population subsistent dans les montagnes et dans les régions reculées du massif Corrodien et sont placées sous protectorat noxien.



650


Les envahisseurs Tassiliens se divisent. Certains repartent dans leur pays d’origine, les autres prennent le nom de peuple de Mellila.

Mellila est alors une province du sultanat de Noxa, dirigée par le gouverneur Saadi ibn Taziri. L'éloignement des centres de pouvoir tassiliens permet aux melliliens une autonomie politique et culturelle qui jette les bases de ce qui fera plus tard l'identité particulière du duché.

Une période d'instabilité politique forte, marquée par la mort brutale du sultan de Noxa, profite aux velléités de pouvoir d'Ibn Taziri qui s'appuie sur la noblesse présente dans la région pour fomenter une révolte qui aboutit à l'indépendance du territoire érigé en sultanat. La scission est consommée en 650 et le nouveau dirigeant de Noxa est forcé d'accepter l'autonomie de Mellila.

Ibn Taziri développe un état centralisé autour de Teruel, en favorisant l'assimilation des anciennes populations et en ménageant l'aristocratie déjà en place, qui profite des apports des nouveaux maîtres de la région. De vastes défrichements sont entrepris, le commerce maritime se développe. Quoique très brève, la période du sultanat de Mellila est souvent vantée comme un âge d'or qui nourrira longtemps les velléités indépendantistes des seigneurs locaux.



666-682


Conquêtes de la Troisième Coalition, qui annexe un territoire correspondant aux duchés de la Croix des Espines, de Mellila et de Néra, plus une large portion au nord-ouest.

Lorsque la Troisième Coalition entame la conquête des territoires qui deviendront plus tard rattachés à l'empire, le sultanat de Mellila, encore fragile, peine à assurer sa propre défense, et ne peut plus profiter de l'appui des troupes noxiennes pour se défendre : la guerre civile qui fait rage outre-mer, suite à l'accession au pouvoir d'un sultan contesté et disposant d'un faible appui politique, ne permet pas un soutien militaire suffisant. Malgré la résistance farouche d'Ibn Taziri, la région est progressivement conquise par les euratiens, jusqu'à la prise de Teruel en 680 et l'annexion complète de l'ancien sultanat.

L'implantation tassilienne demeure toutefois très forte, progressivement assimilée, souvent de force, par les afflux de paysans et de nobles venus du nord qui accompagne le mouvement de conquête et de colonisation. Ce mouvement s'effectue du nord au sud, avec pour épicentre la citadelle d'Alcalà, édifiée par le premier duc de Mellila, Llorà d'Astiel. Des contre-pouvoirs persistent, notamment à Corduba. De nombreuses fondations de monastères, de forteresses et de villes appuient la prise en main du territoire par les euratiens.



755


Formation de la quatrième Coalition afin de renverser les successeurs d'Eurate, composé de chefs de guerre des anciens royaumes frontaliers soumis et de plusieurs petits royaumes voisins.

Le duc Lélian de Mellila exploite à son profit la nostalgie de l'indépendance mellilienne en unissant ses vassaux pour tenter de se constituer en état indépendant. La défaite se solde par un durcissement de l'assimilation forcée et par une dégradation forte des relations entre une noblesse militaire venue du nord de l'empire, et le peuple essentiellement composée des descendants de tassiliens. Les euratiens sont de plus en plus vus comme des envahisseurs, ce qui développe un fort sentiment de révolte qui repose sur la nostalgie exacerbée de l'indépendance perdue. Quelques régions conservent un fort particularisme local, notamment dans le sud de Corduba, à Myrrhe, et dans le piémont du massif Corrodien où le pays Laïerdan demeure une enclave des premiers habitants du duché.



Années 850


Guerre entre plusieurs grands seigneurs du centre et du sud.

Le duc Sanche de Mellila entreprend des conquêtes et des annexions, par alliances ou par la force, et étend la frontière nord du duché jusqu'au coeur de l'Empire. Une ligne de fortifications est édifiée pour défendre la rive de l'Oloron face à la Croix des Epines et les territoires sont disputés avec Néra dans le massif Corrodien.

Années 940


Essor de nombreuses industries (notamment la métallurgie et l’industrie du tissage) dû aux récents échanges entre les nombreuses régions conquises par l'empire.

Le commerce avec la Tassilie se développe fortement suite à des traités d'alliance avec Noxa et divers sultanats de la région. La culture du safran et des agrumes ainsi que l'élevage du ver à soie sont introduits dans le sud du duché, et l'essor économique s'accompagne d'un accroissement de la population. De grande défrichements permettent la mise en culture des terres fertiles aux confins des forêts d'Agernac, et permet un afflux constant de bois d'oeuvre qui appuie le développement du commerce maritime et des chantiers navals de Myrrhe et de Teruel. C'est à cette époque que sont fondées les universités de ces deux villes.

Les premières lois édictées du temps de la conquête sont levées et permettent à présent aux sujets tassiliens de s'établir durablement dans les villes marchandes, d'accéder à des postes de pouvoir (notamment en enseignant dans les universités récemment fondées) ou de se marier. Cette décision est marquée par l'union d'Alessina, héritière du comté de Corduba, avec le prince Idûn d'Aabiya, desquels descendent les actuels comtes de Corduba. L'édit d'Almeria leur permet en outre la pratique privée de leur religion, mais maintient l'ancien impôt qui sanctionne les citoyens refusant de se convertir au trimurtisme.



Années 970


Guerre entre les hautes plaines de la Croix des Espines et les plaines intérieures de Mellila.

Les comtes d'Aragon, au terme d'âpres disputes avec Emerald au sujet du contrôle des flux de marchandises et de voyageurs qui transitent par l'estuaire de l'Oloron, entrent en guerre ouverte suite à plusieurs incidents. Les Melliliens, cantonnés à la rive sud, cherchent à étendre leur influence mais se voient forcés de demeurer sur des positions défensives. La cité portuaire de Torreras devient le verrou défensif de la région qui reste longtemps une zone fortement militarisée.



L'ÂGE V (de 972 à maintenant)

976


Élection d'un nouvel empereur. Établissement de la monarchie élective et du système de ducs électeurs qui gouvernent d'immenses régions.

La duchesse Eleanor de Mellila raffermit son autorité sur ses comtés vassaux. Les principales institutions législatives et militaires sont alors centralisées sous l'autorité ducale qui entreprend une politique d'unification de la région et de réorganisation administrative. Les dernières lois d'exception concernant le statut des étrangers sont levées.



1000


Grande panique à l’arrivée du nouveau millénaire. Raz de marée sur les côtes bordant la mer Reillem. De nombreuses villes portuaires sont englouties. Destruction quasi-totale de l'île de Nacre.

Les ravages des tempêtes de l'hiver de l'an mil et la montée soudaine des eaux sur la côte sud de Mellila provoque d'importants dégâts qui affaiblissent considérablement l'économie du duché. L'Aragon et les plaines de la Hijra, régions historiquement majoritairement peuplées de descendants de tassiliens, sont les plus durement touchés. Les opposants à la politique conciliante de la duchesse Eleanor voient cela comme un signe de la désapprobation du Trimurti.



1001-1009


La menace des Khöz et les difficultés importantes de l'empire pèsent lourdement sur l'économie du duché qui s'appuie de plus en plus sur ses relations outre-mer pour maintenir ses revenus. Toutefois, suite aux ravages causés par les inondations de l'an mil, un parti favorables au retour des anciennes lois discriminatoires envers les tassiliens prend de plus en plus d'ampleur et s'appuie largement sur le mécontentement et la peur du sacrilège : les vieilles fractures culturelles entre euratiens et tassiliens, quoique fortement atténuées au fil des décennies précédentes, se ravivent. Des violences sporadiques éclatent à l'encontre des étrangers et poussent à l'exil certaines populations qui trouvent refuge dans des lieux où la politique leur est plus favorable.



1025-1027


Guerre entre les duchés de Mellila et de Néra. Un mariage met fin à la guerre et Mellila cède une partie de son territoire.

Objet de conflit depuis des siècles, les terres conquises par les ducs de Mellila sur le duché de Néra sont âprement disputées. Les efforts diplomatiques de la duchesse Chimène de Mellila portent leurs fruits et aboutissent à l'échange des territoires au nord du massif Corrodien et des collines d'Orcia contre la main d'une des filles du duc de Néra, ainsi que la signature d'un traité de paix et d'accord commerciaux.



Période récente <50 ans

A partir de 1203


Aménagement des grandes voies impériales à travers Eurate. Le développement des routes commerciales terrestres favorise le commerce depuis Mellila, et l'établissement de comptoirs commerciaux le long des voies de communication. Le commerce avec Néra et le reste de l'empire s'intensifie.



1216


Tous les étrangers se voient contraints de racheter leur droit de séjour sous peine d'être expulsés.

Le décret impérial vient appuyer une politique plus répressive menée contre les citoyens tassiliens à Mellila. Si les plus fortunés d'entre eux, en particulier les marchands, n'ont aucune difficulté à maintenir leur présence dans le duché et dans ses comptoirs méridionaux, une importante part de la population plus modeste venue s'établir dans le duché se voit contrainte de s'exiler outre-mer ou de se convertir en masse. Les relations avec les sutanats tassiliens se dégradent et conduisent à une baisse des échanges commerciaux.



1217


Les pillages thoréens achèvent de mettre à mal le commerce maritime de Mellila qui se retrouve brièvement coupée de ses appuis outre mer. La dévaluation de la monnaie qui s'en suit fragilise les anciennes familles marchandes et conduit à l'émergence d'une nouvelle bourgeoisie citadine qui favorise l'exportation des denrées vers le reste de l'Empire plutôt que les échanges avec la Tassilie. L'intensification des raids Thoréens dans les années suivantes fragilise le pouvoir ducal qui vacille fortement et profite aux intrigues menées par les comtes de Corduba, adversaires historiques de la lignée régnante.



1231-1232


Plusieurs seigneuries de Néra, de Volg et du royaume de Feynes se disputent le contrôle du golfe d’Aurore. Après plusieurs batailles navales de grande ampleur et de nombreux ravages, le conflit est arbitré par le Haut Cercle et l’Empereur.

Affaibli, le duché ne peut se défendre contre les prétentions de ses voisins sur le golfe d'Aurore. La flotte mellilanaise subit d'importants dégâts et les voies maritimes sont de nouveau coupées. Le duc Felipe et ses fils Pietro et Manuel sont faits prisonniers par les feyneshiens ; Jofre, comte de Corduba, parvient à négocier un accord favorable à Mellila. Auréolé de son prestige, il assure la régence au nom d'Irène, la fille de Felipe, régence qu'il transforme en règne effectif en gagnant l'appui des ducs et de l'empereur.



1237

Après avoir échappé à une tentative d'assassinat, Felipe d'Astiel s'échappe de sa résidence surveillée. Ses deux fils trouvent la mort dans l'entreprise et Felipe regagne seul Mellila. Il accuse Jofre d'avoir cherché à l'éliminer et d'avoir sciemment tardé à verser la rançon réclamée par Feynes. Néanmoins, cette fuite est considérée comme un déshonneur et une trahison de la parole de Felipe qui est emprisonné et gardé sous surveillance.



1241 -1243


Violentes révoltes paysannes dans toutes les régions affamées par les mauvaises récoltes.

L'hiver 1241, particulièrement rigoureux même dans les régions du sud, conduit à une année de récoltes désastreuses qui fait craindre la famine. D'importantes inondations ravagent les récoltes en Aragon et à Corduba et exacerbent les tensions entre les populations euratiennes et les descendants de tassiliens. De nouvelles vagues de violences touchent les étrangers.



1244


Les désaccords quant à la taxation des axes routiers majeurs conduit à plusieurs conflits armés partout dans l’empire. Essor du banditisme : les groupes survivants d’anciens “Joyeux Compagnons”, gonflés des paysans rendus mécontents, se font de plus en plus actifs.

La dégradation progressive des relations avec le sultanat de Noxa et les royaumes de Tassilie ayant conduit à la favorisation du commerce routier, l'augmentation des taxes et les nouveaux impôts sur le commerce provoquent des soulèvements dans les principales villes marchandes de Mellila. Les bourgeois mécontents contestent l'autorité du duc Jofre, soutenus par les seigneurs locaux. Rongé par la maladie et proche de la démence, le duc n'est pas en mesure de faire face aux difficultés et n'est plus capable de gouverner.
Un conflit oppose alors Ekaterina, son héritière, et Felipe, qui réclament tous les deux la couronne ducale : un compromis est trouvé par l'évêque de Néra et appuyé par le Haut Conseil, aboutissant au mariage d'Ekaterina et de Felipe. L'infante Irène demeure héritière du duché.



Été 1246


Grande canicule dans tout l’empire, y compris dans les régions habituellement glaciales.

La sécheresse qui sévit dans le sud fait craindre le retour de la famine et les nombreux raids des pirates tassiliens durant la même année attisent de nouveau les tensions. Le duc Felipe accuse de plus en plus ouvertement la sultane de Noxa d'armer volontairement les pillards qui sillonnent la mer de Reillem pour s'emparer par la force des richesses qui y transitent, mais son entourage persiste dans une politique conciliante dans l'espoir de maintenir les routes commerciales qui relient Mellila aux autres régions d'outre-mer.



1247


Irène, la fille aînée de Felipe, dirige une ambassade vers Noxa afin de renouer des relations diplomatiques et de conclure de nouveaux accords commerciaux. Lors de la traversée, le convoi de navires est attaqué et coulé par les pirates tassiliens.

Le duc accuse Noxa d'être responsables de la catastrophe et rompt toutes relations avec le sultanat. La même année, il promulgue l'édit de Teruel qui fait suite à l'édit impérial de 1216, sommant tout sujet tassilien présent sur le territoire du duché à se convertir au trimurtisme et à prêter allégeance à l'empereur. Ceux qui refusent sont exilés et leurs biens sont saisis.

La même année, Ekaterina accouche d'un fils, Aidan, qui devient de fait le seul héritier de la couronne de Mellila.



1248


L'édit de Teruel provoque une très vive contestation parmi les nobles mellilanais qui ont des intérêts en Tassilie, et particulièrement chez les bourgeois et les commerçants des ports qui se voient privés d'une importante source de revenus.
La révolte gronde mais l'annonce de la mort de l'empereur permet à Felipe de contraindre ses vassaux à s'unir face à l'ennemi. La défaite de Durdinis, puis l'épidémie de peste, achèvent toutefois de renforcer la discorde au sein du duché.

Le duc Felipe meurt dans des circonstances troublantes à son retour de la guerre. Ekaterina est publiquement accusée de l'avoir fait empoisonner, avant qu'elle ne décède à son tour de la peste. Son fils Aidan ne lui survit que quelques semaines avant de succomber à l'épidémie.



Début 1249


Quoiqu'ayant été canalisé un temps par la guerre, le mécontentement des seigneurs et des bourgeois continue de gronder. La rupture du commerce maritime, un temps compensée par les exports de denrées alimentaires dans le reste du duché pour pallier aux disettes provoquées par la peste et la perte des territoires de l'empire ne suffit plus à combler le manque à gagner.

En l'absence d'héritiers directs de Felipe, c'est Magdalena de Corduba qui est appelée à devenir duchesse, afin de pallier à la vacance du pouvoir.



Re: Duché de Mellila ─
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