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Ellebore d'Ornanon, Avalon confondue dans les ombres
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Ellebore d'Ornanon, Avalon confondue dans les ombres ─ Dim 8 Sep - 20:49
Ellebore d'Ornanon
    Ellebore d'Ornanon

    Ellebore d'Ornanon - Avalon


    “Pile ou Face”



    26ans
    Originaire de Castledragon
    Allégeance : Mellila
    Statut social : Citoyenne
    Son métier : Tailleur - Homme ( femme ? ) de main


    Caractère


    Ellebore, c’est deux facettes pour une même pièce. Pile ou Face, Ange ou Démon, c’est alternativement le jour et la nuit, Ellebore et Avalon. Deux identités pour deux vies, et un secret pour les lier. 

    Ellebore c’est une tombe, muette, froide, rude, une stèle drapée d’or et d’ébène qui sied, fière et implacable, au dessus d’une terre stérile, d’un cadavre enfoui. L’importance des apparences pour faire honneur à des démons intérieurs. Un nom, une date, un métier et les enluminures pour sublimer, alors que sous l’encre, sous le papier, la roche et la poussière grognent et aboient des loups infernaux. Enchaînés, ils se déchaînent pour, une fois le soleil évanouit, dominer, détruire, vaincre et tuer.
     
    Ellebore, c’est tout d’abord la dévotion. Celle d’une femme qui se plaît à pratiquer un métier pour lequel elle exprime autant de passion que de talent. Celle d’une femme commerçante pour qui la satisfaction de chacun de ses clients passe avant son propre repos. Aimable, à l’écoute, attentive et perfectionniste, elle agit, discrète pour satisfaire le moindre caprice, pour flatter le moindre ego. Ellebore, elle est l’artiste qui magnifie l’Homme, qui sublime et transcende, pour le rendre unique. Elle travaille dans l’optique de combler des êtres pour qui rien ne compte sinon les apparences, elle travaille dans l’optique de pousser ces mêmes êtres à la hisser, elle, au sommet d’une pyramide dont ils ne soupçonnent rien et alors, joue de bienveillance pour que, satisfait, d’aucuns puissent la faire connaître, elle, la faire grandir. 

    Avalon, c’est l’ambition cachée derrière les sourires. Les vices et fourberies sous les belles paroles, trop belles, sous l’élégance et le charme ineffable. Mais plus que tout, c’est une soif d’adrénaline inassouvissable, le besoin de déroger aux règles, comme une drogue dont, chaque soir, le manque se fait ressentir. Douloureux, épuisant, et une fois comblé, si exaltant. Avalon, c’est l’égoïsme, car finalement, rien ne compte sinon sa propre personne. Elle se fiche des nobliaux qui passent la porte d’une boutique qui ne lui appartient même pas, elle se contrefout des opulents qu’elle dépouille, à l’abri des regards, protégée par les ombres vicieuses, des marchandises qu’elle détourne, elle se moque de la cible ou de l’instigateur, ce qui compte, ce n’est que l’acte en lui même, le reste n’est que secondaire. Un outil ou bien un autre, qu’importe tant que l’objectif est atteint ? 

    Ellebore, c’est avant tout l’indépendance, le secret, le plaisir de jongler entre deux identités, deux offices, deux réputations. À la fois criminelle est confidente, elle dérobe puis compatit, lorsque malheureuses, ses proies viennent à se confier alors que, accroupie, elle se charge de repriser la couture d’une robe déchirée. Anonyme et mortelle, c’est ce qui est le plus exaltant. Et rien, bien sûr absolument rien n’est laissé au hasard. Tout comme elle veille à la perfection du moindre fil, la jeune femme s’assure du moindre geste, du moindre mouvement. Aucune erreur, aucune attache. Calculatrice, manipulatrice, perfectionniste, opportuniste, impitoyable, elle est à la fois ambitieuse et mesurée, malicieuse et décidée. Et jamais rien ne pourra la détourner de ses objectifs.


    Physique


    Un bruit sourd donné contre le battant de la porte la tira brusquement d’un sommeil relatif. Ses paupières s’ouvrirent sur deux pierre d’un vert impérial, deux prunelles mi surprises, mi agacées, d’avoir été tirées d’un repos méritée. Elle ne prononça mot en réponse, escomptant peut-être ainsi s’esquiver à une rébarbative cérémonie, mais une voix s’éleva, lui intimant de se dépêcher. Avec un soupir sans équivoque la jeune femme se redressa, se soutira à la caresse d’un bain devenu trop tiède.
    La fraîcheur de la pièce la frappa aussitôt, mais son corps était familier des rudes hivers du nord de Volg, il ne trembla pas.
    Un pied après l’autre, elle sortit de la cuve. Au sol gouttèrent les premières perles translucides volées, celles qui s’étaient agrippées à sa chair, suspendues à ses cheveux. Elle laissa l’empreinte éphémère de ses pieds au sol alors qu’elle s’avança jusque la coiffeuse, de petits pieds, car elle-même était petite. Un mètre cinquante six. Une taille qui pouvait parfois s’avérer handicapante lorsqu’elle se devait d’ajuster le veston d’un homme qui la dominait de vingts centimètres, une taille qui induisait autrui en erreur, parfois, car on la sous estimait. On la croyait innocente, attendrissante, elle qui pourtant n’avait rien de l’épouse idéale. 

    Dans le miroir, elle croisa son reflet. Une femme lui rendit son regard, un regard sûr, ferme, qui par trop souvent trahissait ses émotions. Un vert sapin, comme ceux qui, bien des années plus tôt, bordaient un territoire qui l’avait vu grandir. Une peau pâle, lividité pigmentée de brun. Des myriades de tâches qui barraient son faciès, parsemaient ses joues, son nez. Elle ne l’aimait pas, il était trop gros, mais elle ne pouvait pas en changer, et puis la nuit, il était dissimulé. Plus bas, deux lippes souvent étirées en de polis sourire, en de carnassiers rictus. Une crinière ébène, épaisse et indomptable, de douces boucles qui, après son bain, collaient à son épiderme, accrochaient à sa cicatrice. Dans son dos, les stigmates d’un accident qui aurait pu lui voler la vie, en plus d’une fortune dont elle aurait du hériter. Des plaies qu’elle devinait seulement, et qui, en réalité, ne rappelait aucune douleur, ne représentaient que le symbole d’un nouveau départ. 
    Son regard, momentanément, glissa sous sa gorge. Des clavicules à peine saillantes, elle n’avait pas la physionomie des dames, et bien qu’elle sache se tenir comme elle, elle ne pouvait se vanter de disposer pareille beauté. Du moins pas ici, dans ce territoire où les critères changeaient. Elle n’était ni maigre ni filiforme. D’officier de jour comme de nuit lui permettait de garder la ligne, en dépit d’une gourmandise avérée, mais elle avait les épaules et les hanches larges. Bonne pour féconder. Quelle connerie, elle qui s’obstinait en un célibat désiré. Les jambes musclées, les mains habiles, fermes et délicates, et l’oeil pour repérer fils et écus. Ses doigts s’agitèrent pour démêler ses mèches noires, pour sublimer ses yeux.
    Elle s’habilla seule, d’une robe cousue mains. De belles robes, toujours, car c’était elle qui les faisait, du jade et de l’ébène, pour relever l’éclat de ses iris. Rarement trop de couleurs criardes, bien qu’elle fût désormais à Mellila, ses goûts ne changeaient pas et elle tenait à une sobriété visuelle, jouait parfois de l’austérité que cela pouvait dégager. Le pas sûr, le port noble, les leçons martelées durant son enfance avaient modelé son attitude, malgré elle qui, parfois, souhaitait s’en détourner.



    Histoire


    Enfant, elle était une gamine terrible. Intenable, insupportable, insolente et déplaisante, une petite persuadée de trouver du courage en une rébellion stupide, une petite qui n’appréciait rien, du moins rien qui ne sembla convenable à ses parents. Ses journées étaient alternativement composées de coup de gueule et de mutismes obstinés. Son fondement vissé sur une chaise inconfortable, son dos était raide et ses pensées amères. Au travers d’une fenêtre au carreau toujours éclatant, elle pouvait observer les gamins du hameau s’amuser dans la rue. Des mioches pas toujours aussi bien vêtus qu’elle, mais certainement plus épanouis. Sur le visage, il y avait sans arrêt de grands sourires, des sourires à vous déchirer les ténèbres, et même lorsque l’un d’eux tombait, lorsque son genou était tout autant couvert de boue que de sang et que sur ses joues ruisselaient des torrents de larmes, il y en avait un autre pour le faire marrer, pour remplacer ses sanglots par un éclat sincère. Le blessé reniflait, de sa cage elle devinait le bruit ingrat, et il se relevait, courageux face à une douleur qu’elle ne soupçonnait même pas, puis il s’amusait, encore. 
    Son existence était morne, et ses rêves bridés, étouffés. Ellebore avait soif d’une liberté prohibé, besoin d’air, de nature et d’une certaine forme de socialisation. Précepteurs comme ouvrages ne lui étaient d’aucun réconfort, et ses parents … en vérité, c’était à peine s’ils la voyaient, s’ils la considéraient. Elle était l’héritière, depuis le jour où elle avait hurlé à plein poumons, toute engluée d’écarlate, elle était un bien à choyer, un investissement à faire prospérer. Et rien de plus.

    Ses parents, depuis toujours, étaient obsédés par l’argent, par la renommée. Riches bourgeois, ils étaient les tailleurs, peut-être pas les plus réputés de tout le comté, mais presque, et bien sûr jamais ils n’étaient satisfaits. Les clients, nombreux et fortunés, n’étaient jamais en nombre suffisant. Les tissus jamais assez riches, jamais assez doux, les outils toujours d’une trop maigre qualité, les invitations mondaines trop peu conséquentes. Leur ambition semblait sans limite, leurs voeux allaient jusqu’à l’anoblissement et chacune de leurs décisions était prise dans cet optique. Ainsi à sa naissance déjà, il fut admis qu’Ellebore se marierait à un riche seigneur d’une quelconque région d’Eurate. Qu’importait laquelle, tant que son futur époux était d’une extraordinaire condition. Bien sûr ensuite, elle même se devrait d’être irréprochable, plus encore qu’une duchesse elle qui, pourtant, était née fille de la bourgeoisie. On lui enseigna la courtoisie évidemment, l’histoire et la géographie, la littérature mais ni mathématiques ni sciences de toutes sortes - il n’aurait pas été pertinent qu’elle fusse en mesure de réfléchir. On lui apprit le chant ainsi que de jouer d’un instrument. Deux grossières erreurs en réalité, aucune mélodie ne pouvait être tirée de ses cordes vocales, sinon à peine de quoi effrayer les poules et ce en dépit d’efforts répétés. Quant à user de ses mains pour en produire .. Son habileté était tout autre, car elle maniait mieux le crayon que l’archer, et de très loin. Une pratique désapprouvée, et la seule bien sûr qui lui tenait à coeur. Peindre était, pour chacun de ses deux géniteurs, l’art des sans le sou, des sans logements, un vice auxquels s’adonnaient ceux qui n’avaient le courage de prétendre au moindre autre office, même le plus ingrat, une façon de céder à la facilité, une lâcheté certaine et il n’aurait pas été permis que leur fille soit une lâche. 

    Ce fut cet interdit, ajouté à chacun des autres certainement, qui la poussa à céder à un défaut qui, bientôt, devint un véritable vice. D’agir dans le délit, au delà d’être un moyen de céder à un art qui lui plaisait, devint un véritable plaisir et ce à part entière. Désobéir pour le plaisir de désobéir, et le faire à la fois en toute connaissance de cause, et à la fois dans un secret absolu, c’était d’un exaltant ineffable. Petit à petit, et ce en apparence, l’encore très jeune fille s’assagit, plus assidue elle cessait d’être sous la supervision de tuteurs sévères, plus autonome elle pouvait plus aisément filer en douce. 

    Ce qui, aux prémices, ne relevait que de quelques tours de passe passe pour outrepasser des règlements injustes prit, au fur et à mesure des ans, une ampleur incommensurable. Les actions de la jeune femme ne dérogeaient plus uniquement aux préceptes paternels, mais à ceux d’un royaume tout entier. À suivre les pas de ses géniteurs elle s’était tout naturellement mise à apprendre le même métier qu’eux. De fait, elle disposait de la matière première comme du savoir faire pour se confectionner tout l’attirail nécessaire à la bonne exécution de ses frasques anonymes. De jour alors elle officiait, la nuit elle agissait. Fondue dans les ombres, elle se glissait dans les demeures, contrebandière à ses heures perdue, voleuse, femme de main. Elle se fichait bien du crime commis, du moment qu’elle pouvait s’amuser. L’illicite seul semblait faire battre son coeur, mais jamais pourtant elle n’aurait pu se résoudre à tout fuir pour s’y consacrer toute entière. De jouer un double jeu, et ce en permanence, était certainement ce qui la stimulait le plus. De revêtir masque et costume pour filer au travers d’une cité endormie, et de jour alors, entendre autour d’elle les clients se plaindre de troubles nocturnes la faisait doucement sourire, car feindre l’innocence tout en dépouillant tous ces opulents était devenu le plus capiteux des délices. 

    Il vint un jour pourtant, où toute sa routine fut brusquement chamboulée par la promesse du plus horrible des supplices. Le souvenir d’un accord signé vingt ans plus tôt, sans son consentement bien sûr, et l’obligation de s’y conformer sous peine d’être répudiée, car après tout, elle avait, officiellement, atteint la perfection recherchée par ses parents. 

    Longtemps, elle repoussa ce qui lui semblait être l’inévitable. Néanmoins, une nuit, prise d’une colère folle, elle envoya tout balancer. Dehors, le temps s’était couvert. L’hiver s’était fait souverain du territoire, et aussi gourmand qu’avare, il ne cessait de grignoter plus de cette vie qui s'insufflait d’ordinaire dans les rues. Tout était sec, tout était froid, mais en périphérie du centre de la ville perça, parmi les brumes épaisses, l’éclat brûlant d’un immense brasier. 
    On accusa une servante, avec qui la famille eu quelques dissensions peu avant, sans jamais soupçonner que l’héritière puisse, en retournant sa chambre sous une ire inaltérable, avoir mis le feu à ses draps par accident. 

    Ils perdirent tout. Argent, bien, logement et boutique. Il ne restèrent que des cendres, une promesse et leur savoir faire. Le mariage devint une nécessité plus qu’un caprice, et contre toute attente, le parti opposé ne se retira pas en dépit de la dégradation de la situation de sa présumée future épouse. De fait, et face à pareille obstination … Ellebore s’évapora. Sans un mot, sans une lettre, ni adieu ou remerciement, elle quitta le comté, elle renia sa famille, sa religion. En réalité, elle n’avait pas la moindre tendresse pour ses parents, aucune reconnaissance ni, selon elle, obligation, qu’elle fut envers son nom ou celui d’un illustre inconnu. Et elle souhaitait vivre sa vie comme elle l’entendait, en célibataire accomplie, indépendamment de l’aval ni d’un mari, ni d’un parent, ni d’un tuteur, d’un juge ou d’une trinité. 

    Elle parti loin, s’installa dans la plus belle cité à ses yeux. Celle non pas la plus riche, mais celle du moins dans laquelle son art pourrait être apprécié à sa juste mesure. Quoi que mieux que de réussir là où sa famille eut échouer, à se faire une place parmi les plus grands tailleurs de ce monde, dans la capitale de la soie et du coton ? Elle se garda bien sûr de dire d’où elle venait, ce qu’elle eu accomplit et tous les sacrements qu’elle avait manqué.


    Compétences



  • Artisanat Tailleur - Niveau 3

  • Discrétion - Niveau 3

  • Étiquette - Niveau 2

  • Érudition - Culture - Niveau 2

  • Larcin Vol à la Tire - Niveau 2

  • Athlétisme - Niveau 1

  • Érudition - Dessin - Niveau 1


  • Derrière l'écran



    Êtes-vous majeur ? Ui madame
    Avez-vous lu le règlement ? Hocus pocus et flicitus
    Comment-êtes vous arrivé sur Les Serments d'Eurate ? Je connaissais depuis longtemps, et Flora m'a convaincue !
    Ce personnage est-il un DC ? Si oui, de qui ? Non




    Re: Ellebore d'Ornanon, Avalon confondue dans les ombres ─ Lun 9 Sep - 16:39
    Chroniqueur Impérial
      Chroniqueur Impérial

      Validé !!


      Une bien belle fiche que voilà, et un personnage qui promet d'être intéressant !
      Te voici à présent validé aussi je te souhaite officiellement la bienvenue sur Eurate. Tu vas donc pouvoir rejoindre le groupe des Citoyens et je vais t’inviter dès à présent à :

      ■ Te créer un carnet d'aventures afin d’avoir un suivi de tes rps.
      ■ Aller lire les différentes demandes de RP pour trouver des partenaires de jeu.
      ■ Poster un sujet dans les correspondances. C’est ici que les autres joueurs pourront t’envoyer des courriers en restant dans du roleplay.
      ■ Suivre l'arrivée de nouvelles quêtes disponibles afin de rejoindre d’autres joueurs en ayant déjà un but précis.


      N'oublie pas de voter pour nous aider à promouvoir le forum en échange de récompenses (tu peux retrouver les 5 boutons de vote à la fin de la page d'accueil) et surtout, amuse toi bien !